‹ Trois quarts de siècleChapitre 27 sur 66 · II · texte numérisé non relu

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des détails bien propres à caractériser la situation. Le comte Wimpffen m'avait écrit à plusieurs reprises que Tirritation du comte Bismarck se manifestait plus encore dans le convemtiens particulières que dans les journaux. En conséquence je lui conseillai de rester quelque temps sans rendre visite au comte Bismark, car je désirais qu'il évitât de supporter en silence une sortie violente ou de répliquer d'une façon tranchante. Peu de temps après, le comte Bismarck se rendit à Yarzio. Lorsqu'il revint à Berlin, le comte Wimpffen était en congé. Tout cela explique comment il s'est tenu longtemps à l'écart. Ce qui prouve que l'instruction dont je viens de parler était inspirée par le désir sincère d'éviter des conflits, et qu'elle était légitimée par les circonstances, c'est l'extrait suivant d'une lettre particulière que le comte Wimpffen m'adressa, le 13 octobre 1868.

<( Il est incontestable que vous gênez beaucoup le comte Bismarck, et je sais qu*il vous considère comme dangereux pour ses plaoi anti-autrichiens. Cela ne vaut plus guère la peine d'être mentionoé; ' mais voici pourquoi j'ajoute ces dernières lignes à ma lettre ; c'est que, il y a environ deux semaines, je le sais d'une façon bien précise, des gens, qui sont des créatures à lui, ont raconté ici que, si la position du baron Beust auprès de l'empereur est encore solide] cela tient à ce que le baron Beust se sert de toutes ses ressources» même et surtout de la presse, pour lui cacher la vérité et lui repr*' senter les choses autrement qu'elles ne sont en réalité. »

Les occasions fortuites d'irritation nouvelle se multipliaî^^^

MÉMOIRES DU COMTE DE BEUST 21 f

comme par un fait exprès, ce qui arrive souveiit dans ces cas^ de désaccord soudain.

Le gouvernement français négociait alors avec le gouvernement belge pour que l'exploitation des chemins de fer belges^ fût confiée aux compagnies dé chemins de fer françaises. Lebaron Nothomb, depuis longtemps ambassadeur à Berlin, où je l'avais eu pour collègue, me fit demander mon avis par le comte Wimpffen. J'accédai à son désir en écrivant au comte Wimpffen que je ne voyais pas d'inconvénient à ce que l'on acceptât les propositions françaises. Je citais le ZoUverein allemand, qui n'a jamais porté préjudice à l'indépendance des États adhérents, puisque, au contraire, depuis la conclusion de l'Union douanière, les gouvernements des États de l'Allemagne centrale ont veillé avec plus de jalousie sur leur indépendance. Cette intervention, que je n'avais certainement pas cherchée» fut très mal prise à Berlin. Cependant je ne comprends pas encore aoJGurd'hui quel motif de soupçon Ton pouvait avoir, car la neutralité belge était une garantie contre toute velléité d*einpiétement et d'usurpation. N'a-t-on pas vu, depuis, en Ï870y avec quelle sollicitude on a tenu la main à cette neutralité ?

L'ambassadeur prussien à Dresde parla de la désapprobation de son gouvernement au baron Friesen, ministre de Saxe, et celui-ci, à son tour, en parla au baron Werner, ambassadeur d'Autriche. Celui-ci fit un rapport à ce sujet, ce qui me fournit l'occasion d'exposer les choses sous leur vrai jour, dans oHe dépèche qui lui fut adressée. Je n'hésitai pas à insérer Côlleci dans le Livre rouge, parce que c'était pour moi un moyen

de r(^futer diverses opinions erronées des journaux, sans m'ei gager dans une polémique avec eux.

Enfin (last notleast) on me rendit solidaire, moi, bien inn cent, d'une publication faite dans Touvrage de Tétat-major g néral sur la campagne de 1866. On comprendra que laréser a laque! la je suis tenu ne me permette pas d'exposer mo même les faits ; je préfère reproduire un article qui s'y raj porte ; je remprunte textuellement à la Neue freie Presse.

Le monde avait cru jusqu*à présent qu'en 1866 le roi Guillaun de Prusse n'était parti en guerre contre l'Autriche qu'à son corps d fendant, et qu'après la bataille de Koniggràtz, ce souverain n'ava donné qu'à grand regret son adhésion à l'annexion définitive c Hanovre, de la Hesse électorale^ du pays de Nassau et de Francfor Les réc ts prussiens représentaient le comte Bismarck comme 1 créateur de ces événements ; à les croire, le ministre avait été fore de balaillcr longuement pour décider le roi à la guerre et pour tire tout le parti possible des succès militaires. Le roi, toujours d'apH ces mômes racontars, ne put être poussé aux résolutions décisive qu'après avoir, dans d'interminables prières, demandé ses inspin tionsau ciel, et, lorsque tout parut gagné, il hésita encore longtempi longtemps. On a, en outre, fait croire au monde que, si la Prusse conclu la paix avec l'Autriche avant de lui avoir enfoncé compH tement le poignard dans le cœur, c'était simplement parce qu'el croyait avoir assez fait pour l'unité et la grandeur de la patrie alb mande, en dissolvant la Confédération germanique et en en excluai l'Autriche. Maisc'étaientià de bien fausses idées ; le comte Bismarc n'a pas été l'esprit créateur et directeur, venant à bout de tous k obstacles; c'est au roi lui-môme, au roi tout seul, que revient toi

