‹ Trois savants chrétiens au XIXe siècleChapitre 15 sur 45 · FIX TRAGIQUE DE L'IDYLLE · texte numérisé non relu

FIX TRAGIQUE DE L'IDYLLE

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« Dans le courant de l'année 1803, Ampère revient donc à Lyon, avec le litre de professeur de mathématiques au lycée. Le voilà, tout jeune en- <ore, pounu d'une position considérable, avec les plus belles espérances pour l'avenir. Sa chère tpouse lui est enfin rendue, et il n'en sera plus -éparé désormais. Une ère de bonheur complet et ^ans mélange va commencer pour lui.

« Le bonheur ici-bas ! Fi donc. Cela est bon pour les âmes vulgaires.

u La santé de M'"" Ampère, sérieusement mena- < ée depuis deux ans, allait toujours en déclinant, une phtisie s'était déclarée €t touchait à sa dernière période lorsque Ampère revenait à Lyon.

A.MPERE

Le 5 juillet l'803, il faisait sa première leçon au h'cée. Huit jours après, il recevait le dernier soupir de celle qui emportait dans un monde meilleur foutes ses espérances de bonheur (1). »

Ce fut une épreuve terrible pour Ampère, mais une épreuve qui le sauva. La mort accomplit ce que l'amour avait essayé en vain. Ce cœur brisé sentit bien profondément alors que la religion seule pouvait donner des consolations et des espérances dans un pareil désastre, et il revint à la foi de son enfance.

Les enseignements de sa mère avaient comme imprégné profondément le cœur sensible du jeune ^Ampère des sentiments religieux, et sa première communion, comme il le dira plus tard, fit sur lui une impression qui ne s'effacera jamais.

Plus tard, si la lecture des Encyclopédistes railleurs l'éloigné des pratiques religieuses, introduit dans son esprit le doute et l'oubli des grandes vérités, l'incrédulité fut toute de surface. Les sentiments chréti.ens demeuraient toujours vivaces au fond de son cœur ; la première

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