‹ Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique [microforme] (volume 2)Chapitre 7 sur 82 · SANDWICH · texte numérisé non relu

SANDWICH

C. SPENCER ; Fe H. PALLISER. Un Par ordre de leurs Seigneuries , : à

Pu. STEPHENS. ' J

RE Ps Ne

Le Gouvernement, très-occupé de l’objet de l'expédition dont on vient de parler, nese contenta pas d’envoyer M. Cook dans l'Océan Pacifique, il adopta une mesure qui ne pouvoit manquer de produire beaucoup | d'effet sur les Equipages de /a Résolution et de la Découverte, qui ajouta des motifs d'intérêt aux sentimens | ‘ de leurs devoirs, et qui excita en méme-temps tous les sujets de Sa Majesté à former des entreprises ca= a pables de ‘produire la découverte qu’on avoit en vue. Un \ * acte du Parlement, passé en 1745 (*), avoit promis une récompense de 20,000 livres sterlings ; mais cet acte ne l'accordoit qu'aux vaisseaux appartenant à quelqu'un ides sujets de Sa Majesté, à l'exclusion des vaisseaux de Sa Majesté. I! avoit d'ailleurs un défaut plus capital, Al promettoit cette somme seulement aux vaisseaux qui Udécouvriroient un pores par la baie de Hudson; et, ainsi que nous äurons biengét occasion de le dire, il Ætoit à-peu-près sûr que le passage n’existoit pas en cet | Ændroit. On remedia à ces ‘deux défauts par une nou- | Velle loi qui, après avoir confirmé les articles de l’an- | cienne , s'exprime ainÿi? « Et comme on peut espérer ' | *» beaucoup ‘avantages pour leCommerce et les Scieyces '» de la découverte d’un passage au Nord, par mer, entre l'Océan Atlantique et ia Mer Pacifique, iia été résolu que si yi a des vaisseaux appartenant aux sujets de SaMajesté ou a Sa Majesté, découvre et effectue un passage par mer entre l'Océan Atlantique et la mer Paci wt en quelque direction ou parallèle que ce soit de l'hémisphère septentrional, au Nord du cinquante-deuxième degré de latitude Nord, | les propriétaires de ces vaisseaux , s’ilsappartiennent |

ture il sure es, sur les= a

structions vous le ju= t vous êtes

qui s'offri-

mains de Tons, et des urez faits ; en ngleir y mettre re Voyage.

vaisseal , fficiers les ront avoir out l’équià ce qu'ils )LrLerez al e a l'égard juipage de

urs de l’exhors d'état otre équts»

Lerez votre t au Come et d'obéir e la RÉso= utre cause tructions ,

' comman- à quelqu'un des Sujets de Sa Majesté, ou le Comman- Hy ons de les dant, les Officiers et les Matelots de ces vaisseaux, ’ s'ils appartiennent a Sa Majesté, recevront vingt | mille livres sterlings de récompense. il WI » El comme les vaisseaux employés dans les mers du il CH; » Spitzherg et le détroit de Davis, ont des occasions À CER ; » fréquentes de s'approcher du Pôle boréal , quoique le if ER. . Ÿ sw cours d’un été ne leur offre pis assez de temps pour al + » pénétrer dans l'Océan Pacifique; comme ces ap-

—— a # (*) Voyez les Statutes at Large , 18 Gcorge II, chapitre 17. |

va INTRODUCTION

» proches du Pôle peuvent contribuer beaucoup à la # découverte d’une communication entre l'Océan Atlan- » tique et la Mer Pacifique, et eutrainer beaucoup d’a- » vantages pour le commerce, les sciences,-etc., il a » été résolu que, si quelque vaisseau arrive à un degré » du Pôle boréal, le premier propriétaire, etc., ou le » premier Commandant, etc., qui en approchera ainsi, » recevra cing mille livres sterlings de récompense (1). Ne voulantrien omettre de tout ce qui pouvoit faciliter le succès de l'expédition du Capitaine Cook, le Lieutenant Pickersgill, Commaudant du brigantin du Roi le Lion, eut ordre, au commencement de l'été de 1776, » de se rendre au détroit de Davis, pour y proteger » les navires Anglois occupés de la pêché de la ba- » leine.» Ce premier objet rempli, on lui enjoignit » d'aller à la baie de Baffin, d'en reconnoitre les # côtes aussi loin qu'il croiroit pouvoir le faire sans » danger, mais d’avoir Soin de partir de cette baie % assez à temps pour étre de retour en Angleterre à la » fin de l'année». On lui ordonna de plus, « de faire » des remarques nautiques de toute espèce, et d'em- » ployer M. Lane ( Master d&son bâtiment) à marn quer sur les cartes la position, les vues des baies, « havres et différentes parties de la côte qu’il exami- » neroit, et de rapporter sur tous ces points les obser- » vations qui pourroient être utiles,à la Géographie et » à la Navigation (2) ».

