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les mêmes que ceux des Esquimaux et des Groënlandois , et il est inutile d’entrer ici dans des détails, puisque Crantz les a décrits, d'une r manière très-exacte (*). L'auteur que je: viens de citer, a parlé de tous ceux que j'ai vus, et chacun de ceux dont il fait mention se trouve Sinabs Sau-. vages de l'Entrée du Prince Guillaume. Une espèce de. jaquette ou de cotte de mail, composée de lattes légères , jointes ensemble par des nerfs d'animaux , forme leur armure défensive; elle est extrémentent flexible, mais en. même-temps si serrée que les dards et les is ne peuvent la pénétrer ; elle ne couvre que la poitrine; l'estomac ct le ventre, et je pourrois la comparer à nos corps de femmes.
Aucun de ces Sauvages ne résidoit dans la baie où nous: mouillämes, ni dans les endroits où débarquèrent les divers:s personnes de nos équipages, et nous n’aperçümes pas une seule de leurs habitations; je n’avois pas le temps, de faire une course pour acquérir des connoissances sur cet objet. Parmi les meubles domestiques qu’ils apportèrent daus leurs pirogues , nous remarquâmes dés plats de bois , creux ; d'une forme roude et ovale, et d’autres Cytindriques et beaucoup plus profonds. Les flancs étoient. d'une seule pièce, et revêtus de lanières de cuir; de petités chevilles de bois les attachoïent au fond. Nous en aperçûmes de plus petits, et d’une fofme plus élégante , qui, ressémbloient un peu à nos beurrières ovales; ceux-ci, plus creux d’ailleurs, u’avoient point de manches; ils étoient d'un seul morceau de bois ou d’une substance de la nature de la corge, et quelquefois proprement sculptés.
(*) Vol. Eer, p. 146. On les y.trouve dessinés.
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| DE COOK. (1778) 119 Nous vimes aussi une multitude de petits sacs carrés, composés des mêmes boyaux que la souquenille dont ils se couvrent lorsque le temps est mauvais, et semés de petites plumes rouges : ils renfermoient de très-beaux nerfs et des paquets de petites cordes tressées d’une manière ingénieuse. Îls nous apportèrent en outre une multitude de paniers marquetés, d’un tissu si serré qu'ils pouvoient contenir de l’eau ; des modèles en bois de leurs canots; un grand nombre de petites images, de quatre ou cinq pouces de longueur, de bois ou'rembourrées, couvertes d’un morceau de fourrure et ornées de petites plumes, avec une tête garnie de cheveux. Je ne puis dire si c'étoient des jouets d’enfaus ou si elles représentoient leurs amis morts, et si la superstition en tire quelque parti. Ils ont beaacoup d'instrumens | composés de deux ou trois cerceaux ou de pièces de bois concentriques , lesquels offrent au milieu deux barres en croix par où on les empoigne ; ces barres portent des coquillages suspendus à des fils qui servent de grélots, et qui font beaucoup de bruit lorsqu'on les secoue : ils semblent leur tenir lieu du grelot des Sauvages de’ Nootka , et peut-être qu’on emploie lun et l'autre dans les mêmes occasions (*).
J’ignore avec quels outils ils travaillent leurs meubles de: bois, les charpentes de leurs canots et leurs autres ouvrages ; le seul que nous ayons vu parmi eux étoit une hache de pierre, à-peu-près de la forme de celles d’O-Tuiti et de toutes les Isles de la Mer du Sud. Ils ont
() Le grelot en forme de boule, trouvé à peu de distance decette Entrée, par Steller, qui accompagna Bebring en 1741, paroît être destiné au même usage. Voyez Muller,.p. 266.
