RATS
Du RD À nn crier
négociation, si je ne commençois par quelque chose qui pôt rétablir la confiance, et j'ordonnai à mes embarcations armées de s'arrêter : je pris le petit canot, et je m’avançai
seul, un pavillon blanc à la main. J'eus la satisfaction de voir que les Naturels me comprenoient; car ils me répondirent
par un cri de joie universel. Les femmes revinrent sur le champ dela croupe de la colline où elles s’étoient réfugiées ; les hommes déposèrent leurs nattes de combat ; ils s’assirent tous au bord de la mer, ils me tendirent les bras, et ils m'invitérent à descendre. .
Quoique cette conduite indiquât des dispositions très-
-amicales, il me resta malgré moi des doutes sur la sincérité
des Insulaires. Mais, quand je vis Koah se jeter au milieu
des flots, un pavillon blanc à la main, et nager vers mon :
canot, avec une hardiesse et une tranquillité qu’il estdiffiche de concevoir , je crus devoir répondre à cette marque de
confiance, et je le reçus sur mon bord, quoiqu'il fût armé.
Ses armes n'étoient pas propres à diminuer nos soupçons, et j'avoue que j'ayois depuis long-temps une opinion défavorable de lui. Les Prêtres nous avoient toujours avertis qu’il étoit méchant, qu’il ne nous aimoit pas; et des actes multipliés de dissimulation et de perfidie de sa part, nousavoient convaincus de la justesse de cet avis. L’odieuse attaque du matin, dans laquelle il avoit joué le principal rôle, m’inspira de l'horreur, et je fus affligé de me trouver près de lui : il vint à moi en versant des larmes feintes, et il m’embrassa ; mais je me défois tellement de ses intentions, que je ne pus m'empêcher de saisir la pointe de son PA et de l'écarter. Je lui dis que nous redemandions le corps du Capitaine Cook, et que nous déclarions la guerre à l'Isle entière, si on ne me le rendoit pas à l'instant. Il m'as-
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DE COOR. (1779) 885 sura qu'on me le rendroit le plus tôt possible; qu'il iroit lui-même le chercher ; m'ayant, ensuite demandé un mor: cesu de fer; avec autant d'assurance que s’il n’étoit rien arrivé d'extraordinaire, il sç jeta à la mer, et il gagna la côteàlamage, en criant à ses, compatriotes que npusétions encore amis... i |
Nous atteadimes son retour près d’une heure, Ses une grande perplexité. Durant cet. intervalle , mes autres embarcations s’étoient assez approchées du rivage pour entrer en conversation avec des Naturels postés à quelque distance de. nous ; on fit entendre clairement à ma petite troupe, que le corps. de M. Cook avoit été dépecé. etemporté dans, l'intérieur du pays ; mais je ne sus ces- sai Jorsque je fus de retour aux vaisseaux. : sas brod
Je :commençai à montrer.de l'i imetisne eur le léntene de Koab , et les Chefs me pressèrent vivement élors:dé descondré à à terre ; ils m'assurèrent qu'on-me rendrait! le corps, si je reulais aller moi-même trouver. Terséeoboo. Voyaut que j'avois pris la résolution de nejpoint débarquer, ils parurent désirer de conversegayec nous, plus fl'aise, et ils essayèrent d'attirer mon.çauot parmi des roches, où ils auroient pu couper ma retraite. Il. 'étoit, pas diff cile de pénétrer cet artifice ;'et je songeois à rompre; ma négociation, quand je vis arriver un; Chef, ami particulier du Capitaine Clerke ; et. des Officiers de l Découverte , vaisseau sur lequel il s'étoit embarqué, pour passer à Mowee lors de notre dernier départ de la baie ; il nous dit'qu'il venoit nous avertir, de la part de Terreeoboo’, que le corps de notre Commandant avoit été porté dans l'intérieur de l'Isle, mais qu'on le rapporteroit le lendemain au matin, Son maintien etses propos annonçoient beauçoup