‹ Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique [microforme]Chapitre 50 sur 68 · Tome ZIT · texte numérisé non relu

Tome ZIT

pi NE ns

mation d’une journée : le lendemain au matin, je me rapprochai à trois ou quatre milles de la terre , où nous rencontrâmes une multitude de pirogues chargées de provisions. Nous mimes en panne, et nous continuäâmes nos échanges avec les Insulaires jusqu’à quatre heures du soir : ayant embarqué une quantité assez considérable de vivres à cette époque, nous fimes de la voile, et nous nous étendimes au Nord. *

Je n’avois jamais rencontré de peuples sauvages aussi peu défians et aussi libres dans leur maintien que ceuxci. Ils envoyoient communément aux vaisseaux les différens articles qu ils vouloient vendfe; ils montoient ensuite euxmêmes à bord , et ils faisoient leur marché sur le gaillard d’.rrière : les O- Taïtiens, malgré nos relâches multipliées, mont pas autant de care en nous. J’en conclus que les habitaus d'Owky4ee doivent être plus exacts et plus fidèles dans leur commerce réciproque que les Naturels d’O- Taiti; car s'ils n’avoient pas de la bonne-foi entre eux, ils ne seroient pas aussi disposés à croire à la bonne-foi des étrangers. Il faut observer de plus, à leur honneur ,

qu'ils n’essayèrent pas une fois de nous tromper dans

les échanges, ou de commettre un vol. Ils entendoient fort, bien le commerce, et ils sembloient deviner parfaitement pourquoi nous longions ainsi la côte; car quoiqu'ils nous apportassent des provisions en abondance, et particulièrement de petits cochons, ils eurent soin de les tenir à une juste valeur , et ils les reconduisoient à terre plutôt que de les donner au-dessous du prix dont ils les jugeoient susceptibles.

Le 22, à huit heures du matin, nous revirâmes au Sud, avec une brise fraiche de l'Est-quart-Nord-Est ; à midi,

me rap- Jus r'en- > provines nos du soir:

e vivres us éten-

eg aussi je Ceuxlifférens uite euxgaillard tipliées , s que les as fidèles els d’'Ore eux, onne-foi onneur , per dans endoient r parfaiquoiqu'ils et parles tenir re plutôt ugeoient

s au Sud, à midi,

notre latitude étoit de 20 degrés 28 minutes 30 secondes, et le pic couvert de neige nous restoit au Sud-Ouest un demi-rumb-Sud : nous l’avions assez bien vu le : jour précédent; la neige paroissoit s'être accrue depuis la veille, et s'être étendue plus bas sur la croupe de la colline. Je gouvernai au Sud-Est jusqu’à minuit ; je portai alors le cap au Nord jusqu’à quatre heures du matin que nous reprîmes la route du Sud-Est; et comme le vent souffloit du Nord- Est-quart-Est, nous espérions doubler Isle. Nous en serions venus à bout si le vent ne nous eût manqué, et Si nous ne nous étions pas trouvés à la merci d’une grosse houle qui nous entraîna avec vitesse vers la terre, éloignée-seulement de deux lieues. Nous parvinmes enfin à gagner le large, et de légers souffles de vent qui survinrent avec des ondées de pluie, nous mirent hors de danger. Tandis que nous fümes en calme, plusieurs Insulaires arrivérent avec des cochons , des ailes du fruit et des racines. Nous achetâmes g Are une ojie qui étoit à-peuprès de la grosseur du canard de Moscovie , et qui avoit le plumage d’un gris sombre, le bec et les CE poires.

Ayant acheté, à quatre ME du soir , les Cargaisons eutières des Naturels du pays, lesquelles MRCUS à nos besoins, nous fimes de la voile, et nous nons étendimes à

l'Est à l’aide d'un vent de l'Est-Nord-Estf minuit nous

revirâmes de bord, et nous portâmes au Sud- ‘st. Supposant que la Découverte nous verroit revirer , je ne l'en avertis pas par le signal ; mais nous reconnûmes gosuite qu’elle ne s'en étoit pas aperçue, et qu’elle continuoit à

cingler aù Nord ; car le lendemain, à la pointe du jour, nous ne la découvrions plus. Le ciel étant brumeux à cette époque, notre horizon avoit peu détendue , en sorte

Al Dh 4!

em mm

Page 1