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a existé sans interruption jusqu'en 1836, époque de sa nouvelle suppression, D'après le rapport de la cour des Comptes, on estime que les mises, durant cet espace de temps, c'est-à-dire pendant trente-huit années, se sont élevées à près de deux milliards et les lots gagnants à quatorze cents millions de francs environ. En déduisant les remises aux receveurs, les frais administratifs et la perte en 1814, le bénéfice net pour le gouvernement s’est élevé à trois cent quatre vingt cinq millions (dix millions environ par année).
En Angleterre, durant les dix dernières années de leurs opérations, les loteties donnèrent, chaque année, une moyenne de recettes nettes de {750,000 ou environ $3,750,000.
Ces quelques renseignements, tout fastidieux qu'ils soient, ne seront peut-être Certains auteurs traitent de folie la passion
pas sans utilité dans les circonstances, Si tel est le cas cette folie
des jeux de hazard et la considéreut comme incurable, pourrait peut-être servir à soulager celle que la charité nous impose et qui remplit nos asiles.
Je termine par ces paroles de Montesquieu (Essai sur le goût) :
‘ Le jeu nous plait, parce qu’il attache notre avarice, c’est à-dire l’espérance d’avoir plus ; il flatte notre vanité par l’idée de la préférence que la fortune nous donne, et de l’attention que les autres ont sur notre bonheut ; il satisfait notre curiosité en nous procurant un spectacle ; enfin, il nous donne les différents
plaisirs de la surprise,”