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CONSIDÉRATIONS ANATOMICO-PHYSIOLOGIQUES SUR LES OS

lemeot un seul qui se porte au canal, dont les os longs sont creusés à l'intérieur. C'est le conduit nourricier de la moelle. Il y en a d'assez gros et de très-nombreux sur les os courts, aux extrémités des os longs, à la circonférence et dans les points épais des os plats et des os composés, pour donner passage aux vaisseaux du tissu spongieux. Enfin, il y en a de très-petits pour l'écorce compacte qui recouvre tous les os. Ceux-ci sont très-fins, obliquement ouverts, souvent tous dans le même sens, par exempt^ , suivaiit la longueur dans les os long s ^ et du côté de la circonférence dans les pariétaux. L'ouverture de ces canaux est souvent précédée d'un sillon. Ils me semblent eux-mêmes formés primitivement par de petits tubes osseux, qui se développent autour des vaisseaux déliés du tissu compacte, mais qui, peu à peu, finissent par s'unir tous, et même par s'oblitérer en partie. Ce sont ces petits tubes, ce sont les stries qui précèdent leur ouverture en bec de plume, c'est leur direction régulière dans un sens ou dans un autre, qui font paraître les os longs, composés de fibres longitudinales, et certains os larges, comme les pariétaux, ou plusieurs points des os plats, le haut du frontal, par exemple, formés de fibres rayonnantes, etc. » La publication de Deustch (Ce penitiori ossium structura^ Breslau, 183Zi) est au moins postérieure d'une année à ce passage, et n'a été connue en France qu'après la publication du mémoire, que j'insérai, en 1835, dans le Journal de Clinique, publié par M. Piorry. Depuis, d'autres travaux fort intéressants ont été publiés par MM. Serres, Flourens, Doyère 5 le lecteur les consultera avec fruit, mais je ne dois pas en rendre compte ici.

Maintenant que j'ai, je crois, suffisamment prouvé, jusqu'à démonstration contraire, du moins, que mes idées sur la structure des os n'ont été exposées, ni dans Leuwenhoeck, ni dans Deustch, ni dans au-

cun autre; qu'enfin je ne suis pas le plagiaire de ces idées, voici le petit mémoire que je mis au jour, en 1835, sur ce sujet. Mais, je le répète, pour bien étudier ce sujet sur la nature, ii faut employer des os sains et malades, des os calcinés, des os secs et des os frais. Les injections nuisent plus qu'elles ne servent 5 les yeux et des loupes suffisent.

De la structure des os, par le prof, Gerdy. — Extrait du bulletin clinique, n° h, 1^"^ août 1835 (1).

0 Les os sont composés de plusieurs parties bien distinctes que l'on a, en partie, confondues jusqu'à ce jour. Ce sont le tissu compacte, le tissu canaliculaire, le tissu réticulaire ou réticulé, et l'aréolaire ou celluleux.

Le tissu compacte a, dans certains os, une apparence fibreuse. Ses fibres paraissent longitudinales dans les os longs (PI, Iffig. 5, c^ e), rayonnées ou irrégulièrement divergentes dans plusieurs os plats tels que les pariétaux (P/. l.fig. 1, b, b) ou la partie supérieure du frontal, de l'occipital, du temporal. Cette apparence n'existe ni dans les autres os plats, ni dans les os courts; elle est d'ailleurs illusoire, ainsi que l'a vu Scarpa, mais sans en expliquer la cause ni la nature. Eh bien! cette apparence est due à des sillons ^ou même à des canaux vasculaires ouverts à la surface de l'os par leur côté superficiel, et qui laissent saillir dans leur intervalle le bord ou la tranche des lames intercanaliculaires. Quant à ces sillons, tantôt ils aboutissent à des ouvertures vasculaires perpendiculaires à la surface de l'os, ou obliques et par conséquent taillées en bec de plume : tantôt ils n'aboutissent

(1) Je mettrai entre parenthèses et en italique les corrections et courtes additions que je ferai à cet extrait et aux autres. Si elles étaient trop longues, je les placerais en note.

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à rien et s'effacent après un certain trajet. Tons logent des va'sseaux, mais le.i premiers conduisent ces vaisseaux dans Fôpaisseur du tissu compacte. (Quelquesuns de ces sillons paraissent dus à l'impression des fibres du périoste sur la surface des os.)

