Tome III
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‘de sincérité : je lui déniandai sil meritoit ; etil acéroché Fun à l'aotre ses deux avant-doigts, geste qui, part ces Insulaïres, est un sigue de vérité sur lequel ils sont trèsscrupuleux. :
Ne sackiant qel parti prétdre y je chargeai M. Van couver d'aller instruire le Capitaine Clerke de èé qui venoit de se passer ; de lui dire que jé tie croyois ‘pas les Ins:laires disposés à tenir leur parole, que loi d'éprôuver de Faffliction sut ce qui étoit arrivé, leuts derniers saccès leur donnäient du contraire béancoup de cottage et dé
ctifaité; qu'ils né chérchioïent qu'à gagtiet du teps ;
sfintde'découvtir an moyen de nous méttre:en lear pou: voix:M. Vänébüver me rapporta un ordre de retourner à bord, après avoir fait comprendre aux Nataréls que nous détesitious k bowrgade, si on ne nous rédoit rpele lendniain le ‘corps de M. Cook. |
-!Lortqueles Naturels s'apergarent que nonë tetournions aux vaissealx; ils nous provoquèrent par les gestes les plus ipsuhtaus etles plus dédeigheux. Quelques-utis de tios géis &iretit qu'ils avoieët vu'plusieurs des Iasahires se préméher ed tHiotiphe avec les habits de tiôs malheuteut éiharades; qu'ils avoient distiigué éhtré aütres üñ Chef qui brindissoit l'épée de M: Coëk ; et unie fémme qui terioit Ie fourtéau. H'patoît chair que titte modération léur denna mäüväise idée de notre valeur ; car ils né pouvoienit avoit qufuné hotion bien. cohfuse des pridcipes dhamantté qui tous dirigéviént.
: Quand j'éas rendu colaÿhe. au Capitaine Cletke des dise positions ét des projets que je süppôsois aux habitans de Pisle, on prit les medutes dé défense les. plus efficaces, en édit dis viñseht hous attaquer pètidant là nait, Ou aimarte
ccochs rt ces it très -
M. Van- ) ce qui ‘pas Îles prouver lé succès ge et dé | tebbps ; eur pou:
oüriter à que noûs &S ke len-
outhions sestés les s de to$ aires se theutréeux üñ Chef Qui terioit ar donna ent avoir atité pi
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DB CO0K. (1779) 387 aux chaînes des basses vergues les embarcations des deux Yaisseaux ; on augmenta le nombre des-sentinelles sur #4 Résolution et la Découverte, et nous nous environnämes de bateaux de garde, afia qu'on ne pôt couper nos cables. Nous aperçümes durant la nuit un nombre prodigieux de. lamières sur les collines , et quelques personnes dés équipages iaginèrent que pour se soustraire à nos menaces, les Naturels transportoient leurs richesses dans l'intérieur du pays; mais je pense plutôt qu'ils faisoient des sacrifices à l'occasion de la guerre dans laquelle ils se croyoient engagés, et qu'ils brülèrent alors lés corps de nos infortunés camatades. Nous découvrîtmes ensuite des feux de la même espèce, quand nous dépassômes Aorosoï ; et phisieurs des habitans de cette Isle qui se trouvoient à bord, nous dirent qu'on les avoit allumés à cause de la guerre
qu'ils venoient de déclarer à une Isle voisine. Noûs avions
appris aux Zs/es des Amis et de la Société , qu'avant de marcher. à l'ennemi ,'les Chefs s’efforcent toujours d'exciter et d’enflammer le courage du peuple per des fêtes et des réjouissances nocturnes, et il paroît qu'on observe iei on usage à-peu-près pareil La nuit ne fut troublée que par des cris et des SAN tions qui venoient de la côte : Koah arriva à la hanche de da Résolution le 15, dès le grand matin; il epportoit des
étoffes et un peut nible, qu l demands la permission
de m'affrir, J'ai déjà fait pH que les Insulaires îne
croyoient fils du Capitaine Cook; et comme :il leur avoit
toujours laissé cette opinion, ils pensoient vraisembla-
blenient que depuis sa mort j'étois le Chef des vaisseaux.
