‹ Troisième anniversaire de "La Patrie" [microforme]Chapitre 8 sur 18 · RON ER · texte numérisé non relu

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les loteries, de semblables loteries se fondèrent. L'école militaire, le pont royal, l’hospice de la Pitié, la coupole du Panthéon furent bâtis avec les fonds obtenus par ce moyen. D’un autre coté, les finances publiques trouvèrent dans des emprunts avec lots et primes des ressources presque inépuisables. Enfin, le gouvernement se décida à convertir les diverses loteries qui existaient alors en une seule institution permanente et régulière, Un arrêt du conseil, du 30 juin 1776, déclara supprimée la loterie, qui existait depuis 1757, sous le nom de Loterie de l’école royale militaire et la remplaça par un établissement qui reçut le titre de Loterie royale de France.

Cette institution fut maintenue jusqu’à la révolution de 1793 époque où, dit Vubrer, “Thuriot et Chaumette, ayant demandé la suppression de ce fléau inventé par le despotisme pour faire taire le peuple sur sa misère en le leurrant d’un espérance qui aggravait sa calamité, la convention ordonna cette suppression. (26 brumaire an II}. Deux mille bureaux clandestins s’ouvrirent immédiate”aent et bravèrent une loi qu’une autorité impuissante ne savait faire respecter. Une foule d’aventuriers et d’escrocs se partagèrent les joueurs et les dupes, et réalisèrent d'immenses profits. Le mal qu’on avait voulu éteindre n’était pas guéri, il n’était que déplacé. Les mœurs étaient plus fortes que les lois, celles-ci durent céder.”

Le 9 vendémiaire, an VI, la loterie nationale fut établie et toutes les loteries particulières ou étrangères devinrent prohibées. Le 17 du même mois le Directoire organisa cette loterie par un décret dont voici le principal article :

‘ La loterie nationale est confiée à la surveillance de trois administrateurs et d’un caissier. Elle est composée de 90 nombres, dont $ sont tirés de la roue de fortune et produisent 5 lots d’extraits, 10 lots d’ambes, 10 lots de ternes, 5 lots de quaternes, 1 lot de quine, 5 lots d’extraits déterminés, 10 ambes déterminés. Les chances de la loterie sont partagées en deux classes, savoir : celle des chances simples qui comprend l’extrait, l’ambe, le terne, le quaterne et le quine ; et celle des chances déterminées qui renferme l’extrait et l’ambe déterminés. L’extrait simple continuera d’être payé 1$ fois la mise, l’ambe, 270 fois, le terne 5.500 fofs, le quaterne 7,500 fois et le quine, 1,000,000 de fois. L’extrait déterminé, 70 fois, l’ambe déterminé 5,100 fois. Il sera délivré à l’actionnaire au moment de sa mise, une reconnaissante qui lui servira de billet définitif ; cette reconnaissance signée du receveur, sera détachée, en présence de l’actionnaire, du régistre à souche delivré par l’administration et sur la présentation de ce billet, les lots gagnants seront PAYÉS.. «0 7”

Une seule roue avait été d’abord autorisée, c’est-à-dire que Paris avait le privilège exclusif des tirages, mais plus tard ils furent permis tous les trois mois, en outre de la capitale, à Strasbourg, à Lille, à Bordeaux et à Lyon. Ils se fesaient à Paris, en présence du Préfet de Police et des administrateurs de la loterie ; dans les autres villes en présence du Préfet du département, du Maire et de l'inspecteur en chef,

La loi du 22 février 1829 fixa le maximum de la mise à deux francs et décréta

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