Ampère, par M. Valson. p
oO A.MI'KRE
grave malaflie, de ses chers petits cailloux, il y suppléa avec les morceaux dun biscuit qui lui avait été accordé après trois jours d'une diète absolue (1). »
Sa mémoire et sa faculté d u^similuliou étaient plus merveilleuses encore et tenaient vraiment du prodige. « Le jeune Ampère sut bientôt lire, continue Arago. et dévora tous les livres qui lui tombaient sous la main. L'histoire, les voyages, la poésie, les romans, la philosophie l'ntéressaient presque à un égal degré. S'il marquait quelque prédilection, c'était pour Homère, Lucaiii, le Tasse, Fénelon, Corneille. \'oltaire. La principale lecture du jeune écolier de Poleymieux fui Yllju ycïopédie, par ordre alphabétique, en vmgt volumes in-folio. Chacun de ces volumes eut séparément son tour : le second après le premier, le troisième après le second, et ainsi de suite sans jam'ais interl'ompre l'ordre alphabétique. »
\'ingt volunu"^ iit-folio par ordre alphabétique ! Lt Ampère n'a\ail que <lou/.e an>- ! C"c<l à ne i)as «roire à pareille h-nacité de ti-a\ail ! AiiIjc prodige opéré par cette petite tète de douze an> : tont ce qui était lu était retenu, classé, méilili'. el à