‹ Troisièmes mélangesChapitre 18 sur 96 · PRÉFACE. XXV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXV

Nous avons combattu sur ce point la déclaration dans plusieurs ouvrages , et chacun sait et voit que nous ne l'avons pas combattue vainement. Maintenant encore , il nous semble clair que toute l'économie du système catholique exige impérieusement que le pape soit reconnu infaillible ; autrement la foi de l'Eglise ne se résumant point dans celle de son chef nécessaire, elle manqueroit d'unité. Elle manqueroit aussi d'un organe pour la promulguer sans interruption avec une certitude divine; elle manqueroit enfin d'un dernier juge toujours présent pour terminer , par une sentence définitive , les controverses dogmatiques qui peuvent naître. Un Pape infaillible est donc compris dans la notion même de l'Eglise catholique. A cette radicale nécessité des choses on n'oppose, ce nous semble, que des chicanes misérables.

Sous un autre point de vue, nous aurions dû faire remarquer qu'au fond cependant c'est là une question plutôt spéculative que pratique , et qu'il est au moins très difficile de réaliser dans l'application le principe nettement conçu par l'esprit. En effet les défenseurs aussi bien que les adversaires de l'infaillibilité papale conviennent tous que le Pape peut errer comme docteur particulier. Les ultramontains le croient infaillible seule-

Page 1