‹ Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique [microforme]Chapitre 19 sur 68 · Tome III. ni · texte numérisé non relu

Tome III. ni

claire. Dans cette vue, j'allai me placer au-dessous du Cap Hinchingbroke; et je mouillai par huit brasses, fond d'argile, à l'ouverture d’une petite anse un peu en-dedans du Cap, à environ un quart de mille. de la côte.

Je mis tout de suite les canots à la mer, j'ordonnai aux uns de sonder et aux autres de s'occuper de la pêche. Nous tirâmes la seine dans l’anse; mais ce fut sans succès, car le filet étoit déchiré. !! y eut de courtes éclaircies qui vous montrèrent les terres dont nous étions environnés. Le Cap nousrestoit au Sud-quart-Sud-Ouest un demi-rumb- Ouest, à une lieue; nous avions au Sud-Ouest-quart-Ouest, à cinq lieues, la pointe occidentale de l'Entrée, et la terre de ce côté se prolongeoit jusqu’à l’Ouest-quart-Nord-Ouest. Nous n’apercevions point de terre entre ce point du compas et le-Nord - Est- quart - Ouest; et- celle qui se trouvoit dans la dernière direction paroissoit fort éloignée. La pointe la plus occidentale qui füt alors en vue sur la côte Nord, nous restoit au Nord-Nord-Ouest un demi-rumb- Ouest, à deux lieues : entre cette pointe et la côte au-dessous de laquelle nous mouillions, il y a une baie d'environ trois lieues de profondeur; son côté Sud-Est offre deux ou trois anses pareilles à celle devant laquelle nous avions jeté l'ancre; et sa partie du milieu présente des Isles de rochers.

Je chargeai M. Gore de descendre sur ces Isles, et d'y tuer, s’il étoit possible, quelques oiseaux bons à manger. Du.moment où il en approcha, vingt hommes se montrèrent sur deux grosses pirogues, et il crut devoir regagner les vaisseaux : les Sauvages qui le suivirent ne voulu. rent pas venir à la hanche dé nos bâtimens; mais ils se tinrent à une certaine distance, en poussant des cris, en

DÉ COOK. (1778) 99 étendant et en rapprochant leurs bras, et ils entonnèrent bientôt une chanson qui ressembloit exactement à celles des habitans de Noofka : leurs têtes étoient aussi poudrées de plumes. L'un d'eux agitoit en Pair un habit blanc que nous primes pour un témoignage d'amitié; un autre se tint presque un quart-d’heure debout dans sa pirogue, entièrement nu, ses bras étendus en croix, et sans se mouvoir. Les embarcations n’étoient pas de hois comme celles de l'Entrée du Roi George ou de Nootka; des lattes simples en composoient la charpente, et des peaux de veaux de mer ou d’autres animaux pareils, en formoient le bordage extérieur. Nous répondimes à toutes leurs marques de bienveillance ; nous employämesles gestes les plus expressifs et les plus affectueux , pour les engager à vénir à la hanche des vaisseaux ; mais nous ne pümes les y déterminer. Quelques-uns de nos gens répétèrent plusieurs des mots ordinaires de la langue de Noorka, tels que seêke maile et mahook; etles Sauvages ne parurent pas les comprendre. Après avoir reçu des présens que nous leur jetâmes, ils se retirèrent vers cette partie de la côte où ils s'étoient embarqués ; ils nous firent entendre par signes que nous les reverrions le lendemain. Deux d’entre eux cependant qui montoient une petite pirogue, demeurèrent près de nous la nuit, vraisemblablement avec le projet de piller quelque chose tandis que nons serions en-

dormis; carils s’en allérent dès qu'ils : s'aperçurent qu'on

les avoit découverts.

Durant la nuit, le vent souffla avec impétuosité et en rafales du Sud- Sud-Est; il fut accompagné de pluie et d’un ciel très-épais : il se MA le 13 à dix heures du matin, et

l'atmosphère étant un peu plus claire, nous bis les

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afin de chercher un endroit bien abrité, où nous pussions «examiner et arrêter notre voie d’eau : le mouillage que nous occupions étoit trop exposé pour entreprendre ce travail. Je me décidai d’abord à remonter la baie devant laquelle nous avions mouillé; mais la beauté du ciel m'inspirale désir de gouverner au Nord et üe remonter lagrande Entrée qui se trouvoit également sur notre route. Dès que nous eûmes dépassé la pointe Nord-Ouest de la baie dont j'ai parlé plus haut , nous reconnûmes que dans cette partie, la côte tourne brusquement à l'Est : je n’en suivis pas la direction, .mais je continuai à marcher au Nord, vers une pointe de terre que nous aperçûmes dans cette direction.