On voit que echersgi ne devoit pas essayer de découvrir le passage au Nord, et qu’on lui enjoignoit uniuement de reconnoitre les cétes de la baie de Baffin. Le but de ce Voyage étoit de procurer , à la fin de l'année, des informations qui pussent donner des vues utiles sur le plan d'un Voyage projeté dans cette baie our l'été suivant. On vouloit chercher le passage au Nord de ce côté de l'Amérique, afin de coopérer avec le Capitaire Cook, qui tenteroit le passage de l’autre côté du Nouveau-Monde, à peu-près à la même époque. Pickersvill fut de retour avant la fin de l’année, et il

(1) Statutes at Large, 1976, 16 George III, chapitre 6. (2) Extrait de ses Instructions manuscrites, datces du 14 Mars 1790:

eaucoup a la Océan Atlan- Jeaucoup d’aes,-etc., il a e à un degré +, etc., ou le ochera ainsi, ompense (I).

avoit faciliter ok , le Lieuntin du Roi l'été de 1776, r y proteger he de la balui enjoignit onnoitre les le faire sans le cette baie gleterre à la s, « de faire ce, et d'ement) à mars des baies, qu’il examinis les obseréographie et

sayer de déjoignoit unie de Baffin.

a fin de l’aner des vues hs cette baie à passage au oopérer avec e de l’autre ême époque.

’année, et il

pitre 6.

ses du 14 Mars

Py GENERALE. 33

M obéit à ses instructions, au moins sur cet article; maié oneut des raisons suffisantes pour ne pas le charger de la M seconde expedition dans la baie de si et jon en L donna le commandement au Lieutenant Young: j'insère ici les instructions qu'il reçut de l'Amirauté, parce qu'elles ont un rapport immédiat avec le troisième v oyage de M. Cook.

EXTRAIT des Instructions données au Lieute- " nant Youne, Commandant du Lion, datées MW du13 Mars 1777.

b. D'aprés la résolution du Roi, communiquée à nous ar le Comte de SanowicH, les vaisseaux de Sa ajesté nommés ci-dessous (*), ayant été, sous le ommandement du Capitaine Cook, chargés d'un oyage qe a pour but de tenter cette année et l’anée prochaine le passage au Nord par mer, de la er Pacifique dans l'Océan Atlantique, le Capitaine Cook doit s'élever jusqu'à soixante-cinq degrés de — Tatitude Nord, ot l’on espère qu’il pourra arriver au Mois de Juin prochain, chercher et examiner ensuite msoisneusement dans ces parages et plus au Nord, ous: loin que sa prudence le lui conseillera, toutes “Jes rivières ou entrées qui lui paroitront d'une étendue Wconsidérable et inclinées vers les baies de Hupson Met de Barrin, ou de la mer du Nord; et s’il y trouve dun passage suffisant pour la Navigation, il doit en Woutre tenter ce passage avec un seul de ses vaisseaux J ou avec tous les deux, ou s’il juge ses vaisseaux trop “grands, tenter le passage avec des bâtimens plus petits, dont il a emmené avec lui les charpentes : Sa Majesté nous ayant communiqué une résolution ulérieure sur la découverte du passage au Nord par . Ma baie de BAFFIN, nous avons fait armer le vais- Mseau le Lion, afin de reconnoitre les parties occi- .@entales de cette baie, et tächer de découvrir de ce côté un passage de l'Océan Atlantique dans la Mer Pacifique. Nous avons jugé à propos de vous charger de cette expédition, et nous vous ordonnons ici ne N (*) La Résolution et la Découverte.

ES à ns re

M 34 INTRODUCTION L d’appareiller sans perdre un moment, et de fairé #ñ toute la diligence possible pour arriver a la baie de

4 Barrin; de mettre tous les moyens en usage pour | à, reconnoitre les côtes Ouest, aussi loin que vous H crotrez pouvoir le faire sans courir de dangers trop apparens, et examiner toutes les grandes rivières ; que vous pourrez y découvrir; st yous’ en trouvez Hi: quelqu'une qui ofjre une probabilité de pénétrer dans | l'Océan Pacifique , vous tenterez le passage: si vous | réussissez dans cette entreprise, et que vous puissiez || revenir sur vos pas et arriver cette année en ANGLE- TERRE, vous vous häterez de gagner SPITHEAD ou LeEnorE; vous nous ferez parvenir la nouvelle de votre arrivée et le détail de vos opérations, et vous attendrez nos ordres. Si, aprés avoir traversé le passage, vous trouvez la saison trop avancée pour revenir la méme année sur vos pas, vous chercherez un endroit convenable afin d'y relâcher l'hiver; vous vous efforcerez de revenir par ledit passage dès que Ze retour du printemps le permettra, et vous reprendrez er hâte la route d’ ANGLETERRE, ainsi qu'on

vient de vous l'indiquer.

