‹ Trois quarts de siècleChapitre 12 sur 66 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

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Les traités secrets de la Prusse avec les États de T Allemagne du Sud. — La mission Tauffkirchen. — Le D' Busch et son livre « Notre chancelier. » — Une dépêche inconnue. —Question du Luxembourg. — Le sultan A Vienne. — Mort de l'empereur Maxi milieu.

Pendant cette période, où tout le fardeau delà réorganisation intérieure reposait sur mes épaules, je n*étais pas condamné à rinaction dans la politique extérieure : je fus obligé d'intervenir dans des circonstances fort imprévues. C'est à cette époque que survint un untoward event : la complication du Luxembourg. En même temps surgirent des négociations entre Paris et Vienne, la mission Tau£fkirchen, et la révélation des traités secrets de laPrusse avec les États de l'Allemagne du Sud, en 1 866.

Si ma conduite, sans être appréciée comme elle le méritait, fut jamais de nature à démontrer Tinanité du reproche, qui m'a été souvent adressé, de suivre une politique hostile par

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principe à la Prusse ou à rAUemagne, c'est bien à cette époque qu'elle se justifiait par elle-même.

Dans les sphères gouvernementales de Vienne, on soupçonnait l'existence des conventions militaires de la Prusse avee rAlIemagne du Sud, mais on n'en était pas certain. Pour le grand public, la révélation de ces traités fut une surprise complète. C'était, pour appeler les choses par leur nom, un chefd*(Buvre de déloyauté. Il n'est point rare dans Thistoire que des traités ne soient pas observés ; mais qu'un traité fût violé par anticipation, cette innovation avait été réservée au génie du prince de Bismarck. Signer, avec les États de l'Allemagne du Sud, des traités qui les plaçaient dans une dépendance permanente de la Prusse, et, quelques jours plus tard, signer avec l'Autriche un traité stipulant, pour la confédération de ces États, une existence internationale indépendante, c'était le comble du machiavélisme ^ Lisez maintenant la réponse que je fis à la révélation involontaire des traités avec l'Allemagne du Sud et dites s'il était possible de condamner plus nettement ce procédé, d'exposer plus clairement les griefs de l'Autriche et de renoncer, dans un langage plus digne et plus conciliant, au droit qu'avait cette puissance de les faire valoir. Je reproduis ici le texte, parce que la postérité se préoccupera de la vérité historique, et non de ma personne.

i. SchaliesB, le rédacteur de rAlmaoach historique européen, en donne une définition très amusante en disant que, par ces alliances, l'indépendance des Etats du Sud avait déjà été éludée avant la paix de Prague.

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Le baron de Beust au comte Wimpffen

à Berlin.

Vienne, le 28 mars <867.

La publication des traitée (l*alliance du mois d'août avec l'Allemagne du Sud, traités qui étaient restés secrets jus — qu'à présent, n'a pu avoir lieu sans produire, dans le mond^^ politique tout entier, une impression profonde. Pour ce quE nous concerne, le sentiment que nous avons éprouvé n'a pasété de la surprise ; nous n'avons pas senti s'aviver ce regret naturel que devait nous inspirer la perte de la position qui nous était assurée en Allemagne par les traités, avant les catastrophes de l'été dernier. Nous connaissons et acceptons la situation politique dont les conséquences se déroulent sous nos yeux.[Ellene change en rien, depuis qu'il est devenu patent que la Prusse, avant même d'avoir scellé sa réconciliation avec nous, s'est assurée pour elle seule des alliés qui étaient autrefois ceux des deux puissances. Rien n'est changé non plus à notre désir de nous accommoder à la nouvelle situation, ainsi que de vifre en paix et en bons rapports avec la Prusse, tout en assurant nos intérêts.

Il n'est pas admissible^ en général, de considérer comme des garanties de paix des alliances qui vont au delà des engagements relatifs à la défense. Pour nous, de notre côté, nous sommes prêts à croire, et, en tout cas, nous nous laisserons volontiers persuader, qu'au fond, les traités susdits ne témoignaient que d'une résolution de défense commune contre les attaques étrangères. Le cabinet de Berlin n'a donc pas à s'at-

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tendre à recevoir de nous des réclamations proprement dites. Seulement nous avons conscience que nous ne serions pas mal fondés à les faire^ et nous ne pouvons pas laisser croire que nous n'ayons pas reconnu la contradiction qui existe certainement entre Tarticle IV du traité de paix d3 Prague et les traités d'alliance offensive et défensive de la Prusse avec la Bavière, le Wurtemberg, le duché de Bade et la Hesse. Une alliance qui n*est pas limitée à des buts déterminés, mais qui doit subsister d'une façon permanente en vue de toute guerre (éventuelle, cette alliance, quand elle est conclue entre un État faible et unÉtat puissant, supprime sansdoute au désavantage du premier l'idée d'une existence indipendante internationale ; le trait i de Prague ayant précédé les alliances de Berlin, oa ne pourrait pi as guère admettre la clause d'après laquelle une confédération des Etats de l'Allemagne du Sud existerait en conservant son indépendance internationale.

