‹ Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique [microforme] (volume 2)Chapitre 66 sur 82 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

Elles sont tépandues ca et là, à des distances inégales , eten généralelles sont presque aussi hautes qu’ Annamooka; mais elles n’ont que deux ou trois milles de longueur, et quelquefois même un demi-mille seulement, ou moins encore. Leurs côtes présentent, ainsi qu'Arnamooke, des rochers escarpés où des dunes rougeatres ; quelquess ünés ont dès grèves de sable, qui se prolongent sur toute

la longueur de la honde. La plupart se trouvent eatière: :

ment couveftes d’arbres, parmi lesquels on distingue un grdiid nombte de cocotiers ; et chacune offre à l'œil un joli jardin placé au milica de la mer. Le beau ‘temps que nous avions alors, augmenta le plaisir de ce charmant paysage § hous croyions voir ces terres habitées par des fées , qué décrivent les romans. La théorie que j'ai donnée plus haut, sur la formation de l'Isle Palmerston , paroit appli: cable à quelques-unes de cellés-ci , car nous en aperçümes une qui n’étoit composée que de sable; et une seconde, sur laquelle il n’y avoit encore qu'un arbrisseau ou un arbre. |

A quatre heures de l’âprès-midi, nous étions par le travers dé Kosoo, la plis occidentale des petités Isles dé ce groupe ; nous gouvernâmes au Nord, laissant à basbord Toofoa et Kao, et longeant la bande Ouest d’un récif de rochers qui gissent à l'Ouest de Kotoo, jusqu’au moment dois atteignimes leür extrémité septentrionale ; nous les doublaines alors pour attaquer l'Isle. Je voulois mouiller pendant la nuit; mais quand elle survint, la sonde donnoit cinquante-cinq brasses, et j'aimai mieux attendre Je jour sous voile, que de jeter l'ancre à cette profondeur.

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DE COOK. (1777) 259 lieues de Toofoa, dont nous aperciimes la fumée plusieurs fois pendant le jour. Les habitans des Zs/es des Amis ont des opinions superstitieuses sur les volcans de cette Isle , qu'ils appellent Ko/ofeea ; ils disent que c’est un Otooa, ou une divinité. Suivant ce qu'ils nous apprirent , il vomit de trés-grosses pierres de temps-en-temps ; ils supposent que le cratère est de la grandeur d’un Islot; ils ne se sou-

viennent pas de l’avoir vu tranquille, et ils n’ont pas même

de tradition qu'il l'ait jamais été. Pendant notre relâche à Annamooka ,nous vimes, à diverses reprises, la funtée s'élever du centre de l'Isle, malgré une distance d’au-moins dix lieues. J'ai appris que la population n’est pas nombreuse à Toofoa | mais qu'on y trouve de l’eau excellente.

Le lendemain, à la pointe du jour, nous n'étions pas éloignés de Kao, vaste rocher de la forme d’un cove: nous mimes le cap à l'Est, afin de passer entre les Isles Footooha et Hafaiva, à l'aide d’une jolie brise qui souffloit du Sud-Est. Feenou vint à bord à dix heures, et il passa la journée avec nous. Il m’apporta deux cochons et une quantité assez considérable de fruit. Plusieurs pirogues arrivèrent aussi des différentes Isles; elles nous vendirent également des fruits: nous en achetâmes avec d'autant plus de plaisir, qu’il nous en restoit peu. A midi, notre latitude fut de 19° 4g’ 45" Sud, et nous avions fait sept milles de longitude depuis Arnamooka: Toofoanous restoit au Nord 88° Ouest; Kao, au Nord 71° Ouest; Footooha au Nord 89° Ouest, et Hafaiva au Sud 12° Ouest.

Après avoir dépassé Foofooka, nous rencontrâmes un récif de rocher , et comme le vent étoit très-foible, nous eùmes beaucoup de peine à nous dégager. Ce récif git entre Footooha.et Neeneeva, petite Isle basse, située à l'Est-

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Nord-Est de Footooha, et à sept ou huit milles. Footooha est aussi une petite Isle, mais d’une hauteur moyenne; la côte, dans toutes ses parties, est un rocher escarpé. Elle git au Sud 67° Est, et'# six lieues de Kao; au Nord 33° Est , et à trois lieues de Kotoo. Lorsque nous eûmes doublé le récif dont je viens de faire mention, nous gouvernames sur Neeneeva , dans l'espoir d'y trouver un mouillage : nos espérances furent trompées une seconde fois, et il fallut passer la nuit à courir de petites bordées. Quoique nots fussions environnés de terres, la sonde ne donnoit point de fond.

Durant la nuit, nous vimes, d’une manière distincte, les flammes sortir ri volcan bin Toofoa, qui est néanmoins peu élevé.

Le 16, à la pointe du jour, nous marchâmes au Nord- Est, avec une jolie biise du Sud-Est, afin d'atteindre Æapaee, qui étoit alors en vuc. Les arbres se montroient à peine au-dessus de la surface des flots, et nous jugeâmes que c’est une terre basse. A neuf heures, nous reconnûmes qu’elle forme trois Isles , à-peu-près d’une égale grandeur : nous.en découvrimes bientôt une quatrième au Sud de celles-ci, et aussi étendue que les autres. Elles paroissoient avoir chacune six ou sept milles de long ; leur hauteur et leur aspect sembloient être les mêmes. La plus septentrionale s'appelle Haanno ; celle qui suit, Foa ; la troisième , Lefooga, et {a plus méridieniles Hoolaiias ; mais les Naturels les comprennent toutes sous le nom général de apace.

- Le vent nous ayant manqué, nous ne pûmes gagner la terre, et.nous fümes obligés de manœuvrer au vent de l'Isle. Durant cette marche, nous passämes un moment suc des rochers de corail, où la sonde ne rapportoit que

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Nous étions près de Foa à la pointe du jour; nous reconnümes que cette Isle est jointe à ÆZaanro par un récif à fleur d’eau, qui se prolonge d’une terre à l'autre. L’un de mes canots alla chercher un mouillage : il ne tarda pas à en trouver un, et nous jetames l'ancre par le travers d’un autre récif, qui joint Lefooga à Foa {ainsi que Foa est joint à Haanno). Les vaisseaux mouillérent par vipgtquatre brasses, fond de sable de corail : la pointe septentrionale de Æapaee, ou l'extrémité Nord de Haanno, nous restoit au Nord 16° Est; la pointe méridionale de Hapaee, ou l'extrémité Sud de Hooloiva, au Sud 24° Ouest ; et l'extrémité Nord de Le/ooga au Sud 65° Est. Il y avoit près de nous deux bancs de rochers, Pun au Sud 50° Ouest, et l'autre à l'Ouest-quart-Nord - Ouest un demi-rumb-Nord, à la distance de deux ou trois milles. Le récif présentoit devant nous une crique ou vous pouvions débarquer dans tous les temps; et ‘sous v'étions pas à plus de trois quarts de thille de la cota.

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