LBS RELATIONS DE TURGOT
Le r61e que jouèrent les salons au dix-huitième siècle a été souvent décrit, et Ton sait de reste quelle fronde et quel bel esprit, quelle verve d'impiété et quelle témérité d*innovation animaient les réunions élégantes et savantes qu'avaient créées et que parvenaient à maintenir des femmes d'une facile et spirituelle humeur, mais plus connues d'ordinaire par leurs infortunes conjugales ou leurs galanteries que par leurs agréments ou leurs vertus. Dès sa jeunesse, quoique ses mœurs eussent été en tout temps irréprochables et qu'il dût rester toute sa vie voué au célibat, auquel d'abord l'avait condamné sa famille, Turgot rechercha et aima ce milieu mondain.
Une des premières femmes qu'il fréquenta fut Mme de GrafQgny,
Françoise d'Issembourg d'Happoncourt, née à Nancy en 1694, mourut à Paris en 1758. Petite nièce de Galiot par sa mère, elle avait été mariée très jeune et mal mariée à un exeknpt des gardes du corps, chambellan