‹ Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique [microforme] (volume 2)Chapitre 3 sur 82 · PRES · texte numérisé non relu

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GÉNÉRALE. 7 écrit d’une manière authentique et fidèle. Le journal des cinq premiers Voyages autour du Monde a été

ublié (*) par le Ministre de la Marine, de l’aveu de Ba Majesté : nous publions, sous la même sanction, celui du sixième, dans lequel non-seulement on revient sur des terres découvertes antérieurement dans l’hémisphère austral ,. mais où l’on parle de celles qu'on a troue vées dans l'hémisphère nord, en suivant une route qu'aucun Navigateur n’avoit encore suivie.

Comme ils font tous partie d'un vaste plan, il est clair que les cing premiers Woragos ont une liaison avec le

ernier, et qu’une récapitulation.exacte des vues qu'on s’étoit proposées en les ordonnant, et desdécouvertes qu'ils ont procurées, jettera beaucoup de jour sur celui-ci. Pour que le Lecteur se forme une idée exacte des lumières qe donne l'Ouvrage dont je suis ici l’Éditeur, il ne sera

onc pas hors de propos d'exposer les articles qui se trouvent suffisamment éclaircis , et de disposer ces détails de manière qu'ils offrent, sous un même point-devue, les divers résultats semés dans la collection volumineuse qui est déjà entre les mains du public; c’est a= dire, les Journaux rédigés par le Docteur Hawkesworth, et celui que le Capitaine Cook a écrit lui-méme., En montrant. ainsi ce qu'on avoit fait, on verra plus aisc=. ment ce qui restoit encore A faire, et on sentira que, quoique les vaisseaux Anglois eussent achevé cinq fois Je tour du Globe dans l’espace de dix ans, il étoit cependant nécessaire d’ordonner un autre Voyage.

Ce précis, placé dans l’Introduction, aura-un autre effet. Le plan de découvertes qui a donné lieu à tant d’expéditions successives se trouvant, nous oserons le dire, exécuté en grande partie, la récapitulation que je vais faire mettra l'Europe en état de rendre justice aux vues généreuses qui en.éloient l’objet, et je poserai des bases solides, sur lesquelles on pourra établir wis ré-

ponse satisfaisante à ces hommes chagrins, et d’une.

(*) L'histoire des quatre premiers Voyages, rédigée par le Docteur Hawkesworth, d’après les Journaux des divers Commandans, fit publiée en 1772, et elle forme, dans l'original, trois volumes. in-4.9 Le Capitaine Cook a écrit lui - même celle du cinquième ; elle a été imprimée en 1777, et elle forme, en Anglois, deux volumes i:-49,

malveillance grossière, qui demandent quelquefois Quels avantages ont retiré ou peuvent retirer, le peuple qui a ordonné ces expéditions avec tant d'appareil, ‘les peupesdee qu’on est allé chercher dans leurs retraites , *humanité et les sciences en général ?

Le#différens Voyages autour du Monde, entrepris,

ar ordre de Sa Majesté, avant celui dont on va lire le journal, avoient pour but de découvrir les portions de terre qui pouvoient se trouver dans les vastes mers dont tout l’hémisphère austral est revêtu. i :

On y avoit fait jusqu’à nos jours si peu de recherches , ces recherches étoient si imparfaites, que, devenues publiques , ellés avoient produit des incertitudes plutôt que donné des connoissances; qu'elles avoient plus trompé les hommes crédules que satisfait les savans judicieux ; qu'elles avoient introduit, dans la Géographie de la moitié de la surface de la terre, une multitude infinie de conjectures imaginées par des spéculateurs qui se h piquoient de deviner la disposition du Globe; de sots VE q contes transmis par une tradition obscure, ou des fic- q tions inventées par des menteurs impudens.

Il eût été très-étonnant que cing différentes expéditions, quelques-unes par des routes peu connues et encore moins tréquentées , ne produisissent pas des décou- ¥

vertes trés-utiles. Au reste, on va voir que les instructions a de Sa Majesté ont été exécutées avec beaucoup d’intelli- 4 h ence, et que les Voyages multipliés de nos vaisseaux 4 . ae l'hémisphère austral, ont fort augmenté nos -j Le richesses géographiques. a Le ' : q L'Océan Atlantique du Sud fut la premié 2 scène de 4 P nos opérations. On connoissoit à peine l'existence des | ae Isles Falkland, jusqu’à l'arrivée du Commodore Byron, 4 " qui y relicha en 1764, et on ignoroit absolument leur 4 ” véritable position, leur étendue, et tout ce qui pouvoit (@ les rendre utiles. Le Capitaine Macbride, qui les suivit =| P

deux ans aprés, ayant fait le tour de ces Isles, et les ayant reievées dans tous les points , on ena dressé une carte si exacte, que les côtes de la Grande-Bretagne elles-mêmes ne sont pas aujourd’hui mieux marquées sur les cartes.

L'Histoire du Voyage du Lord Anson prouve claire-

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ment combien on connoissoit peu les Isles de l'Océan Atlantique du Sud à l’époque de ce Navigateur. Trompé par les détails imparfaits qu'on avoit alors, il regarda Piste Pepyset les Isles Falkland comme des terres dis-

tinctes, éloignées l’une de l’autre d’environ cinq degrés

de latitude (1). Les recherches de Byron ont rectifié:

cetle erreur capitale, et il est démontré aujourd’hui, d’une manière incontestabte (2), gu’on perdra désormais son temps a chercher l'Isle Pepys par 47 degrés de latitude , puisque cette Isle et les Isles FALKLAND forment une méme terre:

On nous a fait connoître d’autres terres situées dans l'Océan Atlantique du Sud, Si Laroche, en 1675, et M. Guyot, Commandant du vaisseau le Lion, en 1756, avoient déjà vu l'Isle de Géorgie, ce qui paroit probable, le Capitaine Cook a déterminé, en 1775, son étendue et sa véritahle position : la même année, il ajouta à nos mappemondes la terre de Sandwich, inconnue jusqu’alors, et la découverte la plus voisine du Pôle Austral qu'on ait jamais faite (3).

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