‹ Troisièmes mélangesChapitre 12 sur 96 · WIN PREFACE · texte numérisé non relu

WIN PREFACE

tat durable, si on ne les a toutes examinées.

Considéré comme chef de l'Eglise catholique, comme pontife, rien de plus absurde que d'appeler le Pape un souverain étranger, puisqu'il ne peut évidemment être étranger qu'à l'égard des peuples non catholiques , et que pour ceux-ci , en tant que pontife , il n'est pas souverain , il est simplement prêtre d'une religion qui n'est pas la leur. Que si , à raison de ce titre qu'on lui donne de souverain étranger , on prétend , par une équivoque ignoblement astucieuse, s'interposer entre lui, pontife , et ceux qui le reconnoissent pour tel , de manière à gêner leurs communications réciproques , à entraver le libre exercice de son autorité spirituelle, en ce qui touche le dogme, le culte , l'enseignement, la discipline de la société religieuse volontairement soumise à cette autorité divine à ses yeux, on renverse le catholicisme par sa base , on viole les droits les plus sacrés cle la conscience , on exerce une monstrueuse tyrannie , qui déterminera tôt ou tard une réaction puissante et terrible.

D'un autre côté , depuis plusieurs siècles, le Pape possède un Etat temporel , et , comme souverain de cet Etat, il est réellement, par rapport à ceux qui n'habitent pas son territoire , un souverain étranger, et il n'a sur eux aucun pouvoir, aucune juridiction politique

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