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O MALADIES DES ORGANES DU MOUVEMENT

gendie. Aussi, après deux ou trois mouvements de dégluliîion, qui videnî, !a bouche de salive, la dé^rlulion volontaire devient impossible. C'est ainsi que la volonlé, qui ferme la glotte et suspend les mouvemenls d'inspiration, ne le peut qu'auîant que le besoin de respirer n'est pas devenu extrême; que la volonté peut concourir au phénomène de la toux et être impuissante à i'arrêserj qu'on ne peut faire de réels et d'efficaces elï'orts de défécation lorsque rien n'y sollicite l'intestin, ni le releveur de l'anus; qu'au contraire, ces deux organes concourent volontairement à cet acte lorsque l'intestin irrité a besoin d'être débarrassé et de se soustraire à l'irritation ; que notre volonté n'a aussi qu'une influence imparfaite sur la rétention des fèces ei sur l'émission et la rétention des urines, ce qui donne lieu dans les paralysies du fondement et du col de la vessie à des phénomènes particuliers. Cette faculté s'observe dans des organes si différents des précédents et paraît si intimement liée aux nerfs ganglionaires, que je la regarde comme une conlractilité indépendante de la volonté et de l'affi^ctivité. Elle est d'ailh^urs si différente dans les différents viscères qu'elle y forme diverses espèces distinctes.

h° La contractUhé convulsive est une contractilité musculaire excitée par un état morbide de l'encéphale, de la moelle, d'un point de la longueur des nerfs, et probablement des muscles eux-mêmes dans certains cas. Cette contractilité morbide involontaire, n'est- elle que la contractilité altérée des muscles habituellement soumise à la volonté ou aux passions? Je ne puis rien affirmer à cet égard, je ne puis même rien dire de l'unité de cette faculté, bien que ses contractions soient différentes les unes des autres, et qu'elles soient tantôt immobiles, prolongées, toniques,

comme dans le tétanos, ou tantôt accompagnées de mouvements, d'agitation et cloniques.

La contractilité convulsive paraît se manifester aussi dans les organes doués de la contractilité viscérale.

5° Je désigne sous le nom de contractilhé irritaiive la contractilité que les irritants mettent en jeu, que î'éîectricilé, les coups, les piqûres excitent et réveillent. Je ne crois pas d'ailleurs qu'elle se confonde dans les n»uscles et dans les viscères avec la contractilité qui y développe des contractions par la volonté, par les passions, par l'itifluence nerveuse que je suppose au système ganj^lionaire. Gela a même été démontré par la maladie du jardinier Martin, qui avait perdu la contractilité électro-musculaire dans des muscles qui se contractaient voiontairemenl. (8)u- CQENNE, Etude comparée dans C atrophie musculaire, etc., p. 17-19.)

6° La contraclilité vitale lente possède une existence individuelle indépendante. Elle agit pendant un certain temi)S après la complète section d'un mus(ile, en sorte qu'il est plus rétracté au boni* d'un jour qu'une minute après sa section, si on l'abandonne à l'influence de cette contractilité et qu'on ne la combatte par aucun moyen chirurgical surtout. I! est probable que les deux bouts du muscle coupé resteraient bien plus éloignés encore, si les adhérences des (>arties voisines d'abord, et la cicatrice plus tard, ne bornaient leur écartement.

70 La contractilité de tissu est cette faculté par laquelle les tissus mous, et particulièrement les muscles, conservent pendant un certain temps, sur le cadavre comme sur le vivant, une certaine tension élastique qui est plus grande par le froid que par la chaleur dans la peau, le tissu cellulaire, et peut-être

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dans les muscles. Cette circonstance pourrait porter à croire que ce phénomène n'est pas entièrement indépendant de la vie, et qu'il en reçoit quelque influence, il semble même que les tissus vivants conservent toujours pendant la vie un ressort que les tissus élastiques, non vivants, perdent en général par l'exercice. Néanmoins l'élasticité n'augmente pas avec la vie, quoique Bichat et d'autres l'aient pensé; cela tient à ce qu'ils ont confondu avec la contractilité de tissu la contractilité vitale lente. La contractilité de tissu est toute physique-, elle agit immédiatement autant qu'elle peut, si rien ne s'y oppose : ainsi, dans une artère où à la mort il n'est plus lancé de sang par le cœur, la contractilité de tissu la resserre d'une certaine quantité, puis la contractilité vitale lente resserre le vaisseau jusqu'à en chasser tout le sang et à en efl'acer la cavité 5 enfin, quand la vie est éteinte, l'élasticité redilate Tarière pour la ramener au calibre qu'on lui trouve toujours sur le cadavre. Quelque chose qui n'est pas très-dissemblable se passe dans les muscles à la mort par la contractilité vitale lente qui expire, c'est le dernier soupir des muscles, ils se tendent, les jointures deviennent raides ; c'est la raideur cadavérique dont le développement est, avec la putréfaction , le signe de l'extinction complète de la vie. Après la mort accomplie, le ressort seul peut résister à l'exlensioa des muscles 5 mais une fois vaincu par des distensions suffisantes et par la putréfaction, il reste affaibli et n'ofl're plus que peu de résistance.

2° Sur les tissus blancs en général.

Ces tissus sont le cellulaire, le ligamenteux, celui des synoviales. Ils ont pour caractères d'être d'un blanc variable, grisâtre, ou nacré et resplendissant,

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