•ite d'avoir créé la grande Prusse. Et qui dit cela? Est-ce e mauvais plaisant ? Non! c'est le comte Bismarck lui-même, ette dépêche adressée le 20 juillet 1866 au comte von der ette dépêche qui, mise au jour par \x relation officielle des ts de TAutriche en cette même année, parait destinée à exciter

d'émotion qu'en a produit jadis la dépêche d'Usedom. Y a pas à mettre en doute l^authenticité du texte, et il résulte locument que tout le monde avait été induit en erreur sur la rise par la personne du roi de Prusse aux événements de poque. Il résulte même de cette hien étrange dépêche du et que le roi Guillaume aurait préféré continuer la guerre et, nément au projet indiqué dans la dépêche d'Usedom, porter ier coup au cœur de l'adversaire.

ui a décidé le roi de Prusse à consentir à l'armistice, ce n'est xe que, les Italiens ayant été brisés à Custozza et à Lissa, lit plus possible d'aller leur tendre la main au centre de ;he; ce n'est pas non plus parce qu'après Kôniggrâtz, l'Au- )ouvait encore mettre en ligne, derrière le Danube, une armée OOO hommes ; ce qui l'a arrêté dans son triomphe, ce n'est

de ces considérations : c'est uniquement l'influence de la , le désir de ménager l'empereur Napoléon. C'est ce dernier empêché la Prusse d'écraser complètement l'Autriche. Or, ces révélations sont diamétralement opposées aux affirmat aux dénégations émises jusqu'à ce jour en Prusse par les [en renseignés. Du reste, la dépêche de Bismarck à Golz conicore bien d'autres choses dont le monde ne soupçonnait rien i présent, louverains du Hanovre, de la Hesse électorale et du pays de

ont été écartés; mais ce n'est point par la politique de Bis- ; oh non! C'est le roi Guillaume qui Ta voulu ainsi; c'est lui

qui se souciait peu d'une Confédération de rAllemagne du Nord, ^^ quoi <c attachait de l'importance surtout aux annexions». Et po'«J/' qoe von der Golz n'aille pas s'imaginer que le comte Bismarclr arrivait ainsi pour couvrir, vis-à-vis de Napoléon, sa politique de coofuéte par la personne du roi, le ministre ajoute, bien confidentiellement, que Guillaume a déclaré être disposé à abdiquer f\\i\Ai qnfc de « revenir sans d'importantes acquisitions territoria- 10S.POUR LA Prusse. » — Le roi, en conséquence, a déjà appelé le jprâieft héritier pour avoir sous la main son successeur.

Goillaiime était donc disposé à déposer la couronne et à abandn^nner à son ûls le soin d'exécuter les annexions, dans le cas où NÉpoléoQ aurait maintenu sa résistance aux conquêtes prussiennes. De là deux conclusions à tirer. La première, c'est que le roi GuillàffRie était engagé personnellement, d'une façon quelconque, peutèit&^pap une parole donnée, vis-à-vis de l'empereur Napoléon, et qn*il ne- pouvait se faire dégager qu'en menaçant d'abdiquer. La seconde^, c'est que la Prusse est redevable de ses annexions territwriales à Napoléon lui-même, s'il est vrai que, comme le dit la dépêche de Bismarck, la Prusse n'ait consenti à l'armistice que par éjgBPd pour lui et à condition que la France adhérât aux annexions. Il résulte, en outre, de la dépêche de Bismarck, et c'est ce qui nous semble le plus important, que la politique prussienne, en détruisant la-Geafédération germanique et en excluant l'Autriche de rAllemagne^ no visait pas à l'unification de l'Allemagne exlra-autricliieiiDe, mais simplement à l'agrandissement de la Prusse. Une OhMKte-Prusse et point d'Allemagne : voilà tout ce qu'on voulait à Berlin. Si quelque jour les Prussiens viennent dire que l'unité allemande est un vain mot, la dépêche de Bismarck, du 20 juillet 1866, relambera sur eux et les accablera.

