DELILLE
Pour aller des paroisses du bord du euve aux Bois-Francs, il fallait d’abord MBasser la savane de Blandford, qui sépare B paroisse de Gentilly des nouveaux ‘itablissements de la rivière Bécancour, At à travers laquelle un chemin mal entrenu conduisait alors. Mais cela n’était en, comparé à l’affreuse savane de Stan- M1d, que l’on ne pouvait passer qu’à pied endant près de sept mois de l’année ; ar il n’était possible aux voitures de la haverser que depuis le mois de décembre 1squ’au mois d'avril, lorsque le froid @rait consolidé les eaux bourbeuses de @ vaste marais.
| Les premiers colons avaient frayé, dans
or agen hr ne «mme eme
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és si
cette savane, depuis Ja chapelle de lins d rivière Bécancour jusqu’à l’endroit oliétes est aujourd’hui l’église de Saint-EusèbMht là de Sranfold, un chemin sur lequel iliend avaient jeté des branches, qui leur donêle co naient le moyen de se soutenir au-dessulint d des bourbiers sans fond qu'ils renconMBois-K traient à chaque instant. H les rent bcit d » CES
Pour rendre ce sentier praticable au voitures d'hiver, on était obligé d’alle par corvées de quinze à vingt hommes battre la neige avec les pieds pour 18 Cer détremper avec l’eau, sans quoi la glachacu ne se serait pas formée. Cela ne se faisailart d pas ordinairement sans que l’on vilihiers plusieurs enfoncer jusqu'aux genoux, dleuls.
souvent jusqu’au milieu du corps, danle no cette eau fangeuse et à demi gelée. Stant deux voitures se rencontraient, il n’étail@'étai pas rare de voir les chevaux, qui metfue 1 taient le pied hors du chemin battiierres disparaître presque entièrement dans ldans ornières, d’où on ne les retirait qu’'allur moyen de cordes et de leviers. Quelqueuiva
amil
le de lMns de ces pauvres animaux et plusieurs droit ollêtes à cernes y sont même péris. Ce t-EusèbMlht là cependant le chemin par lequel, quel ilendant près de onze ans, des milliers eur donlile colons, hommes, femmes et enfants, u-dessulint dû passer pour se rendre dans les renconBois-Francs. Qui pourrait dire les misères M les souffrances de tout genre qui y rent endurées ? Le cœur saigne au écit qu’en font les premiers habitants e ces contrées.
able au é d’alle hommes pour | la glac se faisai l’on vi enoux, € rps, danf gelée. K il n’étai qui met n battr dans le
Cependant le champ était vaste, et hacun pouvait se choisir une ample art de cette belle forêt : aussi les preniers arrivés ne furent pas longtemps euls. Presque continuellement on voyait e nouveaux colons passer la savane de tanfold pour monter aux Bois-Francs.
j'était ordinairement pendant l'hiver ue les hommes allaient prendre des erres : ils défrichaient, ensemencaient jans le printemps, et ce n’était qu'après it qu'allur première récolte et dans l'hiver juelqueuivant, qu'ils allaient chercher leurs amilles.
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s'était accrue dans la même proportior à Stanfold et à Arthabaska. La plu# forte partie de ces colons montaient dan:
les Bois-Francs pauvres et sans aucun
jotrnaliers ou des habitants ruinés, quil n’apportaient avec eux que les ustensile:
de première nécessité et de maigres provisions pour quelques mois. Plusieur n’apportaient pour tout ménage que leu hache et un sac de farine sur le dos. Ils comptaient sur leur travail pour mainte
nir leur existence et celle familles ; mais ces familles, souvent nombreuses et consommant sans cesse avaient bientêt épuisé les provisions h
et le manque de magasins dans ces premières années, on le prix trop élevés
des denrées, ne permettaient pas de le‘ renouveler. Aussi la disette était dans
la grange. D'ailleurs, quelque abondantes que fût cette récolte, le surcroît touiours
mn DE
mprévu de la population faisait qu’ordi- Mairement elle était épuisée plus tôt qu'en ne l'avait cru, et, quand arrivait Je printemps, la misère faisait aussi son apparition avec lui.