Je me réndis sur le tillac; je lui parlai du corps de notre
Comnisndent : n'ayant réçu dé lui que des réponses a- 25%
biguës , je refnsai ses présens , et je l’aurois renvoyé en ‘lui montrant de la colère, si le Capitaine Clerke n’avoit jugé plus convenable de garder , à tout événement, l'apparence de l'amitié , et de le traiter avec les égards ordinaires.
Ce. perfide Insulaire vint le: soir auprès de nous, à diverses reprises ; il apportoit des bagatelles dont il vouloit nous faire présent ; et ayant toujours remarqué qu'il exe minoit avec attention chaque partie du vaisseau, j'eus soin de lui montrer que nous étions en état de nous défendre...
Il pressa vivement le Capitaine Clerke et moi d'aller à terre ; il accusa les autres Chefs de retenir les corps de nos camarades, et il assura qu'une entrevue avec Terreeoboo réglecoit tout à notre satisfaction ; mais d'après les soupçons que nous laissoit sa conduite, il n’étoit pas prudent de l'écouter : en effet, nous fûmes instruits par la suite d’un fait qui dévoila la fausseté de ses prétextes. On nous dit qu'immédiatement après l’action où le Capitaine Cook fut tué, le vieux Roi s'étoit retiré dans une caverne placée au milieu de la partie escarpée de la montagne qui pend sur la baie, et à laquelle on-ne peut arriver qu'avec des cordes; qu'il y resta plusieurs jours, et qu'on lui jeta des vivres attachés à des cordes. .
Lorsque Koah descendit à terre, à son retour des vaisseaux, nous nous apergümes que ses compatriotes, qui s'étoient rassemblés sur la grève dès la pointe du jour, en troupes nombreuses, se précipitoient ‘autour de lui: avec <mpressement : nous jugeâmes qu'ils vouloient savoir ce qu'il avoit appris, et ce qu'il convenoit de faire. Il est . vraisemblable qu'ils comptoient sur l'exécution de nos menaces , et ils paroissoient bien déterminés à se défendre.
envoyé en ‘ke n'avoit nent , l’apégards or-
ous, à ditil vouloit qu'il exa- , j'eus soin défendre.
moi d'aller s corps de avec Teris d'après n'étoit pas struits par prétextes.
ù le Capidans une pée de la on-ne peut urs jours, es. ,
ir des vaisiotes, qui lu jour, en é lui: avec ‘savoir ce ire. Il est de nos me-
défendre.
DE COOK. (1779) 389 Toute ls matinée nous entendimes des conques en différentes parties de la côte ; nous vimes de nombreux détachemens qui traversoient les collines; en un mot, nous avions une perspective si alarmante, que nous mîmes à la wer des ancres detoue, afin de pouvoir conduire les vaisseaux par le travers de la bourgade, si lon nous attaquoit; nous plaçimes en outre les bateaux à la hauteur de la pointe septentrionale de la baie à ps qu'on ne nous surpas de ce côté.
Les Naturels ayant manqué à la promesse qu'ils avoient faite de nous rendre les corps de nos camarades et toute leur conduite annonçant alors des hostilités , is délibérâmes de nouveau sut les mesures que nous devions prendre. Il fut décidé que nous nous occuperions avant tout du mât de 4 Résolution et des préparatifs de notre départ ; que nous continuerions cependant nos/négociations au sujet du corps de M. Cook et de ceux dés soldats de marine, F5e
On employa la plus gi partie dé la jure: à placer sur le tillac le mât de Zz Résolution, de manière que les Charpentiers pussentle travailler , et à faire les changemens nécessaires dans les commissions des Officiers. M. ‘Clerke, à qui passoit le commandement en chef, vint à bord de la Résolution ; il nomma le Lieutenant Gore Capitaine de la Découverte, et il donna la Lieutenance vacante à M. Herveyÿ; l'un de nos Midshipmen , qui avoit suivi M. Cook dans ses deux premiers Voyages. Les Insulaires ne formèrent aucune tentative contre nous. À l'entrée de la ouit on amarra de nouveau la chaloupe aux chaînes des basse vergues, et on plage des bateaux de pur autour des deux vaisseaux. -!