Les observations susmentionnées vous indiquent le point de vue auquel nous nous plaçons à l'égard des traités d'alliance entre la Prusse et TAllemagne du Sud. Nous ne formulons a icune protestation, et nous ne tirotis de cette situation aucune conséquence, mais nous ne pouvons concéJer qu'il y ait m? véritable concordance entre les conditions de notre traiti^ de paix avec la Prusse et l'état de choses créé par les susdits traités.

Nous n'avons aucun motif de ne pas exprimer notre manière de voir, mais nous n'avons pas l'intentio i de provoquer des di ^eussions stériles qui pourraient porter préjudice à notre sincère désir d'entretenir des relations amicales et utiles avec la Prusse et les autres États de l'Allemagne. Veuillez vous pénétrer de l'esprit de ces considérations, toutes les fois que.

dans vos entretiens intimes, vous vous trouverez dans le c^^^^ de traiter le sujet dont je parle. D'autre part, je ne vois aucuï^*? objection à ce que vous donniez lecture de la présente lettr^^ • Recevez, etc.

Pour ce qui est de la mission Tauffkircben, je me tins sur la défensive. Le diplomate bavarois se présentait à moi, non comme envoyé du comte de Bismarck, mais comme agent ba-varoiSy recommandé par le gouvernement prussien à Pambassadeur de Prusse à Vienne, Cette circonstance suffisait pour m'imposer une certaine réserve. En outre les propositions que nous faisait cet agent au sujet d'une alliance entre la Prusse et rAutrichef en nous faisant entrevoir la possibilité d'une participation de la Russie, n'étaient pas alors acceptables pour l'Autriche.

J'ai adressé à ce sujet, au comte Wimpffen à Berlin, une dépèche qui a été reproduite dans le premier livre rouge, en 1868.

' M. le docteur Busch, dans son livre « Unser Reichskanzler » trouve que j'ai dit des « sottises » au comte de Bismarck, en réponse à ses avances. Je ne veux pas répondre sur le même ton, mais on aurait bien le droit d'affirmer que la proposition Tauffkircben était une agréable plaisanterie. On nous garantissait la possession des provinces allemandes de l'Autriche I Mais qui pouvait vouloir nous les prendre? Ce n'était ni la France, ni la Russie, ni l'Italie. La garantie des provinces allemandes par l'Allemagne avait donc une frappante analogie avec la garantie que le chef de brigands italiens assure au

voyageur qui veut bien s'entendre avec lui. Si Ton réfléchit à la simplicité de cette situation, la forme que j'ai donnée à ma réponse ne paraîtra certainement pas une grossièreté. J'admets volontiers qu*à Berlin, on n'a pas réfléchi à ce cutéde la question à propos de la mission Tauffldrclien, et qu^on D'à pas voulu attaquer l'Autriche au coin d'un bois. Gela ne change rien à Tétrangeté de la proposition ; et l'on comprendra qu'elle ait été rejetée.

Herr doctor Busch cite encore une brochure hongroise parue en 1883y dans laquelle on trouverait beaucoup de commentaires, comme par exemple : que l'ambassadeur prussien, baron Werther, avait accompagné la note de son chancelier de déclarations importantes, dans lesquelles il avait été très justement

observé que Vienne ne pouvait jamais devenir la capitale de l'Allemagne» parce qu'elle était située à la fronlière des pays où l'on parle la langue allemande, et, qu'en Autriche, dominait un autre esprit qu'en Allemagne. Si le baron Werther a vraiment reçu de telles instructions, ce dont je doute, il a fait preuve d*un grand tact en n'en parlant jamais vis-à-vis de moi.

