LA LITTÉRATURE CANADIENNE-FRANÇAISE
vhilosophiques de grande valeur; il inaugure le genre des conférences, Morin et Lafontaine se distinguent dans l'éloquence politique, tandis que la poésie a dans Garneau, Lenoir, Fiset, Chauveuu et Crémazie | surloul, de dignes représentants. Crémazie est le plus’ populaire de nos poëles, notre poèle national, L'influence de ses potmes palrioti-
ques, quoiqu'ils soient en pelit nombre, est considérable, C'est dans l'histoire pourtant qu'il faut chercher le grand effort littéraire de celle période. Jacques Labrie ouvre la série de nos annalistes avec quelques fragments de son Histoire, qui périt dans l'incendie de Saint-Benoît. Dans son Histoire du Canadu, Michel Bibaud, en dépit de ses ir ‘entions, est tro souvent he ar ip au sentiment bureaucralique d'alors. Enfin, F.-X, Garneau cril la meilleure histoire générale de notre pays. Le étages volume parut en 1855. Son cadre esi très vasle, le plan en est bien lracé, l'inspiration puisée aux sources du atriolisme le plus sincère; le slyle est grave et coloré, L'abbé Fer-
and se rallache encore à celle école atriolic d'Histoire du Canada, bien que sa manière, une plus grande importance aux délails et au elses autres écrils, il se rallache déjà à la péri