Ce tissu n'est ^irioiitiveraent qu'un composé de tubes osseux oéveloppés autour des vaisseaux, comme on sait que le corps des os longs est primitivement un canal osseux développé autour de l'artère médullaire. Ces tubes parallèles à l'os dans le corps des os longs (P/. lll.fig. 2, ?', k, k, l, /), quelquefois rayonnes dans les os plats ou dans certaines parties de ces os, sont si nombreux, si fins, si pressés les uns contre les autres et si fortement adhérents qu'on n'a point aperçu leur disposition, et qu'il n'est pas étonnant qu'elle ait échappé aux yédx des plus grands anatomistes. Les parois qui forment ces sillons et ces tubes sont criblées de trous vasculaires qui s'observent très-bien sur les pariétaux et le haut du frontal et de l'occipital, par exemple, d'un fétus de cinq a neuf mois. A cet âge, la surface des os dont je viens de parler, vue à la loupe, ressemble à une coupe longitudinale du tissu canaliculé, que je décrirai dans un instant. Elle en diffère seulement parce que ses canaux et ses trous vasculaires sont infiniment plus fins.

Le tissu compacte, qui n'a pas l'apparence fibreuse, s'observe aux empreintes raboteuses auxquelles s'attachent des muscles, à la surface des os courts, dans certaines portions des os mixtes qui ont la même organisation, par exemple, à la face inférieure du rocher, à la surface externe de l'os maxillaire supérieur, à la surface inférieure de soft apophyse palatine, mais non au bord interne de cette apophyse, qui semble chez le fœtus composé de fibres obliques en avant et en arrière et faisant nn angle ouvert endedansavec celles

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du côté opposé. Dans ces différents points, chez un fœtus à la naissance, on trouve la couche compacte criblée de trous perpendiculaires à la surface, et elle est formée par conséquent d'un ensemble d'anneaux osseux adhérant tous par leur circonférence. Une coupe perpendiculaire a la longueur des canalicules du tissu canaiiculaire que nous allons décrire présente une disposition analogue. Ce tissu compacte se forme donc encore primitivement autour des vaisseaux.

Dans l'état sain, chez les adultes, le tissu compacte l'est à nn tel pointqu'on ne distingue (à /'œ/7?H/,) presque aucun trou, aucun canal vasculaire propre à conduire des vaisseaux nourriciers dans son épaisseur; mais comme il y en a de très-évidents lorsque ce tissu est malade et enflammé, et comme l'inflammation en développe rapidement dans les fractures, il n'est pas douteux qu'il n'y ait des canaux vasculaires dans le tissu compacte. Aussi dans tout état d'inflammation, d'irritation et de congestion sanguine des os, les ouvertures et les canaux vasculaires du tissu compacte deviennent très-évidents à l'œil nu, et parfois ils deviennent d'une grosseur remarquable qui égale le volume d'une plume de pigeon. Par suite de l'agrandissement de ces trous et de ces canaux dans son épaisseur, le tissu compacte {PL l\l,fig. 2, i, i, k, k, l, /,) ressemble au tissu canaliculé {PL ÎII, fig. 2, g, g)] et quand il est ainsi criblé et raréfié, il devinent rugueux a sa surface, léger et fragile, probablement sans être plus mou.

Le Insu canaiiculaire ou canaliculé {tissu spongieux du corps des os longs) est un ensemble de canalicules parcourus par des vaisseaux. Cet ensemble de canaux occupe la circonférence du canal médullaire {PL \l,fiy. 1, c, e,fig. 2, c, e), mais non le centre ou l'axe de cette cavité. On en trouve fort peu dans les

