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y en route l'après-diner, et nous arrivames le soir à la » Ville du Cap, bien fatigués des secousses de notre » chariot-».
Le 23, on rembarqua l'observatoire, l'horloge astrofomique, etc. Par un milieu entre les résultats de plusieurs hauteurs correspondantes, prises avec le quart-de-cercle, Hous conclimes que l’horloge astronomique retardoit par jour de 1’ 8" 368 sur la révolution des fixes. Nous avions laissé au pendule la même longueur qu'il avoit à Green- 4vick oii le retard joutnalier de l'horloge étoit de 4” par jot; comparé au riêmne mouvenient.
En prénant un milieu entre les résultats de quinge jours @ Observations , nous trouvâmes que la montre marine retardoit, én vingt-quatre heures , de 2” 261 sur le aiouvemétit moyen du Soleil; c’est-à-dire que son retard journalier étoit plus fort dé 1° 052, que celui que nous avions observé à Greenwich. Le a1, à midi, elle retardoit sur le temps moyen de 1° 20/ 5¢” 66. Si l'on soustrait de cette quantité celle de 6’ 48” 956, dont elle retardoit le 11 Juin, à Greenwich; plus, la somme de ses rétards journaliers : le resté, c’ést-a-dire, 1° 14” 8" G04, où 180 32” 10", sera la longitude de la Ville du Cap, telle qu’elle a été donnée par la montre marine. La vraie longitude de cette Ville, celle qui est déduite des Observations de MM. Masson et Dixon, est de 18° 23’ 15”; mais comme notre observatoire étoit situé à environ un demi-mille à l'Est du point où ils ont observé, il en résulte que l’erreur de la montre se réduit à o° 8 25”. Je puis donc conclure que cette montre avoit conservé sa régularité depuis sotre départ d'Angleterre, et que les longitudes qu'elle nous a indiquées pendant notre traversée étoient plus
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DE COOR. (1776) 5:
approchantes de la vérité que celles qu’on pouvoit obtenir par toute autre voie.
En partant de cette hypothèse, j'indiquerai. par approxi-
mation, la vitesse et la direction des courans que nous avons éprouvés, sur l’espace de mer que nous avons parcouru. Car, en comparant les latitudes et les longitudes conclues de l'estime et du calcul des routes, aux latitudes déduites de mes observations, et aux ee indiquées par la montre marine, je conclurai de leurs différences, et quelquefois avec assez de précision, les erreurs dont l'es. time a été affectée à différentes époques, quelle qu’en ait été la cause. Mais comme je veillois avec le plus grand soin à la manière dont on jetoit le Ioch ; que je faisois toutes les compensations nécessaires, suivant la dérive du vaisseau, l'agitation de la mer, et les autres Circonstances qui exigent qu'on A ait égard dans l'estime du sillage; je ne puis attribuer qu’à l'effet des courans, les erreurs que jai reconnues dans cette estime, sur- tout lorsque l'erreur a été constamment dans le même sens pendant plusieurs jours de suite.
Si, au contraire, un jour je trouve le vaisseau en avant de l’estime , un autre jour , en arrière, je suis fondé à croire que les erreuts que je découvre doivent étre attribuées à des causes accidentelles, et qu’elles ne sont plus l'effet des courans. C’est ce qui me paroit avoir eu lieu dans notre traversée d'Angleterre à l'Isle de Ténéri iffe. Mais depuis notre départ de cette derniére Isle, jusqu’au 15 Août, que nous étions par 12° de latitude Nord, et 24° de longitide Occidentale, le vaisseau se trouva, d aprés nos observa: tions, à 1° 20/ plus à l'Ouest que la longitude couclue de festine ne lindiquoit. Dans ce même parage, les courans
prirent une direction opposée, et nous portérent dans l'Est , avec une vitesse évaluée douze ou quatorze milles en vingt-quatre heures : leur effet ne cessa que lorsque nous fûmes parvenus au cinquième degré de latitude Nord, et à 20° de longitude Occidentale. C’est le point où nous nous sommes trouvés le plus avancés dans l'Est, après avoir quitté les Isles du Cap Vert, jusqu'à ce que nous nous soyions portés dans le Sud; et c’est celui où les vents ayant pris du Sud, nous changeämes notre route, pour nous élever dans l'Ouest. Dans les deux ou trois jours qui suivirent , je ne m’apergus pas que notre estime eût: été altérée par l'effet d'aucun courant. Je jugeai que nous nous trouvions alors entre celui dont la direction ordinaire, si elle n’est pas constante, porte les vaisseaux à l'Est sur la Côte de Guinée; et celui qui les porte à l'Ouest, vers les Côtes du Brésil,
: Nous mapranvaines pas un effet considérable de ce detnier courant, jusqu’à ce que nous eussions atteint le second degré de latitude Nord, et le vingt cinquième de longitude Occidentale. De ce point, jusqu’au troisième degré Sud et au trentième degré Ouest, dans l'intervalle de quatre jours, le Vaisseau fut porté de cent quinze milles, vers le Sud-Ouest-quart-Ouest, par-delà le point indiqué par l'estime. Cete erreur est trop considérable pour qu'elle puisse être attribuée à une autre cause qu'à l’action d’un courant très- violent, dont la direction est vers éette partie. Arrivés à ce point, nous ne fimes pas encore débagés du courant ; nous continuâmes d’en éprouver l'effet, et nous reconnumes seulement un changement dans sa direction, qui, dans la suite, prit du Nord sans perdre de sa force du côté de l'Ouest. J’ai déjà eu ocrasion de dire
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DE Cook: (1776) 53 que les courans portent au Nord par le travers du Cap Saint-Augustin; mais leur effet n’est plus sensible à vingt ou trente lieues de ce Cap, et je n’en éprouvai aucun autre durant le reste de ma traversée. Les différences que nous trouvames ensuite, entre les résultats de l'estime et ceux des observations, sont trop légères pour qu’on puisse les attribuer aux courans, ainsi qu’on peut le voir dans la Table que je donne à la fin de l'ouvrage. :
J'ai observé, dans la relation de mon second voyage (*), que durant la traversée d'Angleterre au Cap, les courans se balancent les uns les autres, parce que, lors de ma seconde expédition, ayant coupé l'Equateur vingt degrés plus à l'Est, nous fumes plus long-temps exposés’au courant Est, ce qui balança le courant de l'Ouest. Je: pense que si l’on passe la ligne à dix ou quinze degrés, à l'Est du méridien de Saint- Yago, on fera la même remarque.