Ceux qui étaiert arrivés les premiers inés, quiiavaient ordinairement des excédants stensile#ipour soulager lours amis nouvellement
ioredivenus : ils se montruient charitables et empressés à diminuer des souffrances ui devenaient de plus en plus pressaniles ; mais cette ressource était bientôt épuisée. Les marchands qui venaient de s'établir à Somerset et à Stanfold remsouventiiplissaient bien, pendant le cours de s cesse M'hiver, leurs magasins de lard, de farine visions Met de provisions de toute espèce ; mais Lans ceall'immigration était toujours plus consi- ‘érable qu'on ne l'avait prévu : elle “foublait les calculs les plus raisonnables.
Mes nouveaux arrivés faisaient bien preuve de bonne volonté, en travaillant ivec cette ardeur naturelle aux Canaliens, surtout quand ils entrevoient nn 1%
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avenir meilleur et qui ne déperd que dd leur énergie. Les «rhres tombaient comm par enchantement sous les coups redou blés de leurs haches ; bientôt le fe les avait réduits en cendre ; puis il
le rer Parti lors
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pt errib convertissaient en sa{l* cette cendre co:
qu’ils portaient ainsi transformée aux es
marchands de l'endroit, fabriquant 1
RAS pou VE potasse et la perlasse. (C'était, avec le
L sonne sucre produit de l’érable, leur seul ee ressource. Ils en recevaient en échange Éoho
des provisions de bouche et des vête ments.
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Mais les demandes étaient si mul tipliées, que ce moyen de vivre s’épuisaïi bientôt; la manufacture du marchands était pleine de potasse ou de perlasse, e son magasin était vide de provisions. Le manque absolu de chemins pendant l’étà Dre ne lui permettait pas d’expédier ses
los & alcalis au marché et, par la même raison. Marine
SOU V6 tête e cuisi]
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* Corruption du mot anglais sa4/, sel ou salin.
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q le renouveler ses provisions, Une grande ; comm | Jati ; SE bartie de cette population se trouvait S Tr à 0 CE .
lors aux prises avec la faim, qui ne le fe nos Sen Li marchande jamais. C’était des moments uis i . | P crribles d’épreuve et de découragement.
cendrelk . . es :
; risonniers au milieu des bois, comme 1ée aus » ca L Li ur une île au milieu de la mer, ils ne uan
pouvaient attendre de secours de personne. Une seule planche de salut restait Mux infortunés habitants de cette place riche et pauvre, abondante et manquant He tout : c'était de franchir à pied la Bsavane qui les tenait captifs, pour ailer hercher sur leurs dos des provisions dans les paroisses du bord du fleuve.
si mul épuisalt archan di lasse, e ons. Le ant l'été lier ses > raisOI
| Afin de pouvoir se porter secours, ils partaient par bande de dix à quinze hommes, pour faire ce périlleux trajet.
On les voyait revenir portant sur leur os soixante et quatre-vingt livres de farine et quelquefois bien davantage, souvent un sac de provision sur leur tête et dans leurs mains les ustensiles de cuisine les plus nécessaires. Quelques-
Ge re Arme Po v
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uns même ne craignaient point de sel.
mettre en route avec des plaques de poèle sur les épaules.