OS plats et dans les os courts. Je le décrirai ici d'après celui des os longs et surtout d'après celui du tibia et du fémur. Ces canalicules forment des vides allongés, des canaux légèrement tortueux, et à peu près parallèles, non arrondis, ayant leurs parois criblées de trous et qui servent à des anastomoses des vaisseaux canaliculaires les uns avec les autres. Ces canalicules naissent d:i conduit des vaisseaux médullaires dans les os longs, et de ses premières divisions, sous une lame papyracée qui tapisse souvent le milieu de la longueur de la cavité médullaire, quelquefois toute sa longueur; et puis tantôt ils se réunissent plusieurs dans un même canal, tantôt ils se divisent de nouveau et semultiplient en s'éloignant de leurpoint d'origine {PL U,fig- 1, c, e,Jig. 2, c, e), en sorte que les divisions successives des vaisseaux primitifs trouvent à s'y loger. Ainsi, sciez le fémur ou le tibia dans toute leur longueur et du côté interne au côté externe, vous verrez les canar^x que nous venons de décrire se porter à peu près parallèlement (P/. II, fig. 1, c, e, fig. 2, c, e) vers les extrémités de l'os, et se multiplier à mesure qu'ils en approchent, parce que de nouveaux canaux se détachent successivement du tissu compacte et marchent à peu près parallèlement aux premiers. Je dis à peu près, parce que les canaux voisins de l'axe s'en rapprochent souvent en convergeant, tandis que parfois les derniers des canalicules de. la circonférence semblent s'écarter et se porter en dehors dans les renflements de Textrémité de l'os. Cette double disposition, déjà sensible dans une coupe verticale et antéro-postérieure de l'extrémité supérieure du tibia, l'est bien davantage dans une coupe verticale et transversale de la moitié supérieure du fémur. Tant que l'ossification n'est pas achevée, et qu'il existe aux extrémités des os longs une lame épiphy-

saire, les canalicules vasculaires de la cavité médullaire ne vont pasaudelà, elles vaisseaux qu'ils renferment concourent à l'entretien de la lame cartilagineuse épipbysaire en attendant qu'ils travaillent à son ossification. Aussitôt que l'ossification est achevée, la lame épiphysaire {Pi. II, fig. 1, 2, çj) se laisse résorber par Jes vaisseaux des canalicules, et perforer comme un crible, en sorte qu'un peu plus tard, les canalicules vasculaires se prolongent à travers. Alors ils communiquent avec les canalicules entrecoupés du tissu aréolaire des épiphyses, ainsi que nous le verrons bientôt (P/. W^fig. 1, 2, h, h, h).

Dans les os courts, les canalicules aboutissent souvent à de grosses ouvertures vasculaires ou à une surface articulaire par une extrémité, et à une surface articulaire par l'autre; et quelle que soit la multiplicité de ces surfaces et leur direction, ils se dirigent à peu près perpendiculairement vers chacune de ces surfaces, ou du moins vers les principales. C'est une loi de leur disposition. J'ai observé le même tissu canaliculé dans les os des animaux que j'ai examinés; mais les canalicules n'y sont pas proportionnés au volume des animaux. Ceux du bœuf sont plus serrés, plus étroits et plus réguliers que ceux de l'homme. Ils sont plus fins encore et très- visibles à l'œil nu, dans le corps des vertèbres de la baleine. (P/, 11^ fig. 7, b, c, c, c.)

Le tissu réticulaireou réticulé (^Pl. 11^ fig. 1, 2, 6, /), distingué autrefois du précédent, mais confondu depuis par Bichat et d'autres auteurs, doit en être séparé, parce que loin d'être formé de canalicules criblés qui renferment des vaisseaux, il est formé d'un réseau de filets, autour desquels les extrémités terminales des vaisseaux médullaires se ramifient et s'anastomosent. Bichat l'a confondu avec le canaliculé, sous le nom de spongieux, parce que personne, je crois, n'en avait

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donné les vrais caractères distiDctifs. Il s'observe surtout dans les os longs, et on n'en trouve que peu dans les os plais, les os courts, ou quelques os naixtes. C'est, par conséquent, d'après celui des os longs que j'en donne la description. Il occupe Taxe de ces os, et se prolonge plus ou moins près de leur extrémité. Après l'ossification des épiphyses et leur réunion au corps de l'os, le tissu réticulé se prolonge jusque dans le milieu de l'épiphyse, et à quelques lignes de la surface articulaire dans les extrémités supérieure du tibia et inférieure du fémur, mais il s'en approche peut être moins près dans l'extrémité inférieure du fémur. Le réseau qu'il forme est d'ailleurs d'autant plus lâche, et par conséquent ses mailles sont d'autant moins serrées, qu'il est plus près du milieu de la longueur des os et des lames papyracées qui s'y trouvent. 11 n'est formé d'abord que de quelques filets osseux très-fins, et en quelque sorte dispersés par la cavité médullaire. 11 est très-beau dans les os du cheval.

