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CREUSE OU PAR MORBIFORMATION

On les recon7iaît pour des tumeurs osseuses à leur volume, à leur fermeté, à leur adhérence par continuité avec l'os; pour des tumeurs creuses quand leurs parois sout minces, plient et même craquent sous le doigt; pour être déjà résorbées et perforées dans leurs parois, quand on y sent une espèce de saillie molle et fluctuante plus ou moins réductible par la pression, qu'on distingue les bords de l'ouverture osseuse et qu'on peut y enfoncer une aiguille à acupuncture. On reconnaît même la nature de quelques-unes par une simple ponction au trois-quarts, qui peut ramener de la matière intérieure 5 mais il faut ordinairement une incision, ou une ouverture étendue qui pénètre jusque dans la tumeur.

Ces tumeurs doivent être mises à nu par une incision des chairs droite, courbe, angulaire, en croix ou en ellipse, et l'os ouvert avec un fort bistouri, un couteau, par excision ou par le trépan, de manière à pOlJVoir découvrir, saisir les morbiformations osseuses, et les enlever avec des instruments appropriés. Ensuite ou cautérise au besoin, s'il reste quelque chose qui puisse reproduire le mal et qu'on ne peut arracher. On cautérise avec le fer rouge ou avec des caustiques mous, comme le deuto-chlorure de zinc, et l'on fait suppurer le foyer avec de la charpie jusqu'à guérison complète, comme faisait Bordenave dans ses exostoses creuses de la mâchoire. Quelquefois le pus stagnant réclame une contre-ouverture et l'emploi d'une mèche ou d'un séton à contre-ouverture. Si la maladie existe dans un membre et que l'os, par suite de ces opérations, doive rendre le membre impuissant, il faut préférer l'amputation.

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Morbiformations osso - calcaires et fibreuses.

On les observe surtout aux cavités de la face, dans les os maxillaires, très-rarement dans les autres os. Elles peuvent y adhérer très-fortement et s'entourer en partie de sérosité et de pus. Elles ont les unes la composition des os, la dureté de la pierre, les autres la texture des corps fibreux. (V. t. 2, p. 391.) Quand elles ont aminci les parois de leur cavité, on peut y déterminer des craquements par la pression des doigts 5 mais ce symptôme n'est ni un signe constant, ni un signe propre à ces tumeurs osseuses, comme Ta dit Dupuytren {Leç. oral.^ t. 2, p. 2). Il peut se manifester dans toute tumeur des os creuse, à parois amincies, mais ne s*y montre pas toujours. On ne peut bien reconnaître la nature et l'espèce du mal que lorsque la cavité est suffisamment ouverte pour saisir la morbiformation et en apprécier la structure et les propriétés. On les arrache avec des pinces par traction et torsion. Si elles résistent, on peut les exciser par partie, pour en cautériser, ruginer ou même couper, à petits coups, le pédicule avec un ciseau et un maillet de plomb, comme on en a des exemples.

Remarques historiques. — Les tumeurs fibreuses et d'autres osso- calcaires que j'en rapproche pour épargner au lecteur de trop petits détails , ont déjà été observées et clairement décrites. On trouve une observation de tumeur inosso-fibreuse appartenant à David, dans le mémoire de Bordenave (obs. sur les maladies du sinus maxil., Mé.m. de l'Ac. de cliir.^ t. 5, p. 171), qui est très-intéressante et très-instructive. La tumeur formée par une substance blanche, assez dure, quoique ressemblant à de l'agaric un peu mou,

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