un grand nombre de couteaux de fer; quelques-uns sont courbés ; il yen a de très-petits, montés sur des manches assez longs, et dont le tranchant est un peu concave comme quelques-uns des instrumens de nos cordonniers. Nous aperçûmes aussi des couteaux d’une seconde espèce ; qui out quelquefois deux pieds de longueur , une ligne proéminente au milieu , et presque la forme d’une dague; ils les portent dans sr gaînes de peau, suspendues autour de leur cou par.une lanière cachée sous leur robe; ils ne se servent probablement de ceux-ci que comme d'une arme meurtrière Au reste , chacun de leurs ouvrages est acheyé comme s'ils avoient un assortiment complet de nos outils, et les coutures et les tresses qu'ils font avec leurs nerfs, les marqueteries qu'offrent leurs petits sacs, peuvent être comparées à ce qu’ontrouve en ce genre de plug parfait en Europe. En un mot, si on réfléchit à l'état de grossièreté et de barbarie dans lequel vivent d’ailleurs ces Sauvages, à la rigueur de leur climat, aûx neiges. dont leuc pays est toujours couvert, et aux misérables outils qu'ils emploient, on jugera qu'aucune nation ne”peut être mise au-dessus. d'eux pour Pesprit d'invention et l'adresse de ses ouvrages mécaniques.
Nous ne leur avons vu manger que du poisson sec: et de la chair grillée ou rotie. Nous achetâmes de cette chair ; elle nous parut être dé la.chair d'ours , mais elle avoit un goût de poisson. Ils-se nourrissent aussi de la râcine de fougère de la plus grande espèce, dont j'ai parlé dans la description de l’'Entrée de Nootka : ils la font cuire au four , ou ils Papprêtent d’une autre manière. Plusieurs.de nos gens les virent encore manger sans dégoùt d’une sub. stance que-nous avons jugé être de la partie intérieure de
l'écorce du pin. Leurs canots étoient remplis de vases de bois, contenant de la neige qu'ils avaloient avec avidité : peut-être qu'il seroit plus pénible pour eux de transporter de l’eau dans ces vases ouverts. Leur manière de manger est trés-décente et très-propre; ils avoient grand soin d’enlever les ordures qui adhéroient aux choses dont ils vouloient se nourrir ; et quoiqu’ils mangent quelquefois la graisse crue de certains animaux de mer, ils ne manquent . pas de la diviser en bouchées avec leurs petits couteaux. Ils sont très-propres et.très-décens sur leur personne ; leur corps n'offre ni graisse ni saleté; les vases de bois dans lesquels ils semblent mettre leurs alimens étoient en bon état , ainsi que leurs canots , où nous n’aperçûmes ni désordre ni confusion.
Ilparoît d’abord difficile d'apprendre leur idiôme : cette difficulté ne vient pas de ce que leurs mots ou leurs sons se trouvent peu distincts ou confus , mais de ce que les termes et:les sons qu'ils emploient. ont différentes signifis cations ; car ils. sembloient faire souvent usage du même mot, en lui donnant des acceptions très-diverses. Aureste, si nous avions fait un plus long séjour parmi eux, nous aurions peut-être reconnu que c’ étoit une méprise de notre part. Voici les seuls mots que j'ai pu me procurer , et jeles dois à M. Anderson (*). Les Sauvages de Nootka se servoient des premiers dans le même sens , quoique nous n’ayons pas pu d’ailleurs observer d’analogie entre les deux’ dialectes. } sh AO du umo Res
(*) Le public lui doit aussi une assez grande partie de ce Chapitre. On a entre-mélé les remarques de M. Covk des siennes, .
qui ne manquent jamais de jeter du jour sur le point qu’il s’agit déclaircir. : |
Akashou, Namuk, Eukluk,
Aa, Natooneshuk , Keeta, Naema ,
Ooonaka, x
Manaka,
Abhleu,
Weena ,-ou Veena, Keelashuk,
Tawuk, :: :
Amilhtoo,
Whachaï 3
Yaut,
Chilke, Taiba,
Tokke,
( Tin
Chukelo (*),
quel est le nom de cette chose ?
un ornement pour l’oréille.
une peau brune à longs poilsy * peut-être celle d’un ours.
oui,
la peau d’une loutre de mer.
donnez-moi quelque chose.
donnez -moi quelque chose en
échange.
de moi, ou appartenant à moi.
— Voulez-vous échanger cela
contre ceci qui m’appartient.
une pique.
étranger, en parlant de quelqu’un.