Le tissu ceUidaire ou aérolaire se voit dans les épiphyses des os longs, dans les os plats et dans les os courts, mêlé à un peu de tissu canaliculaire. Il se présente sous trois formes différentes : 1° sous la forme de cellules quadrilatères ou de canalicules entrecoupés; 2° sous la forme de cellules arrondies^ 3° sous la forme de cellules allongées ou tubuleuses.

Les canalicules entrecoupés ou cellules quadrilatères s'observent aux extrémités des os longs, surtout dans leurs épiphyses. On en rencontre aussi dans d'autres os, dans le corps des vertèbres, dans les os courts, etc. [PL Uyjig. 1, 2, h, h, fig. 5, c, i, i.) Ils sont formés par des canalicules qui font suite à ceux du tissu canaliculaire, et sont divisés en cavités quadrilatères par des cloisons percées, ou des filets osseux transversaux semblables à ceux du tissu réticulaire. Et

ces" é'Toisons on ces filets paraissent, dans beaucoup d'endroits, former les parois de canaux transverses peu distincts. Alors les cellules quadrilatères semblent produites {PL W.fig. 2, h, h) par un entrecroisement de filets osseux, ou de canalicules vasculaires peu évidents avec des canalicules distincts. Du moins, les canalicules entrecoupés se trouvent précisément aux extrémités des os longs, dans des points correspondants aux grosses ouvertures vasculaires de ces extrémités. Les cloisons qui les forment en divisant transversalement les canalicules vasculaires évidents, suivent des lignes qui aboutissent vers les grosses ouvertures vasculaires des os, et paraissent former des canalicules vasculaires peu distincts qui coupent, sous un angle droit ou peu aigu, les canalicules évidents. Cette disposition est, par exemple, sensible aux extrémités inférieures du fémur {PL II, pcj. 2, h, II) et inférieure du tibia, coupées verticalement et transversalement. Elle paraît également assez manifeste dans une coupe verticale antéropostérieure de l'extrémité supérieure du tibia, derrière la surface triangulaire , criblée , supérieure à son épine antérieure. Elle l'est plus encore, par exemple, au-dessus des tubérosités postérieures et inférieures du calcanéum coupé verticalement et d'avant en arrière, par le milieu, parce qu'ici les canaux supérieurs et inférieurs qui s'entrecroisent sont distincts avant l'entrecroisement. Mais on reconnaît à l'œil nu, et surtout à la loupe, que les cloisons des canalicules non distincts sont formées par une cloison très-largement percée, ou même par des filets osseux très-déliés, en sorte que les canalicules distincts se prolongent à travers ces cloisons qui rétrécissent seulement un peu leur cavité.

Cependant les os longs dans leurs extrémités, les

autres os dans une foule de points différents, présentent à leur surface des trous vasculairesplus ou moins volumineux, sans qu'on voie aucun can;il particulier y faire suite. Ils s'ouvrent alors perpendiculairement ou à peu près, dans des canalicules qui ont une autre origine, ou dans des cellules arrondies.

Les cellules anondies s'observent en assez grand nombre dans la tête de l'humérus et du fémur, dans quelques points des extrémités inférieures du tibia. {PL II, fig. 1, 2, î, i, i, i.) Elles sont formées de lames et de filets courts et irréguliers, contournées de diverses manières. Elles se distinguent des aréoles lâches du tissu réticulaire, parce qu'elles sont plutôt formées de lames que de filets osseux, parce que leurs aéroles sont plus étroites, parce qu'elles n'occupent pas l'axe du corps des os longs, mais leurs extrémités.

Les cellules allongées ou tabulées ne sont, en quelque sorte, que la suite des canaux vasculaires, distincts et entrecoupés, qui aboutissent aux surfaces articulaires des os. {PL II, fig. J , 2, j\ j,fig. 5, b, e,f, g.) Elles sont assez évidentes dans le tibia et à l'extrémité inférieure du fémur. Elles le sont surtout dans les os courts, où, avec les canalicules du tissu canaliculé, par une loi remarquable, elles se dirigent toujours vers les surfaces articulaires, k peu près perpendiculairement à ces surfaces, quels que soient le nombre et la direction variée de ces surfaces. {PL II, fi9' ^.'^.hhi'h fig- 5,^, e,f, g.)

