‹ Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique [microforme] (volume 2)Chapitre 34 sur 82 · SC · texte numérisé non relu

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DE COOK. (1776) 69 que les vaisséaux arrivèrent dans le havre, les flancs de plusieurs des collines nous parurent d'un vert éclatant , et nous espérames-y trouver des plantes. Je reconnus qu’une seule plante, dont on donnera la description plus bas, avoit produit cet effet. Avant de retourner à-bord, je gravis la première chaine des rochers qui s'élèvent en amphithéâtre; je comptois prendre une vue générale du pays; mais je n’étois pas encore au sommet, qu'il survint une brume très - épaisse : j'eus bien dela peine à reconnoître mon chemin pour descendre. Le soir, on jeta la seine au fond du havre, et on ne prit qu’une demi-douzaine de petits poissons. Le lendemain, nous essayâmes I'hamecon et la ligne; mais nous ne fumes pas plus heureux. Ainsi, les oiseaux furent lesseuls comestibles que nousoffrit la Terre de Kerguelen: mais, comme je l'ai déjà dit, cette ressource étoit inépuisable.

La matinée du 26 fut brumeuse, et nous eùmes de la pluie; cependant nous remplimes nos futailles, et nous. coupâmes de l'herbe pour notre bétail ; on la recueilloit, au fond du havre, où le terrain en produisoit quelques bouquets. La pluie enfla tellement les ruisseaux, que les flancs des collines qui bordent le havre paroissoient couverts d’une nappe d’eau : elle s’insinuoit dans lés crévasses et les ouvertures des rochers qui forment l'intérieur des collines; et elle se précipitoit ensuite. à: la-surface en gros torrens.

L’équipage avoit beaucoup travaillé ls deux jours précédens ; il avoit achevé de remplir nos jutailles à un ruisseau que: la grève: présentoit à notre gauche, et le 27 je: permisaux matelots de se reposer, et de célébrer la Fête de Noël, La plupart d’entre eux descendirent à terre, et

firent des courses dans l'intérieur du pays; ils ne rencontrérent que des montagnes extrêmement stériles et d'un aspect affreux. L'un d'eux me rapporta le soir une bouteille , qu'il avoit trouvée attachée avec un fil d'archal, sur un rocher qui s’avance en saillie au côté septentrional du havre. Cette bouteille renfermoit im morceau de parchemio, sur lequel on lisoit l'inscription suivante :

Luporrco XV. Garrrarvm Recz,e7rD, (1) pe Borxss, .

Rscr « srcrsrrs 4D Res Manrrimas, an Nn1s 1772,

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