Sur les huit heures du soir ; on entendit unes pirogue qui ramoit vers Za Résolution ; du moment où on l'aperçut, les deux sentinelles qui étoient sur le pont lui tirèrent des coups de fusil. Les deux hommes que portoit cette embarcation se mirent tout de suite à crier Tinnee (c'est ainsi qu'ils prononçoient mon nom);ils dirent qu'ils étoient nos amis, et qu'ils vouloient me. doaner .quelque chose qui avoit appartenu au! Capitaine Cook. Lorsqu'ils arrivèrent à bord, ils se jetérent à nos pieds, etils parurent tréseffrayés. Ménéeiag ion ni l’un ni l’autre ne se trouvoit: blessé, quoique les balles de nos sentinelles eussent percé leur pirogue. Nous reconnûmes l'un des Prêtres dont j'ai parlé plus haut, qui accompagnoit toujours le Capitaine: Cook, en observant le cérémonial qüe j'ai déjà décrit, et qui, malgré le rang distingué qu'il occupoit dass l'Isle ; vouloit absolument remplir auprès de lui les fonctions de nos derniers domestiques. Après avoir versé un torrent de larmes sur la nort d'Orono , à sous aveftit qu'il apportoit une partie du corps. Il nous présénta ensuite un petit paquet couvert d’étoffe, qu'il tenoit sous son bras; il m’est impossible de décrire l'horreur dont naus fümes saisis à la vue d'un morceau de chair humaine d'environ neuf ou dix livres. H nous apprit que c'étoit tout ce'qui én restoit, que les autres parties avoient été dépecées et brûlées , mais que Terrecoboo et les Erves avoient eüleut possession la tête et les os, excepté ceux de la poitrine , de l'estomac et du ventre; que Kaoo, Chef des Prêtres, avoit reçu, pour l’emiployer à des cérémonies redigieuses,, la portion qui étoit devant nous , et qu'il nons Tenvoyoit, afin de nous prouver son innocence et son attachement.
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se trous eussent s Prètres jours le j'ai déjà
humaine toit tout lé dépe- ‘avoient x de la hef des nies reil nons SOn at
DS CO08.. :(1779) gt Ig'effroit une occasion de nous infoemes siles babitèus de ces Jsles. sont cannibales , et nous ue ls négligeñdies pas. Nous essayâmes d’abord, par des questions inditectps faites à chacun d'eux en oeninliér, de savoir comuient. on.avoit disposé du reste des corps. Ils réponditent constamment lun. et Jleutre, qu'on avoit brülé. tonte la chair aprés l'avoir dépatée ; nous leur demandèmes enfin s'ils m'en avoient pas mangé une partie ? À cette idées, ils montrèrent sur-le-champ l'horreur qu'auroit pu montrer. un Européen, et ils nous demandèrent très-naturellemens
-Si nous éliqus dans l'usage de manger de la chair hu-
maine ? [ls nous proposèrent ensuite. éette question avec beayçoup. d'inquiétude , et d'us:ton qui annonçoit la frayeur :, Quend lOrono revjendra-t-il ? et que nous Jere-t-il à son retour? Plusieurs Insulaires nous propo-
sérent. depuis la même question. C'étoit une suite ; des hommages qu'ils lui avaient rendus, et il paroît évident
qu'ils .regardoient M. Cook comme :un être ar naturè supérieure,
Nous. pressimes mos deux amis de demeurer à bord jusqu'au matin; mais nos-solicitations furent ioutiles : ils nous dirent que si leur voyäge étoit connu du Roi ou des Chéfs, il pourrit avoir les suites les plus ficheuses pour toute Jeup Communauté ; que voulant se soustraite à ce walkeur ,ils:avoient été eoritraints de nous venir trouver
Januit, et qu'ils seroient obligés de retourner à terre avec’
la méme précaution , c'est-à-dire; en cachètte. Us nous apprirent d'ailleurs queles Chefs déciroient vivement de venger la mort de leurs compatriotes; ils nous.recommandèrent de:nous défier de Koah en particulier, qui, sjoutèrentls $ étoit notre:engemi mortel et implacable, et qui cherchoit