(Je n'ai rien dit des corpuscules qu'on observe au microscope dans le tissu osseux, parce que je n'en vois pas l'importance pour ce que je me propose ici.)

Tout le monde sait quU y a trois sortes de vaisseaux dans les os : 1° ceux du tissu compacte 5 2° ceux du tissu celluleux j 3° ceux du canal médullaire, qui viennent ordinairement d'un tronc unique et volumineux.

1° Ceux du tissu compacte sont très-fins et très-nombreux. Ils y pénètrent à l'état de capillaires, en sortant du périoste où sont déjà excessivement ramifiés ceux qui leur donnent naissance. Parvenus dans l'épaisseur de ce tissu, ils se répandent dans ses canalicules intérieurs, qui sont inapercevablesdans l'état sain, mais très-distincts au contraire dans les os enflammés, où ils sont peut-être aussi plus nombreux j on conçoit, en effet, qu'il peut s'en former de nouveaux. {Et il s'en forme en effet dans les productions osseuses nouvelles.)

2° Ceux du canal médullaire pénètrent ordinairement dansle canal méduUairepar un trou principal très-oblique , que j'ai vu se prolonger en tube osseux isolé du tissu compacte dans la cavité médullaire d'os longs enflammés. (P/. lU^fiy. 2, q, r.)Dans cette cavité, le vaisseau médullaire se divise en deux branches opposées qui se portent en sens inverse, chacune de son côté, à l'extrémité correspondante de l'os. Chacune de ces branches se divise et se subdivise d'abord sous la lame osseuse papyracée qui semble si souvent tapisser le canal médullaire, puis elles se résolvent promptement en vaisseaux très-fins qui se répandent dans les conduits du tissu canaliculé (PI. IhfiO' 1, 2, e, e), et gagnent en s'anastomosant, mille et mille fois à travers les parois de ces conduits, les extrémités du corps de l'os où ils finissent chez les jeunes sujets. Mais chez l'adulte ils communiquent là, avec les vaisseaux du tissu celluleux des épiphyses, à travers la lameépiphysaire(P/. II, ^^f. 1,2, g, 5f)quise crible de trous par lesquels se font les communications dont je parle. Enfin les vaisseaux du tissu canaliculaire s'anastomosent avec les mêmes vaisseaux du côté opposé du canal médullaire, dans les aréoles du tissu réticulé.

3* Ceux du tissu celluleux, c'est-à-dire les vaisseaux

des extrérailés des os longs et les gros vaisseaux des autres os, y pénètrent par des trous beaucoup plus gros que ceux des vaisseaux du tissu compacte et qui parfois se prolongent mêoie dans le tissu celluleux sous la forme d'un canal distinct. Quand ces vaisseaux sont parvenus dans le tissu celluleux, ils s'anastomosent les uns avec les autres et avec ceux du tissu compacte et avec ceux du canal médullaire dans les épiphyses des os longs. Ce sont ces vaisseaux qui nourrissent le tissu cellulaire sous-cartilagineux des articulations. Ils y aboutissent par les ceiiules allongées du tissu celluleux dont nous avons parlé plus haut, et ils servent probablement immédiatement, ou médiatemeot par l'intermédiaire de la lame sous -cartilagineuse, à la sécrétion des cartilages diarthrodiaux, car ces cartilages paraissent être un simple produit de sécrétion, comme les dents et les poils. Des vaisseaux analogues pénètrent par des trous assez gros que l'on observe aux extrémités du corps des os longs, avant la lame épiphysaire; ceux-là vont dans le tissu canaliculé des os longs s'anastomoser encore avec les vaisseaux des tissus compacte et canaliculé.

Tissu médullaire. — Tous ces vaisseaux sont entourés, dans les canalicules et les aréoles osseux décrits plus haut, d'un tissu cellulaire adipeux très-lâche, rempli d'un fluide graisseux ou huileux. Cette humeur est peu abondante dans le tissu compacte, parce que ses canalicules vasculairos sont très-fins, mais trèsabondante dans les autres tissus osseux, où les canalicules et les cellules sont beaucoup plus larges, où les vaisseaux sont des capillaires très-fins qui tiennent fort peu de place {et surtout dans ta cavité médulbùe que présentent les os longs et quelques os courts, comme le calcanéum.)

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