CONSIDÉRATIONS ANATOMICO-PHYSIOLOGIQUES
non des lumières de tubes osseux, quoique ce qu'il assure exister ne nous apprenne rien sur le trajet, la direction, les connexions de ces tubes, sur les vaisseaux et la graisse qui les remplissent, sur les différents tissus des os, dans les longs, les larges, les courts et les mixtes, etc., etc. Veut on plus de détails? Ecoutons : « Observalionibns hisce meis, non « mansi satis factus. Vèrum postea multiplices adliuc « institui observationes ad veram ossis compositio- « nem detegendam ; tandemque in ultimis meis ob- « servationibus , quas inslitueram circa solidum M quoddam os femoris bovini, clare comperi quod ex « quadruplicibus constaret tubulis, longiludinem os- « sis effurmantibus : quorum minimi adeo sunt parvi, « sibique niutuo adeo uniti, nt non facile qneant dia- « gnosci in osse transversim dissccto. Etiamsi enim « os subtilissimo cultro dissecatur, nihil tamen prae- « ter globulos apparet : verum cum diffunditur, ra- « rnenta quidem separantur in quibus parvi diagnosci « possunt tubuli {Loc. cit.^ p. 199). » La figure qui accompague la description ne nous en apprend pas davantage. Elle montre seulement des orifices bien plus écartés les uns des autres qu'on ne les voit , et qu'ils né le sont à la surface des os , sur le lissu compacte, dans l'état sain, et à la surface de la coupe perpendiculaire d'un os long enflammé. Aussi, comme je m'en rapporte plus à mes yeux qu'au microscope, c'est d'après mes yeux, et non d'après les observations microscopiques de Leuwenhoeck , que j'en a: donné la description, que je vais 'reproduire. Howsip, qui s'est occupé avec plus de succès de l'étude des canalicules osseux, qui a reconnu an microscope les vaisseaux el la graisse qu'ils renferment, ne donne aussi que des indications vagues ou contraires a la vérité. Ainsi, lorsqu'il affirme que les canalicules
des os sont, daus la baleine, en proportion avec la taille de l'individu, il affirme un fait inexact et niême un fait vague; vague, parce qu'il n'explique pas s'il parle des canalicules du tissu canaliculaire (spongieux des auteurs), ou du tissu compacte-, inexact, parce que les canalicules du tissu canaliculaire des vertèbres que j'ai pu observer, sont plus fins que ceux de l'homme, et que ceux des os du bœuf [PL U, fig. 6, 7), parce que ceux du tissu canaliculaire de la mâchoire inféiieure sont plus larges que cliez l'homme. (Voy. Tinns. méd. chlr., t. VII.)
Quant à Deutsch, il ne m'a pas devancé, comme l'a cru mon savant collègue. On peut voir, par l'avertissement Je la deuxième partie de ma Physiologie, que, livrée à l'imprimeur vers le milieu de décembre 1832, elle parut au commencement de 1833, et fit connaître très-clairement, quoique d'une manière abrégée, la disposition des canalicules des os à la surface du tissu compact, dans son intérieur et dans le tissu canaliculaire. Je n'entrai pas dans les détails, parce que ce n'était pas le lieu. J'y disais {Plnjsiol. méd., t. I, p. 405 et àOQ) : « Ce tissu (osseux), d'apparence fibreuse sur les os longs et sur plusieurs os larges, présente une couche compacte, une véritable écorce solide, et à l'intérieur, un tissu d'apparence aréolaire, mais composé : 1" de lamelles osseuses, allongées, canaliculées, criblées de trous et disposées de manière à former des canaux réguliers pour les vaisseaux des os, et non, comme on le croit, des aréoles sans ordre-, et 2° de lamelles transversales plus courtes, qui unissent les premières. » (Voilà pour les canalicules du tissu canaliculaire du corps des os longs.) J'ajoutais : «La couche compacte est percée d'une multitude infinie de canaux, qui donnent passage aux vaisseaux nourriciers de l'os. !ly en a généra-