Ainsi chargés, ils allaient l’un devant l’autre, le cou tendu, le corps penché e:
avant, ruisselant de sueurs, dévorés park les moustiques et les maringoins, le visage en feu, les veines enflées, l'œil rouge et les lèvres bleuâtres ; quelquefois même on les voyait cracher le sang dell leur poitrine enflammée. U’est que Ie sentier qu’ils parcouraient pouvait épuiser les forces de l’homme le plus vigou:i reux, à plus forte raison de ces voyageurs au courage invincible, mais qui partaientk épuisées par un jeûne presque continuel et n'emportant, pour soulager leur estoi Qu mac fatigué, qu’une tranche de mauvais. er pain sec. D 'étai
Mourn uit fallai onti:
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Le chemin ne leur paraissait pas mauvais, lorsqu'ils n'enfonçaient pas jusqu'aux genoux ; car souvent, s'ils mettaient le pied à côté des branches et
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t de sd racines, ils tombaient dans des ques de ,res d’eau bourbeuse où ils pouvaient tre exposés à périr. On dit même w’un jour l’un de ces voyageurs allait
devant disparaître dans une de ces ornières sans nché À prompt secours de son voisin, qui eut TES PAR beine le terips de le saisir par les PE heveux. Combien de fois ceux qui ” se passèrent cette savane ont-ils trouvé des “AE alheureux enfoncés jusqu'aux bras sang de hvec leurs charges dans ces bourbiers GT 1 sans fond, se tenant aux racines qu'ils At PUR aient pu saisir, et attendant quelque- VISOU SE is depuis plus d’une heure le secours YÉÉU ns lequel ils seraient infailliblement artalent PR
ntinuel
ur 6St0S Quand ils avaient fait sept ou huit MaUVAS rpents, ils tombaient de lassitude, et D'était souvent l'œuvre de toute une ournée de faire ce périlleux trajet. Si la uit les surprenait en chemin, il leur allait se résigner à attendre le jour pour
ontinuer : c'était s’exposer à y périr jue d’y marcher sans lumière. Que de
PR 2 rm + ta ro rer on a nn nm mt rime. relie
. chose de plus extraordinaire que ce qui
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tristes nuits passées ainsi sans feu et sans couvertures, exposés quelquefois à une pluie averse, ou à la rigueur du froid, dans les longues nuits de l'automne !
L'un de ces voyageurs, après m'avoir raconté d'une voix émue tout ce qu'i avait enduré lui-même, ajoutait : ‘“ Lorsqu'on sortait de ce marécage, on n’avaitlle pas formance d'homme ; la vase nous couvrait des pieds à ia tête, et il ne nous
restait que des habits en lambeaux.” À
Au retour de ces voyages, on les voyaiths quelquefois trembler de tous leurs membres pendant un temps assez considérable ; plusieurs avaient les jambes enflées} une semaine et davantage. Ce fut après} une de ces pénibles expéditions, que l’un d’eux mourut victime de ses généreux efforts. C'était bien là porter le courage jusqu'où il peut aller ; plusieurs cependant voulurent tenter quelquel
avait causé la mort à l’un de ces héros.
La potasse et la perlasse n'étaient
mr QE ne
y feu etuelquefois d'aucune valeur dans cette
uefois ilhouvelle colonie, parce que le marchand, du froide pouvant, comme on l’a vu, les expétomne lMier, refusait d'acheter la cendre et le
all ; cependant c'était presque le seul noyen de se procurer des vivres, et la amine, avec toutes ses horreurs, se pré- Bentait aux chaumières. Que faire donc ?
je résigner à souffrir et peut-être même périr, ou se décider à aller porter euxhèmes, sur leur dos, le sal! à Gentilly, dix lieues de distance : point de milieu.
Lette détermination, il est v: ‘, tenait u désespoir ; mais, lorsqu'il veut sauver ja femme et ses enfants, de même qu'au Bhamp de bataille, le Canadien est un éros.
m'avoir ce qu'il : Lors- | n'avait se nous ne nous Aux. ’?
ss voyait rs memnsidéras enflées 1t après ns, que S géné On vit donc partir en différents temps, orter leMc Somerset et de Stanfold, des colons lusieursE tant sur leurs épaules du sa! envequelque, p6 dans des écorces et des feuilles se AUS arbres. Mais toutes ces précautions héros. 'empéchaient point cet alcali de leur
'étaientire sentir son effet corrosif. Après avoir
ss 99 j brûlé une part: du sac qui le contenaitk et de leurs vêtements, il pénétrait dans la chair, et, quand ils arrivaient à Gen tilly, leur dos était tellement brûlé, que quelques-uns, dit-on, ne purent en être parfaitement guéris.
Mais que faisaient les mères infortunées d’une famille en proie à la plus cruelle disette, pour conserver leurs jours pendant que leurs courageux époux allaient ainsi, au péril de leur vie, cherche un moyen de sauver leur existence ?
