Voir la préface du Traducteur
XII l'REFACE
moire qui m'est restée fidèle jusque dans l'âge le plus avancé et que tous mes amis ont souvent remarquée.
Je sais que l'on ne manquera pas d'insinuer, que, si ma manière de traiter d'autres personnes peut passer pour impartiale, je me traite moi-même avec trop de partialité en visant à l'éloge de ma propre personne. Je réponds à cela : j'ai raconté ce que j'ai pensé et ce que j'ai fait ; ce sera affaire au lecteur de juger si mes actes et mes idées méritent des éloges ou non. Porter des accusations contre moi-même eût été décidément du luxe ; mes adversaires m'ont radicalement délivré de cette peine.
Ce ne sont pas là les seules critiques auxquelles je m'attends. Ainsi l'on sera choqué de voir qu'un nombre assez considérable de discours et de dépêches a été intercalé dans le texte1. Pourquoi, dira-t-on, s'appesantir si longuement sur des choses depuis longtemps connues et oubliées. Oubliées, oui; connues, non , précisément parce qu'elles sont oubliées. Mais je suis d'avis qu'il ne faut pas craindre de rappeler ce qui est oublié , et par conséquent nouveau, du moment que cela peut servir à l'intelligence des faits qui se sont passés. Une observation que je fis un jour dans ma bibliothèque m'éclaira à ce sujet.
i. Dans l'édition française les pièces se trouvent à l'appe»dice par suite de nécessités de mise en page.