îftH» aurons encore l'occasion de disséquer cette instructive dé-

V^ohe qui éclaire d'un jour nouveau les événements de 1866. Ce ^vxî mérite surtout d'être mis en lumière, c'est la responsabilité, \>îen plus grande qu'on ne pouvait le supposer jusqu'à présent, qui \ucoinbe à la politique napoléonienne, dans la constitution de la Grande-Prusse. Maints événements à venir ont leurs racines dans les incidents de cette époque; telle est la fatalité de la politique de Bismarck et peut-être aussi de cette politique contradictoire de Napoléon, qui combat aujourd'hui ce qu'elle provoquait alors. C'est en tenant compte de ces considérations qu'il faudra entendre l'opinioD de la presse prussienne et de la presse française sur la malencontreuse publication de cette dépêche du 20 juillet 1866. Nous nous bornerons aujourd'hui à mentionner encore une autre révélation. Ce fait, qui n'a pas encore été publié, que nous sachions, se trouve dans le quatrième volume du récit de la campagne d'Autriche.

M. von der Pfordten arriva à Nikolsbourg le 24 juillet, pour prendre part aux négociations de l'armistice, mais il se retira sans avoir rien conclu, parce que Bismarck posait à la Bavière des conditions trop exorbitantes. On avait bien entendu dire alors qu'il demandait notamment la cession du district bavarois de Culmbach ; mais ce qu'on apprend aujourd'hui pour la première fois, c'est que le ministre bavarois von der Pfordten a eu le front d'exiger que la Bavière, dans le cas où elle aurait été obligée de céder le district de Culmbach, reçût de l'Autriche, en guise de compensation, l'arrondissement de rinn. Ce gouvernement bavarois, dont la politique ambiguë, dont les retards prémédités et la n^ollesse à guerroyer n'avaient d'autre but que d'exploiter le conflit austro-prussien et le naufrage de la Confédération germanique pour y pécher une Grande-Bavière, au jour même de la défaite ; cette politique, cette stratégie bavaroise, qui eut une si grande part dans les échecs de

rarmée du Mein, et qui fut si funeste à l'Autriche, ne pensait qti'^^ moyen de s'assurer un avantage à notre détriment. Elle demanda/^ rarrondissement de Tlnn ; c'était à TAutriche de la dédommag^^ des pertes que, dans sa vilenie, elle 8*était laissé infliger par I^ Prusse. On croyait donc à Munich notre prostration bien grande, puisque Ton aiguisait déjà les couteaux pour se tailler des courroies dans notre peau ? Pourquoi pas^ après tout ? Ne caressait-on pas encore, en 1867, à Munich, la pensée d'incorporer éventuellement l'Autriche allemande dans la Bavière ? Et, lors de la mission d*un diplomate bavarois, mission qui a fait grand bruit à l'époque, certains symptômes ne révélèrent-ils pas qu*à Munlcli on- considérait l'Autriche comme tombée dans une dissolution irrémédiable et la Bavière comme son héritière naturelle ? Patience I Un temps viendra peut-élre où Talliance de la Bavière préparera à la Prusse les agréables surprises qu'elle a ménagées, il y a trois ans, à l'Autriche, et alors nous nous souviendrons en Autriche de la visite de M. von der Pfordten à Nikolsbourg et des convoitises bavaroises. Il faut espérer qu'alors notre politique ne sera plus dominée par des considérations dynastiques, mais qu'elle le sera seulement par nos intérêts bien compris. Puisse-t-on alors employer des arguments frappants pour montrer aux politiciens de Munich qu'il faut savoir s'y prendre quand on veut se tailler des courroies dans la peau de l'Autriche et s'arrondir avec ses dépouilles I

Voilà ce qu'on a pu lire dans la Neue frète Presse.

Co n'est pas sans répugnance que je me suis décidé à reproduire cet article. Cette citation ne changera rien aujourd'hui aux bonnes relations entre Vienne et Berlin, mais le langage tenu alors par le plus grand journal de Vienne, par celui qui donnait le ton à la polémique, sera intéressant et instruc-

^if, si on le rapproche des articles que Ton n'a cessé de publier, depuis des années, sur les faits et gestes, passés et présents, de l'empereur Guillaume et du prince Bismarck.

On avait eu grand tort, au ministère de la guerre, de ne pas me présenter, sinon l'ouvrage entier, du moins les passages gui n'avaient pas un intérêt militaire, mais politique. Je ne manquai pas d'en faire lobservation. Je reviendrai sur ce sujet dans le chapitre suivant. Les journaux prussiens ne me pardonnèrent point. Si je n'avais rien su, je n'étais pas à la hauteur de mes fonctions; je n^étais pas moins compromis si, ayant été prévenu, j'avais laissé offenser le roi de Prusse.

Par un contraste divertissant, ces mêmes journaux déclaraient que, dès le début de la guerre, le roi de Prusse s'était prononcé pour l'annexion, et que cette décision Thonorait aux yeux de ses sujets.

