‹ Trois savants chrétiens au XIXe siècleChapitre 33 sur 45 · Op. cit · texte numérisé non relu

Op. cit

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frénée propagande antireligieuse qui s'exerçait alors, surtout parmi la jeunesse des écoles et notamment dans les cours publics de la Sorbonne ci du Collège de France.

Le zèle de sa charité dépasse même les frontières de la France. Nouveau saint Vincent de Paul, il sauve des contrées entières de la famine. En 1846, l'Irlande avait faim. L'Irlande, catholique et opprimée, voyait sur ses chemins ses enfants mourir par centaines et criait sa détresse à l'Europe. Le cœur de Cauchy s'émeut. Mais il faudrait des millions. Qui soulagera cette immense infortune ?

Voici comment M. de'Riancey, l'ami de Cauchy, raconte ce que fit son audacieux dévouemeijt : « Un matin avant l'aube, il accourut chez celui qui écrit ces lignes. Il veut exécuter une pensée toute nouvelle. Une supplique sera adressée au père commun des fidèles, elle sollicitera un appel direct au Souverain Pontife, à la catholicité, pour arracher un peuple fidèle à la mort.. Cette supplique, l'Institut sera convié à la signer, sans distinction d'opinions, de nuances, de religions même ; après l'Inslilul, les Chambrés, les 'salons, tout ce qui possède quelque notoriété en France.

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« La lettre est rédigée : c'est Cauchy (jui la portera de porte en porte avec les instances redoublées de sa considération qui ne craint pas d'être importune. Il est -ùr du succès et rien ne l'arrêtera. II ne s'était pas trompé, il n'avait pas trop présumé de la générosité française. D'ailleurs, qui ciil résisté à cette prédication du génie et de la charité ? En peu de jours, Cauchy, épuisé, presque malade de fatigue, avait recueilli des signatures par centaines. Il les remettait au nonce apostolique, qui, ému et émerveillé, les envoyait en toute hâte à Rome. Grégoire XVI, l'ami des sciences et des lettres, le promoteur de l'apostolat, accueillait immédiatement la demande, invoquait le concours de ses frères dans l'épiscopat, ouvrait les trésors de l'Eglise. Ainsi sollicitées du monde entier, les aumônes dépassèrent plusieurs millions, et l'Irlande fui sauvée (1). »

En 1855, la Fiance et l'Angleterre envoyaient leurs soldats en Crimée pour sauver l'empire ottoman des mains de la Russie. Cauchy eut l'idée, lui aussi, de le sauver en le conquérant au Christ. « Le rôle des nations de l'Occident ne pouvait se borner à prolonger de quelques jours la v:e d'un

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