‹ Trois révolutionnaires: Turgot, Necker, BaillyChapitre 27 sur 61 · Ibid,, t. IX, p · texte numérisé non relu

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l'état civil de turgot 153

mariage ' ». Loin de repousser le mariage comme une chaîne ou un fardeau insupportable, Turgot se montre donc partisan décidé du mariage. Il en est môme le défenseur jsi convaincu, qu'il ne peut s'empêcher de railler agréablement ceux qui considèrent comme nécessairement . mauvais tout mariage d'inclination. Rien n'est, suivant lui, plus blâmable « que la manière dont on fait les mariages sans que les époux qu'on engage se connaissent, uniquement sur l'autorité des parents, qui ne se déterminent que par la fortune de rang ou d'argent, ou de rang que Ton espère bien qui se traduira un jour en argent; au point que c'est un propos qui se tient tous les jours que celui-ci : // a fait une sottise^ un mariage ^inclination ». « Je sais, continue Turgot, je sais que les mariages d'inclination même ne réussissent pas toujours. Ainsi de ce qu'en choisissant, on se trompe, on conclut qu*il ne faut pas choisir. La conséquence est plaisante ^. » C'est un peu, sans contredit, une conséquence de même sorte à laquelle aboutit Dupont de Nemours, lorsqu'il s'avise de conclure que l'idée trop relevée que s'était faite Turgot de la sainteté du mariage était probablement la cause qui l'avait empêché de se marier. Évidemment, c'était du mauvais mariage, non du bon mariage, qu'une pareille idée devait détourner Turgot ; et du nombre des bons mariages, nous venons d'en avoir l'aveu de sa propre bouche, il n'avait garde d'exclure les maiiages d'in-

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