Croyez-le, quelque invraisemblable que cela doive paraître, un certain nombre de ces familles ne vivaient que d’herbes, de feuilles ou de racines bouillies. Elles se nourrissaient surtout d’une sorte d’ail} sauvage que l’on trouvait en assez grande abondance : nourriture insupportable.
surtout à cause de l'odeur qu'elle répandait. Dans la saison des fruits, les bluets, les framboises.….....étaient aussitôt dévorés. Il n’était pas rare d'entendre dire à quelqu'un, qu'il avait passé une,
ei DD
ntenaitBileux et même trois journées sans mang'er. it dansMUn des marchands actuels de Somerset, à Gen-Mcommis dans le temps chez un autre lé, quelnarchand de la même paroisse, m'a en étrelaconté lui-même qu'il fut envoyé un
our par son bourgeois pour faire la
recette chez ces nouveaux colons, et rtunéesu’il entra dans une petite maison où Ma femme était seule avec ses petits enfants. Pour toute réponse à la demande d'argent qu'il lui fit, celle-ci se prit à
cruelle rs penallaient
hercherM pleurer, et, ‘ouvrant un chaudron où tence ‘uisait à gros Fouillons verts un mélange ble quell'herbes et de racines :— ‘* Venez voir, nombrelMlit-elle, ce que nous mangeons depuis ‘herbes plus d’un mois, et jugez vous-mêmes si
s. Elleshous pouvons vous payer. ” Ce brave rte d’ailliommis, comme on peut bien le penser, grandellhe crut pas devoir insister davantage.
ortable.
Il faudrait à présent, pour achever le
>répanits, lesécit de ces grandes souffrances, entrer ataussi- Mans chaque chaumière, y voir une mère
ntendreMiésolée, des enfants pâles, à demi vêtus,
sé unelPleurant et demandant à grands cris le
on 2h rar
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pain qu'on ne peut leur donner...
Mais pourquoi entreprendrais-je la pein ture d’un tableau qu'il n’est pas possible de retracer dans sa triste réalité ?
Ce que je viens de raconter pourri même paraître exagéré à quelques-uns des lecteurs ; cependant la vérité m'en a été garantie plusieurs fois par lesk
plus anciens habitants de Somerset, au). Ce milieu desquels j'ai demeuré pendan =" six ans: et, comme la plupart d’entrl "0 eux ont été témoins ou victimes, je les im
Diain
crois.
Tr. ......
a pein in e ] ;
>ossible CONSOLATIONS
Quand il est eftrayé des rumeurs de la terre,
pourri L'oiseau, montant aux cieux, en perd le souvenir : Ainsi, pour oublier le monde et sa misère,
ues-uns O mon âme; volons au lointain avenir,
té m'en + “L'abbé A. Duruy.
par lesk
Cependant ce peuple affligé était résigné à la Providence, qu'il bénissait oujours, malgré les cruelles épreuves auxquelles il était soumis. Aucune + plainte, aucun murmure ne se faisait | bntendre : il avait foi dans un meilleur venir ; la richesse du sol qu’il arrosait e ses sueurs le lui garantissait. Une | spérance brillait pour lui dans le | ointain, comme une lumière bien faible | alors, mais suffisante pour soutenir son ourage. Ilest vrai qu’il y a des douleurs
erset, au pendant d’entre 8, je les
pente éasrinenemenit à letein ttistiistets te de rm
i profondes, que rien ne peut y apporter | | le consolation ; des plaies si saignantes, 1 Rue personne ne peut les cicatriser ; il
Mais sur ces rlaies, sur ces douleurs, il
NON ENRENRE METE
peut toujours être répandu une partieRrein de ce baume seiutaire que l’on trouveRsoufi dans la religion, et qui est si propre à enMatter tempérer l’amertume. heur sur l:
Quoiqu'il n’y eût pas de prêtre résidant dont parmi eux pour leur distribuer ledment secours qu’elle offre aux malheureux, il voir puisaient eux-mêmes, dans cette source de le: intarissable de consolations, les forcedlois 1 qui lsur étaient nécessaires. [ls priaient phra espéraient et attendaient avec confiance Co:
ils savaient que le Dieu auquel il parlaient, comptaient leurs larmes, et né pouvait oublier leurs souffrances.
