‹ Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique [microforme] (volume 2)Chapitre 43 sur 82 · MROISIÈME VOYAGE · texte numérisé non relu

MROISIÈME VOYAGE

» Je pense donc que tous les habitans de la Nouvelle » Hollande sont de la même race ; ils ressemblent beau- » coup aux Insulaires de Tanna et de Manicola ; et l'on » peut supposer, non sans raison, qu’ils viennent originai- » rement de la même contrée que les autres Naturels de la » mer du Sud: car d'environ dix mots, les seuls de la lan- » gue de Van-Diemen, que nous vinmes à bout de recueil- » lir , celui qui exprime le froid diffère peu du terme qui » a cette signification à la Nouvelle-Zélande et a O-Taiti: » on dit Madla-reeda à la terre Van-Diemen , Makka- » reede ada Nouvelle-Zélande ,. et Ma’reede à O-Taiti. » Voici les autres mots du petit vocabulaire que nous avons » fait à la terre Van-Diemen.

Quadne , une femme.

Eve*rai , l'œil.

Mnidje, le nez.

Ka’my, + la dent , la bouche ou la langue.

Lae’renne, un petit oisegu indigène des bois du : . pays.

Koy'gee, loreille.

No’onge, ‘ . les cicatrices renflées que les Na-

turels ont sur le corps.

Teegera, manger.

Toga’rago,, il faut que je m’en aille , ou je veux

m’en aller.

» Leur prononciation n’a rien de désagréable, mais » elle est un peu rapide : elle ne l'est cependant pas da. » vantage que celle des autres peuplades ce la mer du » Sud. En supposant l'affinité des idiômes un guide sûr »,pour découvrir l'origine des Nations , je suis persuadé » que si on s'occupe de ces recherches avec soin, que

veux

mais sitar er du e sûr suadé

que

DE COOK. (1777) 129 » si l'on parvient à recueillir exactement et à comparer un » nombre suffisant de termes de diverses langues, on trou- » vera que toutes les peuplades répandues à l'Est, ‘depuis » la Nouvelle- Hollande jusqn'à l'Isle de Pégues, ont » une souche commune(*) ».

(*) M. Marsden a, sur cette matière, les mêmes idées que M. Anderson. Il observe « qu’une langue générale, altérée et mu- » tilée par le laps du temps, est répandue dans cette partie du » Monde, depuis Madagascar jusqu'aux Terres découvertes le » plus loin à l'Est ; que le Malais en est un dialecte trés-corrompu, » ou raffing par le mélange d’autres idiômes. Une conformité de » langage aussi universelle annonce que les diverses peuplades ont » une origine commune; mais un voile épais cache les circon- » stances et les progrès de leur séparation ». History of Sumatra,

F Voyez aussi le Mémoire intéressant qu’il a lu à la Société des Antiquaires ; on le trouve dans l’4#rchaeologia de cette Académie, Vol. VI, p. 155. Il y développe davantage son opinion, et il l'appuie sur deux Tables de mots correspoudans.

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