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393 ( TiJTROISIÈME VOYAGE
avecardeur 0 occasions: de nous combattre; que le son des conues ; ‘que nous avions enténda le matin," étoit un ve de défi. * or.88{ Nous 'sûmes de ces deux Prêtres, qué dix-sept Insulaires avoient été tués dans le premier combat doniié au village de Kowrowa ; que! cinq Chefé:y pérdirént la‘vie!, étque Kaneena:et son frère, nos lamis: ‘particuliers, furent mélhëureusement de ‘ce. nombre: Ils dirent encore que huit autres; parmi lesquels on comptoit trois hommes ‘du premier rang, avoient été tués à l'observatoire: QE EL “Nos deux amis nous quittérent sur les ouze ‘heures; ils nous. prièrent deles faire accompagner ‘pr ui de’nôs bateaux dergarde, jasqu'à:ce qu'ils eussent dépassé notre conserve ; ils craignoient-qu'on ne leur tirât de nouveaux coups de “fusil, qui pourroient donner l'alarme à leurs. copatiiates, et les éxposer au danger d'être découverts. Nous fimes cequ’ils désiroient, et nous eûmes le:plaisir de lesivoir sarriver:sur la côte; sains’et saufs ; et sans: “être aperçus. DAUREETT ! Nous entendinies ; jusqu’au lever de l'aurore; es ehñs, le burlémens et les lamentations que nousavions entendus Ja puit précédentes Le:16, dès le grand mativ; nous re gûmes. une seconde visitesde Koah.: Je dois. ira quéje fus un peu; piqué de voir;que, malgcé. les. marques: les: plus sensibles de sa perfidié, et:malgrél'assurante positive: des, Prêtres ; on lui permettoit:de jouer la mémeifarce;:eti de nous regarder du-moins.comme les dupes de son:hypocrisie et de.sa dissimulation. Notre conduite, :il {faut en; convenir ,.étoit devenue un:.peu-mal-adroite', ‘et ellé ne; promettoit. guères, de, succès. ; Aucune des vuès!qui nous; avoientdéterminés à ces mesures pacifiques, ne:se trou voit.
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DE COOK. (1779) 393 encore remplie : on:n'avoit pas répondu d'une manière satisfaisante à ce que nous avions demandé ; notre réconciliation avec les Insulaires n’avoit pas fat un pas ; ils se maintenoient toujours en force sur le rivage, comme s'ils avoient voulu nous empêcher de débarquer, et cependant nous:étions contraints de descendre dans l'Isle; car'il n’étoit plus possible de différer de remplirnos futailles. :..Wobserverai tontefois:en faveur: du Capitaine Clerke, que vu:la multitude inmombrable des Naturels, et l'intré< pidité avec: laquelle ils::sembloient nousaîtendre, une attaque n’auroit pu sd faireisansiquelque danger, et que la perte d'unnombred'homaies ; même pétit; nouseùt fort génés durent le reste da voyage. Si le délai que mous mîmes à l'exécution de nos menaces affoiblit dans l'esprit des Insulaires l'opinion: qu'ils avdient de notre valeur, elle eontribus du-moins à disperser leursiguerriers : cat voyant que nous demeurions dans l'inaction, A Agir dérables de: ces’ guerriers: remontècènt ei collines: lé même jour, vers midi, après avoir sonné de leurs conques, et nohs avoir adressé beaucoup d'autres défis, et'.on'ne. les revit plus.’ La hardiesse et: l'insolence de ceux.qui gardoient la; côte: ne: diminus point. L'un d'eux eut l'audace de venir .à l'avant de 2. Résolution; àla portée.dp mousquet; et quand il.nous.eut jeté plusieurs pierres, Al'agité cur-sa tête le chapeau du Capitaine C
tandisque.ses compatriotes, postés sur la grève ; itriom-
phoient, et encourageoient ses bravades. Ces insultes irritérent notre équipage; les matelots arrivèrent en corps sur le gaïllard d’atrière ; et ils nous prièrent dé né pas les obliger à souffrir plus TRS des outrages si cruels ; ils s’'adressérent à moi pour.obtenir du Capitaine Clerke
ITR PET ER
PE ge PT ©
St ti Ron her amé