La logique du docteur Busch découvre « une menace à demi voilée » lorsque je dis que l'Autriche n'a aucun intérêt i se faire de la France une ennemie. Ce qui le confirme dans cette opinion, c*est qu'en même temps, d'après lui, je cherche, dans une alliance avec une autre puissance, un moyen de revanche. Qu'avais-je fait pour cela? J'avais proposé la, révision du traité de Paris, traité qui n'intéressait que peu l'Allemagne ou même ne la touchait en rien. Pourquoi revan-

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che? Parce que, après la suppression des clauses relatives à la mer Noire, suppression que j'avais proposée pour que la Russie se réunit aux autres États dans les questions d*Orient, cette puissance aurait été disposée à nous rendre des services dont r Allemagne aurait payé le prix ! Ainsi, les négociations avec la Russie, aussi bien que celles avec la France et avec ritalie, étaient des « intrigues ». Lorsque la Prusse concluait avec ritalie une alliance offensive et défensive contre un membre de la Confédération germanique, qui existait encore alors^ c'était un acte de prudence permise ; mais quand rAutriche, après avoir été éliminée de la Confédération et avoir acquis la liberté complète de conclure ses alliances, négociait avec une autre puissance, c'était une intrigue! Lorsque la Prusse, on 1851, en traitant avec le Hanovre, sacrifia ses alliés de la Confédération, ce fut de sa part un acte qu'elle était bien libre d'accomplir, étant indépendante; mais lorsque les membres de la Confédération délibérèrent à ce sujet, ce fut une coalitioa contre la Prusse! Toujours deux poids et deux mesures, ce qui confirme ce que j'ai déjà dit : la Prusse signalant dans Pœil du voisin la paille et ne voulant pas voir la poutre dans le sien 1

Telle était ma politique hostile à TAUemagne, avide de vengeance, et turbulente !

L'Autriche participa activement, mais d'une façon absolument conciliante, aux échanges de vues entre les gouvernements, qui précédèrent le protocole de Londres au sujet du Luxembourg. Je proposais cette alternative : ou bien la solution qui

a été finalement acceptée, ou bien celle-ci : que le roi de Hollande, disposé à céder le Luxembourg, l'abandonnât à la Belgique, et que celle-ci restituât à la France les petits districtsfrontières et les forteresses qui avaient été laissés à cette dernière puissance en 1814, et qui n'avaient été cédés qu'en 1815 aa royaume des Pays-Bas. Cette dernière proposition avait été

favorablement accueillie à Berlin ; mon accusateur, le docteur

Basch, le constate lui-même. Il me semble qu'en Belgique on eut bien tort de s'exaspérer contre cette idée. Quand le roi d'Italie avait sacrifié le berceau, plusieurs fois séculaire, de sa famille, pour assurer la grandeur et l'avenir de son pays, il me semble qu'on n'exigeait pas trop du roi des Belges en lui demandant de rétrocéder, contre un territoire quatre fois plus grand, quelques districts que son royaume avait acquis depuis moins d'un demi-siècle. Cette idée n'était pas inacceptable poiir la Prusse et pour l'Europe, car une seule neutralité vaut mieux que deux, et il était plus facile à Bismarck de retirer la garnison prussienne du Luxembourg (ce qu'on lui a reproché comme une reculade) du moment qu'il ne s'agissait plus d'un pays allemand. Le gouvernement français motiva son refus d'une fagon bien étrange : on affirma que l'empereur ne désirait pas d^augmentation de territoire. Et l'on venait de conclure un traité pour mettre un grand-duché dans sa poche t

Quoi qu'il en soit, notre action médiatrice fut reconnue à Paris aussi bien qu'à Berlin. Les publications du diplomate français, M, de Rothan, sont d'accord avec les indications qui précèdent, et me rendent pleine justice.

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Bientôt deux visites de souverains donnèrent au ministre des affaires étrangères de nouvelles occasions d'exercer son activité.

Le sultan, qui faisait le tour de l'Europe, à l'occasion de l'Exposition universelle de Paris, termina son voyage en allant rendre visite àl'empereur à Schœnbrunn. Abdul-Aziz ne savait pas un mot de français ; il n'était donc pas possible d'avoir avec lui-même un entretien suivi, ce qui, par contre, était très facile avec Fuad-Pacha qui l'accompagnait. Je compte parmi mes souvenirs les plus intéressants la chance que j'ai eue de me rencontrer avec les deux grands hommes d'État de Turquie qui n'ont jamais été remplacés, Ali et Fuad. Fuad, alors ministre des affaires étrangères, vint au devant de moi, de la façon la plus engageante, et je réussis à le convaincre que mes intentions manifestées par la dépèche du l®' janvier 1867 n'étaient pas hostiles à la Turquie, mais que mes projets étaient conçus dans l'intérêt de son pays. Une dépêche de Fuad, reproduite dans le livre rouge de 1868, en fait foi. Fuad parut trouver plaisir à ma conversation, et un heureux incident me=^ gagna son cœur ainsi que celui du sultan. Je me trouvais u jour à Schœnbrunn, dans une embrasure de fenêtre ; le sulta parut alors avec Fuad. Le premier m'adressa quelques paroles^ en turc, que Fuad traduisit : « Le sultan dit que l'empereur daigné lui conférer le grand cordon de Saint-Etienne, mais que, vu sa rotondité, le ruban est insuffisant. » (On sait qu'Abdul- Aziz était très corpulent). — « Cela prouve, Sire, » répondis-je, « combien les liens sont étroits. » Lorsque, deux ans plus tard.

