CHAPITRE XXXVI
Avtrea évéaemente de l*aBBée 1890
Proclamation de l'infidllibilité da pape et dtelaration de eadacité •
du eoncordat.
L'année 1870 fut la première pendant laquelle je dus rencmcer à mon séjour habituel à Gastein. L'empereur décida que je ne pouvais quitter Vienne, et cette décision était salutaire à mes propres intérêts, car les excitations qui se répétèrent sans cesse pendant cette année pouvaient terminer une cure de Gastein d'une manière plus funeste que l'abandon complet de cette cure. Par contre, l'empereur eut la bonté de mettre à ma disposition des appartements dans un petit bâtiment (Stoeckel) attenant au parc de Scboenbrunn, où je passais les nuits. Tous les matins j'arrivais à la ville presque toujours à cheval, en évitant le faubourg de Mariahilf trop populeux, et en passant par la Schmalz, la Josephstadt silencieuse, et les glacis, où il n'y avait encore aucune construction à cette époque.
Mes successeurs profitèrent de l'abandon du Stoeckel que l'empereur m'avait fait, car dès lors ce devint une tradition.
Ce monument impérial fut pour moi abondant en souvenirs. En 1866 la famille royale de Saxe y résida et c'est là que je pris congé du roi.
Plus tard c'était la famille royale de Hanovre qui y habita. Je viens d'appeler l'année 1870 une année d'excitation continuelle. Pour moi elle l'était d'un bout à l'autre. D'abord le désaccord du ministère cisleithan, les luttes que j'avais à soutenir au conseil de l'empire à cause de ce ministère, la démission du Qiinistère Hasner, la formation pénible et les efforts infructueux du ministère Potocki, puis la proclamation de Tinfaillibilité du pape, l'occupation de Rome par les troupes italiennes, enfin l'anéantissement du traité de Paris par la Russie et, à côté de V)ut cela, surtout , la guerre franco-allemande. Les complicatrions graves s'accomplissant en dehors de nos frontières n'é- %^ent^ il est vrai, dues en aucune façon au gouvernement im- ;S)érlal; elles ne pouvaient donc engager sa responsabilité d'au- ^^ne manière quant à leur origine. Mais on ne pouvait dire la ^^ème chose des suites possibles, auxquelles la monarchie faisait 'aoe quoique n'y étant pas engagée, mais non désintéressée.
C'est presque un miracle que ma faible constitution ait résisté
pendant toute une année à ces excitations de tous les jours, de
i tontes les heures, d'autant plus que j'avais à lutter contre un
m Inmbago très tenace qui me torturait.
% Dans les chapitres précédents je me suis étendu aussi bien