‘boyaux dont ils font leurs robes.
gardez cela.
une partie de la peau d’un ours blanc, ou peut-être le poil qui de couvroit.
gardera - je cela ? me’ donnerezvous cela ?
j'irai, où iraïje 8
un.
deux.
trois.
quatre 2
\rog
(*) M. Anderson fait observer sur ces termes numériques, qu’il
ls,
en
PreZ=
O w’il
pe coonk. : (1778) 123
Koeheene, cing?
Takulai, six À
Keichilho, . sept?
Kleu, ox Kliew, huit?
Quant aux animaux de cette partie du Continent de l'Amérique , je dois répéter une remarque que j'ai faite sur ceux de l'Entrée de Nootka : : nous ne les connoissons que d’après les fourrures apportées par les Sauvages : à notre marché. Ils nous vendirent sur-tout des peaux de veaux marins, un petit nombre de renards, des chats blanchâtres, ou des /y#x , des martes communes et des martes . de pin, ‘dé petites herminés , des ours, des ratons et des loutres de mer. I] ÿ avoit plus dé martes , de ratons et de loutres que d'autres peaux; cellés-ci composent en effet le vêtement érdinaire des Naturels ; mais les fourrures du premier de ces quadrupèdes ; qui, en général, étoient d’un brun beaucoup plus clair que Celles de Noofka , surpassoient extrêmement lé reste en Anesse, et loutres et les fnartes étoïent bien plus abondantes ici qu à Nootka ; mais d’une moindre finesse et d’ une mipindre é épaisseur , quoique d'une plus grande étendue , et élles étoient presque toutes dé ce noir lustré, qui est sans doute la couleur dont on fait le plus de cas. Les} | peaux ‘d'ours et dé veaux marins sé trouvérent assez communes; les dernières étoient blanches ‘en général ; et agréablement tachetées de noir, ou quelquefois toutes blanches; la plupart de celles d'ours étoient brunes ou couleur de suie. | — Nous avions vu chacun de ces animaux à Nootka ; mais
n’est pas sûr de leur.signification par-delà le trois; c’est pour ecla qu’il a marqué les termes suivans d’un point d'interrogation,
os.
Re"
me
nous en aperçümes de particuliers à l'Entrée ; dont jé parle dans ce chapitre ; tel est l'ours blanc : les Naturels nous apportèrent plusieurs morceaux de sa fourrure , et même des fourrures entières de quelques individus jeunes, d'après lesquels nous ne pûmes déterminer leur grandeur en pleine croissance. Nous y trouvâmes aussi la wo/werene (1), qui avoit des couleurs très-brillantes ; une espèce d'hermine plus grande que l'hermive ordinaire : c'est la même que celle de l'Ensrée de Nootka : elle est tachetée de brun, et elle n’a guères de noir que sur la queue. Nous achetâmes aussi la fourrure de la tête d’un grand animal,
‘ dont nous ne pûmes reconnoître précisément l'espèce ;
nous jugeâmes cependant sur la couleur, sut la longueur et la qualité des poils , sur le peu de ressemblance qu’elle avoit avec celle d'aucun quadrupède terrestre, que ce pouvoit être le mâle du grand ours de mer. L'une des plus belles peaux qu i semble particulière à cet endroit, car jus+ qu'ici nous n’en avions pas remarqué de cceilles. est celle d’un petit animal d’environ dix pouces de longueur , qui a le dessus du dos brun ou couleur de rouille , avec une multitude de taches d'un blanc sale, et les flancs d’un cendré bleuâtre, parsemé aussi des taches dont j je viens de parler : la queue n’excède pas le tiers de la longueur du corps, et elle est couverte sur les bords de poils blanchâtres. C'est sans doute le même auquel M. Staehlin donne le nom de souris des champs tachetée, dans sa courte description du nouvel Archipel du Nord pa mais
(r) Nous n'avons pu découvrir de quel quadrupède il s’agit ici, el nous avons conservé le mat de l'original.
(2} Description de Kodjiak , pages 32—34.
DE COOK. (1778) 125 n'ayant examiné que des peaux imparfaites, je ne puis dire s’il est de l'espèce de la souris ou de l'écureuil : M. Anderson étoit disposé à croire que c'est l'animal décrit par M. Penuant , sous le nom de marmotte de Casan, La multitude de fourrares annonce que les espèces des animaux que je viens d'indiquer soat très-répandues ; il faut observer que nous ne vimes ni des peaux de renne , ni des peaux de daim.
