Idem
^[ARIAGE
l'inspecteur. Il a son idée sur le calcul des proba- ])ililés, une vraie découverte. Ce sera bientôt îait. Il Tenven-a à Julie pour qu'elle le fasse imprimer à Lyon : <( Ce petit ouvrage d'algèbre pure sera rédigé après-demain. Je le relirai et le corrigerai <'l je te l'enverrai par Pochon avec le gilet à carreaux, les gros bas de laine et les six louis dont je l'ai parlé. )>
Cependant, malgré l'impatience de Julie, les JOUIS })asscnt et le mémoire n'arrive pas. Ampère est lent pour se décider à prendre la plume. Enfin, il prend son courage à deux mains : <( Je t'écris ^i neul' heures du matin et l'ouvrage sera entièrement fini à midi. Tu le recevras certainement mercredi prochain avec mon beau pantalon. »
Au dernier moment. Ampère craint toujours une erreur, un oubli ; enfin, plusieurs semaines après, le mémoire arrive refondu, corrigé et considérablement augmenté. Il est aussitôt imprimé et envoyé à l'Académie, qui' l'admire sans réserve. Lacroix et Laplace adressent même à l'auteur les éloges et les remerciements de l'Institut, et Delambre, passant à Bourg, dit au préfet : « Vous allez perdre M. Ampère, c'est un homme d'un mérite supérieur. Il a envoyé un iiK'inoire à l'Institut, et ra\ is unanime des membres de la section de mathé-
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maliqucs est que ccl oii\ iiitic ne \>r\\\ \(>nii- i^wr (runc forte tète.
Aiii]trre, au comble de la joie, peut enfin écrire à -on épouse chérie ; « Je vais vivre auprès de ma Julie i)our loujours. (|uel bonlieui' ! .Mon amie, m<in amie, nous ne nous (piillerons plu-. ^
Les joies de la terre sont trompeuses et c'est (piand la Fortune rit quil faut trembler. Quelques mois après, ils devaient se quitter pour toujours.