‹ Troisièmes mélangesChapitre 31 sur 96 · I.IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

I.IV PRÉFACE

d'autres la résoudront; ce n'est pas notre tâche. Nous ne faisons ici que l'histoire critique de nos propres idées et des discussions auxquelles nous avons pris part.

Le premier article de 1682 déclare que le pouvoir civil est immédiatement établi de Dieu, expression a ague et susceptible de plusieurs sens qu'il importe de distinguer , à cause des conséquences diverses qui se rattachent à chacun d'eux. En tant que , par cette maxime , on rapporte à Dieu l'origine essentielle du pouvoir, elle est manifestement incontestable. Car le pouvoir en général est un des moyens de l'ordre nécessairement voulu de Dieu; et comme il enferme de plus, sous toutes les formes possibles de gouvernement , la notion de droit , il est encore de Dieu en ce sens , puisqu'on ne peut concevoir aucun droit qui n'ait pas en Dieu son primitif principe. Mais si le pouvoir essentiel a son origine en Dieu, et vient de lui immédiatement, il n'est pas vrai que Dieu le confère immédiatement ou à tel homme , ou à telle collection d'hommes déterminée ; et c'est la distinction que faisoit, dès le quatrième siècle de l'ère chrétienne , saint Jean Chrysostome. A qui donc appartient l'immédiate collation du pouvoir , le choix de l'individu ou du corps qui l'exerce? Le sentiment commun parmi les catholiques est que

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