Parmi les oiseaux que j'ai cités en faisant la description de Noo!ka, nous ne trouvâmes ici que l'aigle à tête blanche, le uigaud, l’alcyon ou le grand martin-pécheur , lequel avoit des couleurs trés-brillantes; le colibri, qui vint souvent voltiger autour du vaisseau, tandis que nous étions à l'ancre : il est difficile que ce dernier passe l'hiver dans un climat si rigoureux. Les oiseaux aquatiques que nous aperçûmes étoient des oies , une petite espèce de canard , pres@ue pareille à celui que j'avois trouvé à la terre de Kerguelen ; une autre espèce, qu'aucun de nous ne connoissoit , et quelques-unes des pies de mer à bec rouge , que nous avions vues à la terre Van-Diemen et à la Nouvelle-Zélande, Ceux de nos gens qui descendirent sur la côte tuèrent une gélinote à longue queue, une bécassine et des pluviers. Quoique les oiseaux aquatiques , et en particulier les canards et les espèces qui fréquentent les côtes, se montrassent en assez grand nombre, ils étoient si sauvages qu'on ne pouvoit guères les nrettre à la po@tée du fusil, ea sorte qu'ils nous offrirent peu de rafraîchissemens. Le canard dont je parlais tout-àl'heure est aussi gros que le canard sauvage ordinaire; il est d’un noir fêncé ; il a la queue courte et épeintée, les pieds rouges, le bec blanc, teint de rouge vers l'extrémité , et
de chaque côté une large tache noire presque carrée, auprès de la base où il s’élargit : il porté sur le front une tache blanche triangulaire , et'une autre plus considérable sur le derrière du cou. Les couleurs de la femelle sont beaucoup moins vives, et son bec n’a aucune des jolies teintes de celui du mâle, si j'en excepte deux points noirs qui sont obscurs.
Il y a de plus une espèce de plongeon qui semble parti culière à cette Entrée; il est à-peu-près de la grosseur d’une perdriæ il a le bec. court, noir et comprimé; la tête et la partie supérieure du col d'un brun noir, le reste d’un brun foncé, ondoyé d’un noir mat, excepté le dessous qui est par-tout d'une teinte noirätre semée de points blancs. Un autre individu que nous examinâmes ( c'étoit peut-être une femelle ), avoit la partie inférieure plusblanche. Nous remarquâmes d'ailleurs un petit oiseau de terre de l'espèce du pinçon ; à«peu-près dela grosseur du bruant ; mais nous. présumâmes’que c’étoit un des oiseaux qui changent de couleur avec la saison et selon les climats qu’ils habitent :: il offroit alors une couleur d’un brun obscur, une queue rougeâtre ; l'individu que nous primes pour un mâle avoit une large tache jaune au sommet de la tête, et d’autres noires dans la partie supérieure du cou ; mais les taches noires se trouvoient sur la poitrine de la femelle. :
Nous ne nous procurärmues d’autres poissons que des torsk (*)et des plies ; les Naturels nous vendirent @ plupart de ceux" que nous mangeâmes ; nous primes ‘autour
(*) Les Yctyologistes françois chercheront le nom qui faut donner à ce poissou dans notre langue. . ( ZVote du Traducteur. )
DE COOK:. (1778) 127 du vaisseau un petit nombre de scu/pins, des étoiles pourprées qui avoient 17 ou 18 rayons. Nous observâmes que les rochers sont presque dénués de coquillage ; mais nous
aperçümes des crabes d’une grosseur considérabe,
Nous ne vimes de métaux que du cuivre et du fer; l’un et l’autre, mais sur-tout le dernier, étoient en si grande abondance qu'ils formoient les pointes de Ja plupart des traits et des lances. Les Sauvages se peignent avec un ocre rouge qui est très-cassant et onctueux, ou avec un minerai de fer dont la couleur approche de celle du cinabre ; avec un fard bleu etbrillant dont nous ne pûmes nous procurer des échantillons; et du plomb noir. Chacune de ces substances paroît être rare ; car les Naturels en apportèrent une petite quantité de la première et de la dernière , et ils sembloient la conserver soigneusement.
