‹ Trois révolutionnaires: Turgot, Necker, BaillyChapitre 57 sur 61 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

La Fayette rapporte que Bailly, après sa condamnation, se serait écrié : « Ce n'est pas pour le Ghamp-de- Mars que je péris, c'est pour le serment du Jeu-de- Paume I » — « Je n'entends pas sonder ces paroles mystérieuses dans tout ce qu'elles laissent entrevoir sous un demi-jour, conclut M. Arago; mais quelque sens qu'on leur attribue, les sentiments, les passions des prolétaires n'y jouèrent évidemment aucun rôle ; c'est un point hors de discussion. » Les juges ou plutôt les assassins de Bailly auraient-ils donc été des suppôts du despotisme, des aristocrates altérés de sang, des royalistes déguisés et affamés de vengeance? Ou ne serait-il pas plus raisonnable de croire que ces mots suprêmes, échappés à Bailly, lui étaient surtout dictés par le même sentiment qui inspirait Mounier, lorsque, dans ses Recherches sur les causes qui ont empêché les Français de devenir libres, cet autre honnête révolutionnaire, mais révolutionnaire repentant, écrivait : « Combien je me reproche aujourd'hui d'avoir proposé le

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