Dans le courant de Tété, il y eut encore des explications très désagréables entre le baron Werther et moi; je dois néanmoins loi rendre cette justice qu'il ne chercha pas à les envenimer. Nous finîmes par trouver un moyen de désarmement réciproque; nous nous entendîmes sur un échange de dépêches entre Berlin et Vienne. Les journaux de Vienne trouvèrent que la mienne était un peu trop modérée et beaucoup plus conciliante que celle signée par le sous-secrétaire d'État von Thile.

Peu de temps après, je profitai d'un congé pour faire visite à lïmpératrice Âugusta, à Baden. J3 fus très bien accueilli. L'impératrice m'a, plus d'une fois, fourni l'occasion d'apprécier la délicatesse de ses sentiments et son esprit de conciliation. Je

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l'ai vue souvent à Londres. A Dresde, elle me dit, à roccasi des noces d'argent : « Je suis la scetir crise politique. » L'e pression était parfaitement juste. L'impi5ratrice Augusta a siX adoucir bien des rigueurs, lors des transformations allemandes de 1866 et de 1871.

Bientôt après eut lieu la visite du prince-héritier Frédéric- Guillaume à Vienne, à laquelle Tarcbiduc Charles-Louis répondit par une visite à Berlin. Ainsi l'entente entre la Prusse et l'Autriche semblait parfaite à la fin de cette année dont le commencement avait été si peu satisfaisant à cet égard. Rien, au reste, depuis cette époque, n'a troublé cette entente.

Si, cependant, après les explications qui précèdent, il subsistait encore des doutes, je recommanderais, aux personnes qui ne se croiraient pas suffisamment éclairées, la lecture de la lettre particulière suivante ; elle leur montrerait do quel côté sont venues les attaques.

Berlin, le 20 décembre 1868.

Les attaques et les calomnies auxquelles nous sommes en butte de la part de la presse officieuse prussienne dépassent toutes les bornes'; et, non seulement moi, mais mes collègues aussi, nous en sommes à nous demander : quels sont donc en ceci les véritables desseins du comte de Bismarck ? Mais ils conviennent tous, et M. Benedetti me le disait encore hier, qu'à ces manœuvres incompréhensibles il n'y a à opposer d'autre attitude que celle du dédain ; quant à la réponse, nous devons en laisser le soin à nos journaux.

Il m'est absolument impossible de suivre le comte de Bismarck dans toutes ses machinations et dans tous ses détours, de reconnaître

to^sl^mmcnt ses moyens et ses buts. J'ai besoin, pour cela, de Vow\e votre complaisance. Je vois de plus en plus qu'il tend à com- ^îomettre et à rompre nos bonnes relations avec la France. A ces efforts S2 rattacherait la version du voyage à Dresde, selon laquelle celte visite aurait eu pour objet un rapprochement avec l'Autriche. Je crcis de plus en plus que cette nouvelle a été répandup dans le inonde par les soins du comte de Bismarck, et qu'on Ta démentie après avoir constaté qu'elle avait manqué en partie son effet. De là aussi les efforts du comte de Bismarck pour arriver à faire croire que les rapports entre la Prusse et la France sont excellents et pour entretenir cette croyance. Il s'attribuerait môme le mérite de veiller àceque Ton ne conçoive pas, à Paris, de dangereuses illusions sur notre puissance et nos moyens d'action. Cependant cette prétendue confiance est contredite par la dernière version de ses organes, d'après laquelle nous aurions provoqué, en commun avec la France, le différend turco-hellénique pour servir nos projets belli-. queux.

J'abandonne ce thème connu : mais, pour terminer cette lettre^ permettez-nioi d'exprimer encore une fois la conviction que m'inspire tout ce que j'ai vu et observé ; c'c^t que les sentiments de haine et d'inimitié qui ont amené la guerre de 1866 subsistent toujours ici, et que, au fur et à mesure que s'augmentent les indices de notre vitalité, on regrette les barrières qu'on s'est laissé imposer à Nikolsboorg. Le comte de Bismarck voudrait nous compter au nombre des morts de 1866 ; il n'en dort plus ; il ne reculera devant aucun moyen qu'il croira bon pour nous empêcher de continuer à augmenter nos forces à l'intérieur et à l'extérieur. On n'ose pas, dans ces tendances, toucher à Sa Majesté l'Empereur et Roi, mais il va de 8oi que le nom de Votre Excellence est incessamment en jeu; le comte de Bismarck emploiera tous les moyens pour essayer de nuire

à la position que vous occupez dans la confiance du monar l'empire, et pour la ruiner. Ce n'est pas seulement mon opi sonnelle, c'est l'opinion générale.

Agréez, etc.

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