‘Les Naturels qui étoient venus nous faire uve visite la veille au soir, revinrent le matin sur cinq ou six pirogues; mais ils arrivèrent lorsque nous étions déjà sous voile; ils nous suivirent une demi-heure sans pouvoir nous atteindre. Le mauvais temps reparut avant deux heures de l'aprèsmidi : la brune étoit si épaisse, que nous ne pouvions voir d'autre terre que la pointe dont je parlois tout -à-l’heure. À quatre heures et demie, nous étions par le travers de cette pointe : nous trouvâmes que c’est une petite Isle, située à environ deux. milles du. Continent, et nous découvrimes sur la bande orientale une belle baie, ôu plutôt un havre : nous boulinâmes vers ce mouillage sous les huniers auxquels on avoit pris tous les ris, et sous les basses voiles. Le vent souflloit avec force du Sud-Est, en rafales extrémement impétueuses etaccompagnées de pluie. Nous apercevions par intervalles la terre dans toutes les directions ; mais, en général, le ciel étoit si brumeux que nous ne pouvions voir-seulement les côtes de la baie vers laquelle nous marchions. Lorsque nous dépassäînes l'Isle, la sonde rap-

‘porta 26 brasses fond de vase ; elle en rapporta bientôt

après 60 et 70 fond de roche; mais à l’entrée de la baie, elle donna de 30 à 6 brasses : la dernière sonde fut prise près de la côte. Enfin à huit heures la violence des rafales nous obligea à mouiller par 13 brasses, avant que nous eussions pénétré dans la baie aussi loin que je le projetois; mais nous nous crûmes heureux d’avoir déjà atteint un assez bon poste, car la nuit fut extrêmement orageuse:

Le mauvais temps n’empécha pas trois des Naturels de venir nous voir; ils arrivèrent sur deux pirogues, qui n'auroient pu en porter un plus grand nombre, car elles étoient construites de la même manière que celles des Esquinaux; l’une avoit deux trous, et l’autre n’en avoit qu'un. Chacun de ces Sauvages tenoit un bâton d'environ trois pieds de longueur, auquel étoient attachées de grosses plumes ou des aîles entières d’uiseaux. Ils tournèrent souvent ces bâtons vers nous, et selon ce que nous conjecturâmes , dans la vue de nous annoncer leurs dispositions pacifiques (*).

Plusieurs autres, déterminés par l'accueil que nous fimes à ceux-ci, vinrent nous voir sur de grandes et de petites pirogues, entre une et deux heures du matin du jour suivant. Îls se hasardèrent à monter à bord, mais après que quelques-uns de nos gens furent entrés dans leurs embarca-

(*) L’équipage de Behring fut reçu, en 1741, exactement de la même manière aux 1sles Schumagin, situées sur cette côte ; voici le passage de Muller : « On sait ce que c’est que le Calumet » que l3 Américains Septentrionaux présentent en signe de paix. » Ceux-ci en tenoient de pareils à leurs mains. C’étoient des bâ-

» tons avec des afles de faucon attachées au bout ». Découvertas.

des Russes, page 268,

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tions. Parmi ceux qui arrivèrent sur ./a Résolution, je distinguai un homme d’un moyen âge, qui avoit une physionomie intéressante , et que je reconnus ensuite pour Je Chef. Des peaux de loutres de mer composoient son vétement, et un chapeau orné de grains de verre bleu de ciel de‘la taille‘ d’un gros pois et pareils à ceux que portent les habitans de l'Entrée de Nootkz, couvroit sa tête. Il paroissoit attacher beaucoup plus de prix à ces grains de verre qu’à nos grains de verre blancs. Ces Sauvages estimoient d'ailleurs les grains de verre de quelque espèce qu'ils fussent; et pour en avoir, ils s 'empressérent de nous ‘donner en échange tout ce qu'ils possédoient, même leurs belles peaux de loutre de mer. Je dois faire observer qu'ils mirent plus de valeur à ces fourrures qu'aux autres, mais que ce fut après que nos gens eurent montré plus d'en: pressement pour s’en procurer; et même que depuis cette époque, ils aimèrent mieux nous céder des habits de peaux de loutre de mer que des habits de peaux de chats sauvages ou de martres. La même chose étoit arrivée à l’Enerée de Nootka.