ente
tique des la Co
Le dimanche surtout était pour eur l eurs
un jour d’ennui profond et de souvenirs qui devenaient :"istes par la comparaiso L qu'ils faisaienui du passé avec leur situa tion présente. Un grand nombre d’entr eux se réunissaient ce jour-là au pie d’une croix, plantée au lieu même o l’on voit aujourd’hui l’église de Somerset C'était là qu'ils venaient déposer leur:
Na. | cette Mari
> partie trouve re à e
résidant uer les reux, ils > SOUTCE s forces briaient nfiance quel il es, et né
« Je
our eu
puveni $ paraisoiÿ
r situ:
» d’entri au pie \ême o omerset er leur
eo M
peines et chercher une consolation à leurs souffrances. Ce devait être un spectacle attendrissant de voir ces familles malheureuses, dont la misère était empreinte sur la figure, réciter ensemble le chapelet dont les grains bénits passaient lentement entre leurs doigts décharnés, de les voir pleurer au souvenir des solennités de leurs paroisses natales, comme autrefois les Hébreux sur les bords de l’Euphrate au souvenir de Jérusalem.
Comme il devait être touchant de les
entendre répondre aux hymnes et aux cantiques dont ils faisaient retentir les échos des bois, surtout lorsque, s'adressant à la Consolatrice desaflligés, ils terminaient leurs pieux exercices en lui disant :
Je mets ma confiance, Vierge, en votre secours :
Servez-moi de défencé ; Prenez soin de mes jours.
Sans doute que les anges, témoins de cette touchante prière, la portaient à Marie et lui disaient :
ed
- - i Li] LS 5 : f , > arrete om amer ancrage 0 NARNE e E R RRE e A .
O Vierge, écoute leur prière, Sois indulgente et souris-leur, N'abandonne£ pas sur la terre Ces déiaissés du bonheur.
Ces vœux furent exaucés : des défrichements plus considérables permettantk de plus grandes semences, l’aisance commença à régner ; l'automne, avec sa riche moisson, fit disparaitre les souf-i frances de l'été, et l’hiver, ‘‘ saison deË pleurs pour l’indigence,” devint au con-
traire pour eux la saison d’une certainelk
abondance et de la gaieté. Car il nek faudrait pas croire qu’une population si pauvre et si malbeureuse füt le séjouil habituel du découragement, de la trisk
tesse et de l’ennui : non, Ia joie la plus
franche régnait souvent dans ces chau:k mièrez où l'espérance tenait toujoursk
compagnie à la pauvreté. Rien de sur k
prenant en cela : car, même dans les!
moments les plus critiques,
Le Canadien, comme ses pères, Aie à rire et à s'égayer ;
les Nta
en 4 à f prêt arde éta der
dav:
M pop décc aval âvai term tance
sans
Can trée rer
2s défrimettantk aisance avec sa es souf-à uson deË au concertaine Tr il nek ation si e séjour!
la trisk la plus!
ès chau-k oujoursk de sur k ans les!
——— +) — mn
c'est là une partie de son caractère franà cais que n1 le temps ni les malheurs ne | peuvent lui faire perdre.
Après quatre ou cinq ans de privations les marchands établis à Somerset et à Ntanfold purent fournir des provisions en assez grande abondance ; ux moulin à farine fut construit à Somerset, et un prêtre, dont la présence est toujours si ardemment désirée dans un nouvel étabiissement de Canadiens, venait résider au milieu d'eux. Que leur fallait-il davartage
Mais ii en avait coùté cher à cette population - héroïque pour ne pas se décourager en face des obstacles qu'elle avait eu à surmonter, Presque tous avaient aitéré leur santé et avancé le terme de leur mort. C’est à leur constance à demeurer sur un sol anssi riche,
| sans aide et sans encouragement, que le
Canada doit l’étabiissement d’une contrée qui deviendra bientôt comme le renier de la Province.—‘“ Si le pays,”
s De AT PE Prenant cab NU RAT ent ro gr scie nm
es A0
dit Le Canadien Emigrant, “ pour la prospérité duquel ces hardis pionniersh travaillaient avec tant d'énergie, eût encouragé leur zèle, combien de nos!
compatriotes seraient volontiers demeu-
rés sur le sol paternel ! ”
Le
conte Pparol:
chape
toffice:
lui de
»,ceUux :
Aussi celui
nouVve
sera |
Raura :
tard d n'est E remar se ra
Jour la onniers R le, eût de nos demeu-
SOMERSE'T
Il est évident que la constitution de la naroisse canadienne, au milieu des Canadiens, agit à la fois comme action religieuse pur la inorale qu'elle accroît en chaque individu et comme action organisatrice.