Si vous ne découvrez point de passage au Nord; sivous jugez qu'il n'y a pour vous aucune probabilité de le découvrir, ou si, après l’avoir decouvert, il vous est impossible de le traverser avec votre vaisseau, vous reviendrez en ANGLETERRE, à MOÏNS que vous ne trouviez un bras de mer conduisant à l'Ouest, et annonçant avec vraisemblance une communication entre l'Océan Atlantique et la Mer Pacifique, que vous ne pourrez pas reconnoitre dans le cours de cette année; dans ce dernier cas, on vous laisse le maitre de passer l'hiver à l'endroit qui vous paroitra

le plus commode, afin de suivre votre découverte l’année prochaine.

Il étoit nature: d’espérer de l’un ou l’autre de ces deux voyages du Lion, des détails qui serviroient à décider la question sur la nossibilité d’un passage de ce côté de l'Amérique. Malheureusement ils ne répondirent pas à l'attente qu'on avoit conçue. Pickersgil!, qui avoit acquis beaucoup d'expérience de son métier sous le Capitaine Cook, fut puni avec raison pour la manière

et de faire la baie de usage pour que vous angers trop des rivières en trouvez netrer dans ges si vous Us puissiez en ANGLE- ITHEAD OU nouvelle de ns, el Vous ersé le pas- Jour revenir erez un en= iver; vous ge dés que ous repren= ainsi qu or

2 au Nord; probabilité couvert, il re VATSSCAl, § que vous Ouest, et unication ifique, que e cours de us laisse le us paroitra découverte

de ces deux nt à décider B ce côté de ndirent pas , qui avoit ier sous lé la manière

ont il avoit conduit son expédition au détroit de Davis; et les talens d’Young, ainsi qu'on l’a vu ensuite, éloient

@plus propres à contribuer à une victoire, en qualité dé “Commandant d'un vaisseau de ligne, qu’à reculer les bornes de la Géographie, en affrontant des montagnes de glace et en relevant des côtes inconnues (*). | + Pickersgill et Young ayant eu ordre de se rendre à Je baie de Baffin,cet les instructions données au Capifaine Cook luienjoignant de ne commencer ses recher- @hes qu'après être arrivé soixante-cing degrés de latitade, il ne sera pas inutile bed ee ea ici les motifs qui déterminèrent à placer en ces endroits la scène des’ pérations, et sur quel fondement on SE que le passage se tenteroit si loin au Nord avec plus d’apparence de succès. On peut demander pourcruoi on négligea Le de Hudson; pourquoi on ne recommanda pas au Capitaine Cook de commencer ses recherches sur la côte opposée à cette baie, à des latitudes moins éle- Yées? et en particulier pourquoi les instructions de: FAmirauté ne lui prescrivirent {as de reconnoitre le détroit de Juan c'2 Fuca, entre le quarante-septième t le quarante-huitième parallèle; lA4rehipel Saintazar, de l’Amiral de Fonte, entre le cinquantième et We cinquante-cinquième degrés de latitude; et les ri- Yieres et les lacs à travers lesquels on dit que ce Naviteur trouva un passage au Nord-Est, et sur lesquels fit une routé si heureuse, qu’il rencontra un vaisseau enant de Boston.

Qucique les prétendues découvertes du Pilote Grec pelé Hits ou de l'Amiral Espagnol, de Fonte, nt quelquelois été insérées d’ns de fausses cartes, ou ‘elles aient été soutenues avec chaleur par ceux qui doptent des systèmes imaginaires , il eût été aussi ab-

EXVIII, pag. 1057, un extrait du Voyage de Pickersgill, qui sera Vraisemblablement de quelqu'utilité à nos vaisseaux du Groénland; ar il renferme plusieurs observations pour déterminer la longitude ‘@t la latitude des côtes du détroit de Davis : mais il paroît qu’il ge pénétra point dans la baie de Baffin, puisque la plus haute lati- ‘Bude septentrionale à laquelle il se soit devé , est GR degrés 1 4 miutes. Young n’ayant fait aucune découverte duran le sien, nous Æegrettons peu de n’avoir pu nous procurer son Journal.

iy On trouve, dans les Transactions philosophiques, Vol.

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