Ils désiroient aussi du fer ; mais ils nous en demandèrent des morceaux d'au-moins huit à dix pouces de longueur et de trois ou quatre doigts de largeur; ils rejetèrent abso. lument les petites pièces, et cet article étant devenu rare dans nos vaisseaux , ils en obtinrent de nous une quantité peu considérable. Les pointes de quelques-unes de leurs piques ou lances étsient dé ce métal, d’autres étoienit de cuivre : il y en avoit un petit AC d'os, matière dont les pointes de leurs derds, de leurs traits, etc., se trouvèrent composées. Je ne pus déterminer le Chef à descendre sous le pont; et ni lui, ni ses camarades ne demeurèrent long-

DE coon. (1778) 163

temps à bord : mais, tant que dura leur visite, il fallut les surveiller soigneusement; car ils nontrèrent bientôt leurs

dispositions pour le vol. Quand ils eurent passé trois ou

quatre heures à la hanche de Z2 Résolution, ils nous quittérent tous, et ils se rendirent auprès de /« Découverte : aucund’eux n’yavoitété jusqu'alors, si j'en excepteun homme qui en arriva au moment où ils s’éluignoient de nous, et qui les y remena. Je pensai qu'il avoit remarqué sur le vaisseau des choses qu’il savoit être plus du goût de ses compatriotes que ce qu'il avoit aperçu sur /a Résolution ; je me troinpois, ainsi qu'on le verra bientôt.

Dès qu’ils furent partis , un de mes canots alla sonder le forü de ia baie. Comme le vent étoit modéré, je songeois à échouer 4 Résolution si je veuois à bout de trouver un endroit propre à arrêter notre voie d'eau. Les Sauvages ne tardèrent pas à s'éloigner de Za Découverte, et au-lieu de revenir près de nous, ils marchèrent vers le Canot occupé à prendre des sondes. L’Officier qui le commandoit, observant leür manœuvre, revint à bord, et il fut suivi de toutes les pirogues. Le détachement fut à peine remré sur Z Résolution, que quelques-uns des Américains sautèrent dans le canot malgré les deux hommes de garde que nous y avions laissés. Les uns présentérent leurs piques à nos deux sentinelles, d’autres s’emparèrent de la corde qui attachoit le canot à de Résolution, et le reste entreprit de l'emmener à la remorque. Mais ils le relächèrent dès qu'ils nous virent disposés à le défendre par la force: ils en surtirent pour remonter sur leur embarcation. Ils nous firent sigue de mettre bas les armes, et ils sembloient aussi tranquilles que s'ils n’avoient. rien fait de mal-honnête. Ils avoient formé à là hanche de 4.

‘Décauverte, une autre entreprise peut-être encore plus audacieuse. L'homme qui étoit venu près de nous et qui avoit mené ses compatriotes vers l’autre vaisseau, avoit examiié toutes les écoutilles de 4 Découverte , et n'apercevant que l'Officier de garde et un ou deux matelots, il crut sans doute qu'a l’aide de ses camarades, il pourroit aisément piller le vaisseau du Capitaine Clerke; ce projet lui parut d’autant plus facile , que /a Résolution se trouvoit à quelque distance : c'est sûrement dans cette intention qu'ils s’y rendirent tous. Plusieurs d’entre eux montèrent à bord sans aucune cérémonie ; ils tirèrent leurs couteaux ; ils firent signe à l'Officier et à l'un des matelots qui étoient sur le pont de se tenir à l'écart, et ils promenérent leursregards de côté et d’autre afin de voler ce qui leur conviendroit. Ils s’emparèrent d’abord du gou- ‘vernail d’un des canots et ils le jetèrent à ceux d’entre eux qui se ténoient dans les pirogues. Ils n'avoient pas eu le temps de découvrir un autre objet qui plût à leur imagination , lorsque l'équipage de la Découverte prit l'alarme ét'sé montra armé de coutelas. À cet aspect, les voleurs se retirèrent dans leurs embarcations, avec autant d'assurance et de sang-froid qu'ils avoient abandonné le canot ‘de la Résolution : selon l'observation. du Capitaine Clerke ; ils racontèrent à ceux qui n’avoient pas été à bord, de combien les couteaux du vaisseau étoient plus Tongs que les leurs. Mon canot prenoit des sondes sur ces entrefaites ; ils l'aperçurent, et ainsi que je l'ai déjà dit, ils Yabordèrent après avoir vu échouer leur projet contre /a Découverte. Je suis persuadé que s'ils vinrent nous voir de si grand matin, ils comptoient nous trouver endormis et nous voler à leur aise.

Ne peut-on pas conclure raisonnablement qu'ils ne connoissoient point les armes à feu ? S'ils avoient eu la moindre idée de ces machines meurtrières, ils n’auroient pas essayé d'enlever un de mes canots, à la portée de mon artillerie et à la face de cent hommes; car il faut ajouter que la plupart de nos gens les regardoient. Nous souffrimes leur andace et leur insolence, et j'ai la satisfaction de dire que nous les avons laissés sur ce point dans l'ignorance où nous les avons trouvés. Ils ne nous ont jamais vus tirer que des oiseaux.