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je visitai Constantinople» Fuad n'était malheureusement plus de ce monde.

Avant de consigner les souvenirs qui se rattachent à la seconde visite, il me faut jeter un coup d œil rétrospectif sur un bien triste événement qui en avait été la cause principale. Ce fut, en ce qui me concerne, la seule ombre jetée sur cette année 1867, si brillante pour moi.

Quelque temps après avoir été nommé ministre en Autriche, je reçus une lettre très gracieuse de l'empereur du Mexique.

S. M. saluait des plus belles espérances ma nomination, et me conférait son ordre le plus élevé: l'Aigle Mexicain. On était déjà bien près de la catastrophe, et Ton ne s'en doutait pas, bien que la retraite des Français et la maladie mentale de l'impératrice Charlotte eussent le caractère de présages funèbres. C'est alors que l'on apprit tout à coup la nouvelle accablante : l'empereur était prisonnier. On fit sans retard les démarches diplomatiques nécessaires. Notre ambassadeur à Washington pria le gouvernement des Etats-Unis de vouloir bien intervenir; le comte Apponyi fut invité à demander, >our le même objet, la médiation du gouvernement anglais, -•ord Stanley, maintenant lord Derby, la promit de la façon la ^lus obligeante; il espérait fermement que la vie de Tempereur '^rait épargnée. Sur ces entrefaites, je me permis de faire ob- ^^rver que Ton exigerait au Mexique une garantie contre le retour de l'empereur Maximilien, et qu'il y avait peut-être une garantie suffisante à offrir : c'était de le dégager de sa renonciation à ses droits d'agnat en Autriche, renonciation qu'il

avait signée avant d*accepter la couronne, et de lui restituer officiellement ses droits. D'après les lois de la maison d'Autri che, il fallait pour cela l'adhésion du conseil de famille. L'empereur le convoqua aussitôt. Cet épisode est resté profondément gravé dans ma mémoire, surtout parce qu'il me permit d'apprécier pleinement le noble cœur de Sa Majesté.

On a peut-être calomnié l'archiduc Maximilien en lui attribuant des visées ambitieuses qui étaient loin de sa pensée. Ce quie8i certain, c'est que,' dans son entourage, il y avait des conseillers dangereux, (je ne rappellerai qu'un nom belge bien connu) et que Ton parlait, jusque dans les cercles les plus élevés, d'un rôle éventuel iqu'ii pourrait jouer en Autriche. Il ne pouvait pas avoir échappé à l'empereur, lorsqu'après la malheureuse journée de Sadowa, il se rendait de Schœnbrunn à Vienne, que le cri de « vive Maximilien! » s'était fait entendre. Des paroles imprudentes que l'archiduc avait peut-être prononcées ne restèrent pas secrètes. Je mentionne tout cela pour qu'il soit hors de doute que l'empereur avait lieu, plutôt dix fois qu'une, d'être disposé au soupçon et au ressentiment contre son frère. Mais, pendant ces journées que je rappelle, il n*eut qu'une pensée : le sauver. Personne plus que moi ne fut à même de s'en convaincre, et de voir qu'après Queretaro sa douleur fut profonde et sincère. Dans le conseil de famille dont j'ai parlé, et auquel j'assistai, Tun des archiducs, avec une franchise qui faisait honneur à son caractère, mais qui blessa les sentiments fraternels de Tempereur, exprima les préoccupations politiques qui se rattachaient à la réintégration

(lerarcbiduc Maximilien dans ses droits. « Il s'agit d'une vie humaioe », répliqua S. M. « et cela seul suffirait pour me décider. »

Le télégraphe transmit en temps utile à Washington la résolution impériale, mais les destinées devaient s^accomplir. Un ' jour, de grand matin, on m'apporta ce télégramme : «Emperor Maximilian condemned and shot. » L'empereur se trouvait à Raiisbonne. J'envoyai un personnage autorisé, pour transmettre l'effroyable message à Sa Majesté et à madame l'archiduchesse Sophie. Ce furent des moments terribles.

Quelques années plus tard, j'eus encore à remplir une mission également pénible: ce fut quand il me fallut annoncer moi-même, avec des ménagements, au prince Pierre Aremb3rg, la nouvelle de l'assassinat de son fils, qui était attaché militaire à Saint-Pétersbourg, et qui donnait les plus belles espérances.

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