Peu de végétaux frappérent nos regards ; on ne voit guères dans les bois que le pin du Canada et Je Spruce : il y en avoit quelques-uns d'assez gros.
Ces Sauvages doivent avoir reçu d’une Nation civilisée les grains de verre et le fer que nous trouvâmes parmi eux. Les observations insérées plus haut prouvent, d’une manière à-peu-près sûre, qu'ils n'avoient jamais communiqué directement avec les Européens ; il ne reste plus qu'à déterminer d’où leur venoient ces ouvrages de nos manufactures. 1] paroît qu'ils les ont reçus par l’entremise des Tribus établies dans l'intérieur des terres, depuis la baie d'Hudson, ou depuis nos établissemens surles lacs du Canada. Selon une autre supposition, qui n’est pas, il
est vrai, aussi vraisemblable , les navires Russes qui partent du Kamstchatka, ont déjà étendu leur commerce jusqu'ici, ou du-moins les habitans des Isles des Renards,
| 128 TROISIÈME VOYAGE les plus orientales , communiquent le long de la côte avec
ÿ ceux de l'Entrée du Prince Guillanme(*),
: Quant au cuivre, il semble que les säuvages se le procurent eux mêmes, ou du-moins il passe en peu de mains avant de leur arriver; car lorsqu'ils nous demandoient quelque chose en échange de leurs richesses , ils avoient coutume de noys faire entendre qu'ils possédoient une assez grande quantité de ce métal et qu'ils n'en vouloient pas davantage.
En supposant qu'ils ont reçu de la côte orientale du Nouveau-Monde des ouvrages de nos manufactures d'£urope , par léntrémise ‘des peuplades établies dans l’intérieur du pays, il est assez singulier toutefois qu'ils n'aient jamais donné en échange des fourrures de leurs loutres de mer ; car s'ils en avoient donné, on auroit dù en voir à une époque quelconque aux nviréfs de la baie d'Hudson, et je ne sache pas qu'on y en ait vu. Pour répondre à
rec rle rretne — j CREER, DS LE LIST NE Ms RSS
° (*) Muller, dans sa Relation du Voyage fait par Bebring, en | s74t, à la côte d'Amérique , cite un fait qui semble décider cette question. D'après le passage qu’on va lire, il paroît.que les Russes trouvèrent du fer aux £sles S'chumagin : « Ut seul homme avoit » un couteau pendu à sa ceinture, qui parut fort singulier à nos » geus par sa figure. 11 étoitlong 4e huit pouces, fort épais, et » large à l'endroit où devoir être Îa pointe. On ne peut savoir » quel étoit l’usage de cet outil ». Découvertes des Russes, p. 274.
S'il y avoit du fer parmiles Naturel; de cetie partie de la côte d'Amérique, avant qu’elle fût découverte par les Russes, et avant que les négocians du Kamstchatka y apportassent des objets de commerce, n'est-il pas clair que la peuplade de l’Entrée du Prince Guillaume , ainsi que celle des {ses S'chumagin , a dù tirer ce métal de la seule,source qui semble à sa portée, c’est-à-dire des établissemens européens qu’on trouve sur la côtc Notre du Nouveau-Monde?
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pronains oient oient assez t pas
le du l'Eulinté- ’aient res de roir à isons
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g, en cette Russes avoit à nos is, et savoir côte ss et bbjets e du tirer -dire R-Fst
DE COOK. (1778) 139 cette question difficile, il convient de faire valoir l’'éloignement où se trouve l’Enrrée du Prince Guillsume à l'égard de la baie de Æudson ; quoique cette distance n’empêche pas les marchandises européennes d'arriver si loin parce qu’elles sont d’un prix infini aux yeux des Sauvages, elle peut empêcher !ês fourrüres qui sont des choses com. muues de se porter au-délà des deux ou trois différentes Tribus : ces Tribus intermédiaires les emploient vraisemblablement à se vétir, et cles en envoient du côté de l'Est, fusqu'au point où l’on rencontre des négocians d "Europe,
d’eutres q'elles eAiment moins parçe qu’elles viennent des auimeux de leur pays. :
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