Au moment où nous allions appareiller afin de pénétrer plus loin dans la baie, le vent et la pluie reprirent.avec la même force qu'auparavant, en sorte que nous füûmes obligés de resserrer le cable et de garder notre mouillage : voyant sur le soir que l'orage ne diminuoit pas, et qu’il faudroit peut-être attendre quelques jours pour remonter la baie, je résolus de mettre mon vaisseau à la bande, à l'endroit où nous étions, et je l'amarrai avec une petite ancre de toue et une bansière. Lorsqu’on sortit l'ancre. du canot, l'un des matelots, qui n’eut pas assez d'adresse ou qui manqua d'expérience, fut entraîné à la mer par la corde de la bouée et il tomba au fond des vagues. Ce qui est bien singulier dans cet instant critique, il eut la présence d'esprit de se dégager lui-même et de revenir à la surface de l’eau , où il fut repris ayant une de ses jambes fracturée d’une manière dangereuse.

Le 15, dès le grand matin, on vira Za Résolution en ‘quille afin d'arrêter la voie d'eau : en ôtant le doublage , on trouva que les coutures du bordage étoient trés-ouvertes en-dedans et au-dessous des préceintes, et on vit qu'en plusieurs endroits, il n'y avoit pasun seul morceau

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d'étoupe. Tandis que les charpentiers réparoient ces dommages, nous remplimes nos futailles vides à un ruisseau qui couloit près de nous. Le vent n’avoit plus la même force; mais le ciel étoit épais et brumeux, et il tomboit de la pluie.

Les Naturels qui nous avoient quittés la veille, au retour du mauvais temps, nous firent une autre visite dans la matinée; ceux qui arrivèrent les premiers montoient de petites pirogues, et d’autres parurent ensuite sur dé grandes embarcations, dont l'une portoit vingt femmes et un homme outre de enfans.

Le r© au soir, le ciel s’éclaircit, et nous vimes que Îa terre nous environnoit de tous côtés. Nous étions à l'ancre au côté septentrional de l’Ertrée, dans un endroit marqué sur ma carte par le nom de Sug Corner Bay ( Baie du réduit fermé ). C’esten effet un lieu bien fermé et bien abrité. Je pris avec moi quelques Officiers et j'allai en examiner le fond : nous le trouvâmes à l'abri de tous les vents, ét la sonde y rapportoit de sept à trois brasses , fond de vase. Le terrain est bas près de la côté, en partie nu et en partie boisé. La partie nue étoit couverte de deux ou trois pieds de neige; mais on en apercevoit très-peu dans les bois. Le sormet des collines voisines étoit également boisé ; mais celles qui sont plus avant dans l'intérieur du pays, paroissoient des rochers pelés ensevelis sous les neiges. L'ouverture qui produisoit notre voie d’eau ayant été fermée, nous appareillâmesle 17, à quatreheures du matin. Je gouvernai au Nord-Ouest, à Yaide d'ine brise légère de l'Est-Nord-Est; jugeant que si cette Entrée offroit un passage au Nord, il devoit être dans cette direction. Nous fümes à peine sôus voile que les Naturels arrivèrent sur

de grandes et de petites pirogues. Cctte visite nous procura une nouvelle occasion d'examiner leur figure, leurs vêtemens, etc.; et je communiquerai bientôt aux lecteursles observations que nous recueillimes ; ils ne paroissoient* avoir d'autre but que de satisfaire leur curiosité, car ils ne firent avec nous aucune espèce d'échange. Lorsque nous eùmes atteint la pointe Nord-Ouest du bras dans lequel nous avions mouillé, nous reconnümes que le flot, pour venir dans l'Entrég, suivoit le canal par où nous étions arrivés. Cette remarque ne détruisoit pas tout-à-fait l'existence d’un passage, mais elle n’étoit point favorable à cette opinion. Quand nous eùmes doublé la pointe dont j'ai parlé plus haut, nous rencontrâmes beaucoup de fonds de mauvaise tenue et un grand nombre de rochers submergés situés au milieu du même canal, qui a ici cinq ou six lieues de largeur. Le vent nous manqua à cette époque, et il fut remplacé par des calmes et des souffles légers de tous les points du compas , en sorte que nous eûmes un peu de peine à sortir du dangerqui nous menaçoit; enfin, à une beure, à l’aide de nos canots, nous parvinmes à jeter l’an-

ere au-dessous de la côte orientale par treize brasses, et

epviron quatre lieues au Nord de notre deruier mouillage. Le ciel avoit été très-brawmeux dans la matinée, mais il s'éclaircit ensuite, et nous eùmes une vue distincte de

-toutes les terres qui nous environnojient, et en particulier

de la portion située au Nord , où la côte sembloit être fer-

.mée, Il nous resta peu d'espoir de trouver un passage ici,

ou même de tout autre côté, si nous ne regaguions pas la haute mer. k |

. Voulant m'assurer de ce point d'une manière plus exacte, je chargeai M. Gore de prendre deux canots ar-

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