‹ Trois quarts de siècle (volume 2)Chapitre 9 sur 71 · PRÉFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TRADUCTEUR

C'est avec un recueillement sincère que je me suis efforcé de rendre aussi exactement et aussi clairement que possible les « Mémoires » du comte de Beust. La tâche pour moi n'était point banale; j'ai eu, en effet, l'honneur de fréquenter d'une façon assidue l'illustre homme d'Etat dont on va lire l'autobiographie pendant la dernière période de sa carrière si longue et si remplie. C'est à une grande dame de Vienne, madame de Lœwenslein, qui eut le privilège de réunir dans son salon les célébrités de la politique, de la diplomatie et du parlement, que je suis redevable — et très reconnaissant — de mon introduction auprès de l'ex-chancelier austro-hongrois lorsqu'il fut appelé au poste d'ambassadeur à Paris.

Peu de jours après son installation dans le petit hôtel de la rue Las Cases, où l'ambassade se trouvait alors, M. le comte de Beust m'adressa le billet suivant :

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