‹ Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique [microforme] (volume 2)Chapitre 4 sur 82 · IT · texte numérisé non relu

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Quoique les vaisseaux des différentes Nations eussent visité et traversé souvent le détroit de Magellan, on n’avoit pas examiné avec assez de soin ses baies, ses hâvres et ses caps, les différentes Isles qu’il renferme, et les côtes qui le bordent au Nord et au Sud; on n’avoit par parlé d’une manière exacte des marées, des courans et des sondes; Sir John Narboroug et les Navigateurs qui le suivirent, avoient omis complètement ces divers points, ou ils les avoient traités d’une façon trop vague , et il étoit utile de s’en occuper de nouveau. Cette tâche a élé heureusement remplie par Byron, Wallis et Car-

(1) Voyez le Voyage du Lord Anson, édition originale in-4.°,

age 9.

F (a) Ces mots sont de M. Cook lui-même, dans Ja Préface de son second Voyage, page 14 de l'original. Fe Journal du Voyage de Byron, inséré dans la collection de Hawkesworth, vol. E.er, p. 25,24, 51, 52, 83, 54, indique les raisons sur lesquelles M, Cook a fondé cette assertion,

(3) Voyez la Carte des découvertes dans l'Océan Adantiqne du Sud. Second Voyage de Cock, vol. Il, page 210 de l'original.

teret, dont les opérations, dans ce détroit, et Ia carte dressée d’après leurs observations et leurs découvertes, ont procuré des lumières précieuses à la Céographie.

Siles informations très-précises qu'ils nous ont données sur chaque portion de ce célèbre défroit, en dégoûtent désormais les Navigateurs; si l’on craint de s'exposer aux fatigues et aux embarras d’un labyrinthe, connu aujourd’hui pour être une source inévitable de dangers et de délais, les Anglois ont la satisfaction d’avoir découvert une entrée dans l'Océan Pacifique, plus sûre et moins longue. On a essayé à diverses reprises, du côté de l'Est et de celui de l'Ouest, le passage autour du Cap de Horn, et on a dissipé les frayeurs qu'il inspiroit. Les travaux et la détresse des Ladies du Lord Anson et de Pizarre ne décourageront pas à l'avenir : on sait qu'ils furent obligés d'entreprendre, par une saison délavorable, la navigation de ces mers, et qu’à l’époque où M. Cook les traversa, il ne s’y trouva rien de formidable.

Cet illustre Navigateur est le premier qui , d’aprés une suite d’observations les plus satisfaisantes, commencées à l'entrée occidentale du détroit de Magellan, et continuées avec des soins infatigables autour dela Terre de Feu et au milieu du détroit de Lemaire, ait donné une carte de l'extrémité méridionale de I’ Amérique, qui montre combien les premiers vaisseaux durent être embarrassés-de se guider eux-mêmes , et jusqu’à quel point il sera avantageux de doubler le Cap de Horn.

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