‹ Troisièmes mélangesChapitre 13 sur 96 · PRÈS ACE* XIX · texte numérisé non relu

PRÈS ACE* XIX

et civile. S'il prétendoit , soit en général, soit dans des cas particuliers , une semblable juridiction, un semblable pouvoir, on auroit donc le droit incontestable et même le devoir de s'opposer à cette usurpation.

Rien de pareil ne s'est vu. Le Pape , en tant que souverain temporel, n'a jamais, à ce titre, réclamé aucune puissance en dehors de ses propres états.

Mais ne peut - il point arriver qu'il use de son autorité comme Pontife , en faveur de ses intérêts comme prince, en faveur même de ses intérêts particuliers de famille ? L'histoire entière atteste non seulement que cela est possible , mais que des abus de cette nature ont eu lieu plusieurs fois. Les exemples modernes sont toujours odieux , lorsqu'ils ne sont pas nécessaires. Nous ne parlerons donc que de celui offert par Clément VII, à l'époque lamentable où partout les vieilles libertés publiques se couchaient dans le tombeau que Charles-Quint et les autres princes de ce temps , ses rivaux tout ensemble et ses complices, scellèrent avec le pommeau de leur épée. Florence avait secoué le joug des Médicis. Bâtard de l'un d'eux , le Pape résolut d'y rétablir leur tyrannie. Homme privé, prince temporel , ce ri étoit de sa part qu'une de ces énormes iniquités alors communes. Mais il

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