‹ Trois quarts de siècleChapitre 25 sur 66 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

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Sut la presse en général.

La presse quotidienne a des avantages et des inconvénient»

iounédiats ; quant à ses conséquences pour l'avenir, on lui a

^proche souvent, et non sans raison, de préparer des difficultés

&UX historiens impartiaux. Parmi les ouvrages écrits récemment

sur la période d'une vingtaine à une trentaine d'années qui

venait de s'écouler au moment de leur apparition, il en est plus

d'uQ qui se ressent de cette influence, et qui juge les événe-

inentsà un point de vue absolument exclusif. Il y avait jadis

^^^ histoire des Etats européens; dans un siècle, dans un demi-

^^ècle peut-être, il y en aura deux, trois et quatre, et il est dif-

^^Hq de se figurer ce que deviendra alors l'étude de l'histoire.

^our être équitable dans cette question comme dans d'autres

^latives à la presse, il convient de dire que cette dernière n'est

pas seule coupable, que le public des lecteurs a la même r^^ '

ponsabilité. On affirme que la presse fait l'opinion publiqu>^ Certainement cela est yrai en grande partie, mais il n*est moins certain que ce qui façonne la presse, c'est le goût di public. Si la presse est frivole, c'est que la frivolité se débit mieux que les articles sérieux et approfondis.

Pendant les négociations du Concordat, un journal satiriqui de Vienne gratifiait ses lecteurs de caricatures sur le Saint-Pèr^^ et sur les évèques, ce qui augmentait les difficultés de ma tl— che. Je fis venir l'éditeur et je lui représentai combien ces ma^ — nifestations étaient inopportunes.

— Mon Dieu, répondit-il, nous n'avons rien contre le Saint» — Père et les évèques; mais cette marchandise-là se vend biet^ • Que Votre Excellence nous dédommage et nous en resterons Iêl «

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