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vice be lui offroient pas un moyen de préparer de plus en plus la réussite de ses projets, il les passoit avec. une sorte S'hnpatienen,
1l n’est pas besoin de citer ici les occasions où.il développa ses qualités au milieu des entreprises importantes qui ont rempli les dernières années de sa vie ; je me contenterai d'exposer le résultat des services qu'il a rendus à | la Géographie et à la Navigation.
Il n’y,a peut-être pas de science qui ait autant d’obligatiôn à un seul homme que la Géographie en a au Capitaine Cook. Dans son premier Voyage à la Mer du Sud, il a découvert les Zs/es de la Société ; il a prouvé que la Nouvelle-Zélande forme deux Isles ; il a reconnu le détroit qui les sépare, et il en a relevé toutes les côtes ; il a parcouru ensuite la côte orientale de la Nouvelle-Hollande , inconnue jusqu’à lui, et il a ajouté aux cartes de cette partie du Globe une étendue de terrain de 274<dtgrés de latitude ou de plus de 2000 milles.
Son second Voyage autour du Monde a résolu le grand problème du Continent austral ; car il a traversé l’hémisphère Sud entre le quarantième et le soixante-dixième parallèle ; il a démontré qu'il ne peut y avoir de Continent à moins qu'il ne se trouve près du Pôle , et dans des parages inaccessibles aux vaisseaux ; il a dé luess) la Nouvelle- Calédonie , lisle la plus étendue de l'Océan Pacifique après la Nouvelle-Zélande ; il a découvert de plus lisle de. la Géorgie ; une côte nouvelle qu’il a appelée la terre de Sandwich, ou la Thule de l'hémisphère austral ; après avoir visité deux fois les mers du Tropique, ila fixé la position des terres aperçues autrefois par les Navi. gatéurs , et il en a trouvé plusieurs qui étoient inconnues.
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DE COOK. (1779) 377 + Mais son troisième Voyage, dont il est ici question ,.est distingué par l'étendue et l'importance de ses découvertes, Indépendamment de plusieurs petites Isles qu'il a trouvées dans l'Océan Pacifique du Sud, il a découvert au Nord de la ligne équinoxiale le groupe appelé Isles Sazdwick, dont la position et les productions promettent plus d'avantages à la Navigation des Européens qu'aucune autre des terres de la Mer du Sud ; il a découvert ensuite et relevé la partie de la côté occidentale d'Amérique qui demeuroit inconnue depuis le quarante-troisième degré de latitude Nord , c'est-à-dire une étendue de plus “de 3500 milles ; il a déterminé la proximité du Continent de l'Asie et de celui de l'Amérique ; il a traversé le détroit qui les sépare; il a relevé les terres de chaque côté, à une assez grande hauteur pour démontrer qu'il est impose sible de passer de la Mer Atlantique dans l'Océan Pacifique, ou par la route de l'Est, ou par celle de l'Ouest ; enfin, si j'en excepte la mer d'Amur et l'Archipel du Japon, sur lesquels on n’a encore que des détails imparfaits, il a complété l'hydrographie de la partie du Globe qui est habitable (*} En qualité de marin, ses services ne sont peut-être pas moins brillans, et à coup sûr, ils sont aussi importans et aussi utiles. Le moyen de conserver la santé des équipages, qu’il a découvert et qu'il a suivi avec tant de succès, forme une nouvelle époque dans l’histoire de la navigation ; et les siècles futurs le mettront au nombre des amis et des bienfaiteurs du genre-humain.
(*) On trouve dans l’Introduction un précis plus détaillé des découvertes du Capitaine Cook, e (Vote du Traducteur.) 24*
872 TROISIÈME VOYAGE Ceux qui connoissent l'histoire de la marine savent à
quel prix ou s’est procuré jusqu’à présent les avantages
qui résultent des voyages en mer ; la maladie terrible qui est la suite des longues navigations, et dont les ravages ont imarqué les pas des hommes à qui nous devons la découverte des nouvelles l'èrres, seroit devenue un obstacleinsurmontable à l'exécution des entreprises de cette espèce, "sion n’avoit exercé , sur la vie des matelots, une tyrannie qu'il est impossible de justifier. Il étoit réservé au Capitaine Cook d'apprendre au monde entier,'après des essais réitérés, qu’il y a des moyens de prolonger des voyages en mér durant trois ou quatre ans, dans des parages inconnus, sous tous les climats, même les plus rigoureux, . non-seulement sans nuire à la santé, mais sans diminuer le moins du monde la probabilité de la vie des équipages. Ila rendu un compte détaillé de sa méthode dans un mémoire lu en 1776 à la Société Royale (*), et on a indiqué en divers endroits de ce Journal, ce qu'il a fait dans sa dernière expédition pour en perfectionner les progrès. Quant à ses talens pour la manœuvre et les diverses parties de la marine, j'abandonne ce point au jugement des . hommes qui connoissent le mieux la nature des entreprises dont on l'a chargé. Ils déclareront tous, que pour conduire avec des succès si unifôrmes et si invariables trois: expéditions si dangereuses et si difficiles, d'une longueur si peu commune , et dans des situations si diverses et si périlleuses, il a eu bise non-seulement de connoissances sûres et profondes de son métier, mais d’un génie vaste et puissant, fertile en ressources, qui sût tout-à-la-
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(*) Qu lui adjugea la médaille d'or de sir Godefroy Copley.
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P DE COOK. (1779) 373 fois exécuter les grandes opérations et les détails les plus minutieux du service.
Après avoir raconté la mort de mon respectable ami d’une manière fidelle, et aussi complette que l'ent permis mes observations et celles de mes camarades, je livre sa mémoire à la reconnoissahce et à l'admiration de la posté. rité. Je n’ajouterai plus qu'un mot ; j'ai accepté avec regret l'honneur que m'a procuré. sa mort, de voir inon nom réuni au sien je n'ai pas cessé, és dnt sa vie, de lui donner les témoignages d'affection et de édc que je viens de donner à ses mânes, et mon cœur m'en a toujours fait une loi.
ne CHAPITRE IV. ï
Suite, de nos opérations à .Owhyhee, aprés la mort
de, M. Cook. Trait de courage du Lieutenant des
soldats de marine. Danger que court le détacheanent qui étoit au Morai. Bravoure d'un des habi-
tans de l'Isle. Délibération sur ce que nous devions faire. Nous réclamons. le corps du Capitaine Cook. Koah et les Chefs du Pays éludent: notre demande ; leur conduite insidieuse. Insolencé des Naturels. Promotion des Officiers. Deux. Prêétres arrivent avec une partie du corps. Valeur extraordinaire de deux jeunes Gens. Nous brülons le village de Kakooa. L'incendie consume, malgré nous, les habitations des Prétres. On nous rapporte les restes du Capitaine Cook. Départ de la Baie de Karakakooa.