Je conclürai de ces observations que si, après avoir dépassé les Isles du Cap Vert, vous ne faites pas plus de quatre ou cinq degrés à l'Est, et que si vous coupez l'Eqüateur par le méridien, ou à l'Ouest du méridien de Saëine- ago, vous devez vous attendre à trouver votre vaisseau
- trois ou quatre degrés à l'Ouest de son estime, quand vous
serez à dix degrés de latitude Sud. Mais si vous marchez beaucoup à l'Est, et si vous traversez la ligne, quinze ou vingt degrés à l'est de Saint- Yago, votre bâtiment sera de la même quantité à l'Est de son estime : plus vous vous tiendrez dans la partie de l'Est, plus votre erreur sera grande. Les Capitaines de quelques Vaisseaux de l'Inde, qui se sont trouvés sur la Côte d'Argo/z, dans un temps
(*) TomeÏ, p. 52 de la Traduction Françoise.
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où ils s'en crayoient éloignés de plus de deux eénts lieues, peuvent attester la vérité de cette observation.
Durant toute notre traversée d'Angleterre au Cap , je’
n’ai laissé échapper aucune occasion d’ubserver la déclinaison de l’aimant; j'ai fait mes culculs avec toute l'attention et l'exactitude qu'ont permis les circonstances : je les insérerai dans une Table particulière , ainsi que ja latitude et la longitude, al'époque de l'observation. Mes longitudesne peuvent être fautives que d’un quart de degré, ou d’un demi-degré au plus. Cette Table sera utile aux Navigateurs qui réforment leur estime par la déclinaison de ll'aigrille aimantée. Elle donnera d'ailleurs à M. Dun des moyeus de-copriger sa nouvelle carte des variations, qui ca a grand besnin. .
H me .paroît étrange que les Ecrivains qui se Gent le plus a la déclinaison de Vaimaat, ne soient pas d’aceord entre eux. L'un (:)mnous dit, comme je l’ai déjà observé, que si Pon a huit degnés de déclinaison Ouest, ou quelque chose de plus, on peut, aux environs des Isles du Cap Vert, faire de la voile la nuit, et le jour qu’on est sûrement à fist de ces terres.. Uu autre (2)établit dans sa carte, que cette déclinaison se rencontre à quatre-vingtdix lieues à l'Ouest des Isles uu Cap Vert. Une pareille différence démontre bien l'incertitude des deux calculs. Je suis persnadé que le premier a observé la déclinaison duntil parle dans son ouvrage; mais il anroit dûremarquer qu'a la mer, et mème sur la terre, les résultats des observations les plus exactes ne sont pas toujours les mêmes ;
(1) M. Nicholson.
(2) M. Duo,
DE Cook. (1776) 55 que des boussoles différentes donnent des déclinaisons diverses; qu'une seule boussole diffère quelquefois d’ellemême de deux degrés, sans qu'on puisse ep découvrir, et bien moins encore en détruire la cause,
Celui qui croira trouver la déclinaison à an degré près d'exactitude, s'apercevra souvent combien il se trompe; car, outre les imperfections qui peuventse rencontrer dans l'instrument, ou dans la force de l'aiguille, il est sur que le mouyement dy vaisseau, l'attraction des ferrures, ou d’autres causes qui me sont pas encore connues, OCCasionnent fréquemment de bien plus grandes erreurs, J'avoue qu'on trouve Je déclinaison de Vaimant avec un degré d'exactitude plus que suffisant, pour détermiger la route du vaisseau; mais je nie positivement qu'on puisse Ja découyrir d'une manière assez précise, pour déterminer Ja drogiote à un degré, ou à soixante milles près.