‹ Trois rois, trois dames comédie en trois actes, mêlée de chantChapitre 32 sur 36 · LA U R B · texte numérisé non relu

LA U R B

Parlez... mais le temps est précieux.

BLICOURT.

Tout en vous m’est cher comme vous-même. Cette fuite... votre réputation... ne craignez- vous pas?

LAURE

Je mets entre l’opinion du inonde et ma réputation l’immensité des mers.

BLICOURT.

Nous la retrouverons sur le rivage ou il nous faudra descendre, cette opinion, que vous croirez avoir laissée en Europe.

LAURE

Que dites- vous?

BLICOURT.

Le nouveau monde a tous 1rs préjugés de l’ancien.

LAURE

Eli bien, pourquoi m'effrayer... ne m'airoerez-vous pas là-bas comme ici?

BLICOURT.

Moi, oe pas vous aimer toujours et partout!... mais, parce que je vous aime, dois-je vous laite ia vérité? dois-je vous cacher que dans un pays où je ne pourrai pas vous présenter comme ma compagne, commenta femme, vous n’aurez aucun raug, aucune place honorable rt digne à mes côtés? Si vous alliez être plus malheureuse qu ici, et par ma faute!

LAURE

ainsi que son témoin, M. Mathieu. Etrange retard que je ne m'explique pas dans une circonstance aussi grave... Cependant je ne puis partir d’ici sans rendre compte à M. Blanchard, non pas de ce que j ai fait, mais de tout ce que je n’ai pas fait pour lui auprès arrivé? ° DdC ’ ,a cha,nbre a Vü,é aujourd'hui, que scra-l-il

BLICOURT. BLANCHARD, DUMARTEL, ntranl enimbl».

, DUMARTEL.

Ma t5 ecoute-moi donc ! quand je te dis...

■UMCUard, traversant le Un 1 Aire pour se rendre dans ton appartement à gauche.

|N| a \tncenoes!... ni au buis de Boulogne!... ni à Saml-G*'rmaiiit... Ce doute me navre, celte lougue a lien le tue desespère.

„ DUMARTEL.

Que dit-il?

.... BLANCHARD

Pauvre Mathieu! (Il rentre chez lui.)

DUMARTEL, BLICOURT .

DUMARTEL.

Cest (ajournée de l'inattendu. Croiriez-vous, monsieur de Bli-

place honorable et digne à mes côtés? Si vous alliez être plus c î >,,r «* que et n’est pas nuire ligne qui a été volée? le diable malheureuse qu’ici, et par ma faute! s ™ est donc mêlé?... nous avions la majorité, et ce sont nos con-

lalre. current* qui remportent!... Ils avaient donc deux majorités?...

Plus malheureuse qu ici?... rst-ce que c’est possible?... Blais IIIfn „ 1T

! Meure s'écoule. [EUe va pour sortir.) Mnnai^nr Uvnnoi i. •• ,, ...

blilüibt Monsieur, je vous ai attendu chez mm jusqu a midi...

Je serai franc... dumartel.

laure, te regardant. Moi!... c est bien de la boute! mats...

Ne l’auriez-vous pas été dans tout ce que vous venez de me n blicuuu.

dire?... Oh ! mon Dieu !... 11 i-'it con\enu que vous seriez a neuf heures chez moi pour

bi.icoi'rt. C f lie affaire...

Je l’ai été, mais je n’ai p ia tout dit... n . . . dumartel.

LAURE, redescendant la scène. P 1 affa,re du chcmin rie f ‘ r ?

Hàtez-VOUS... .. . BLICOURT.

■licourt. NoD » mons,car . pour l'affaire de l’Opért.

Je dépends de ma famille... je dois à mon oncle ma fortune, n. i»rwm An dumartel.

ma position dans le monde, l'emploi diplomatique que je vais blié p ’ ailC8 --»ou87... Je 1 aurai oublié... totalement ou occuper; il exige de moi en reconnaissance qu'un mariage avec

une riche héritière espagnole... « , ... blicourt.

lai're. n ouW,e P as ces aorU ' 8 d'aff;iires4à.

Ah! vous allez vous marier au Mexinae... r - , », dumartel.

blicourt. ri.» y. ma,8 , cnfi "* P ourquoi devais-je me trouver

Par devoir... Niez vous a neuf heures?

laurs. n . . . BMCÛ0 * T -

Je comprends mainleuant votre sollicitude pour moi... la por- 0,,r no,,s baUre * monsieur, tée de vos bons conseils... vous ne pouvez von» sac ri lier à une v ou - k. llr . . dumartel.

femme aimée en passant... Je ne me pardonne pas de vous c

avoir tant parlé de mes souffrances... de vous avoir demandé un vrtll , M . ■'•«COURT.

service impossible... mais je ne savais pas qu’il y avait la pensée ivm,/ ^ il . » . * P ^a • . ^ " v< '' n,r d * 1 «M'Calion que nous et le nom d’une femme dans le cœur auquel frappait une autre J? î ,u . <,ern| C r c a I 0|>era, par suite de vos inconTc-

femme... Vous refusez, vous restez muet... c'est fort bien... P lii,sa, * lcrie8 adr « s ^ 8 a deux jeunes femmes?...

mais vous m'avez perdue cependant, vous êtes venu à ce bal !... •• j. , dumartel.

Je suis folle, c’est moi qui me sois perdue... il ne fallait pas y u ‘nu^n, 0 !*’ T0QS i,cs donc ce 4 ,,c i’ a ™« 8 ignoré jusqu’ici, aller... oh! que d'humiliations en un juurl... et ne pouvoir dé- ’ ' lonir

vorer mes larmes!... il les voit, quelle honte! blicourt.

blicourt. Monsieur, cette nouvelle moquerie...

Vous pleurez, ch bien, je n'ai rien dit... venez... fuyons... je . dd *artf.l.

consens... ..«ÏJÎÎ. 1 ?? m *?q uc P»», jo rrovais très-sérieusement au’on vous

riiez vous à neuf heures?

Pour nous battre, monsicu

blicourt.

Auriez-vous si vire perdu le souvenir de l’eiplieaiion ouc nous

,, er p ir v '?■*»• r * seïîe

tunles plaisanteries adressées a deux jeunes femmes?...

.. . DUMARTEL.

M. Dupont?*’ ^ élC5 d0 " C CC q “ C j aTai8 i S ,10ré jusqu'ici,

.. BLICOURT.

Monsienr, celte nouvelle moquerie...

, dumartel.

iioau® ’il^orulrur de Blicourt^'’ «u.

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