‹ Troisièmes mélangesChapitre 35 sur 96 · LIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

LIV PRÉFACE

en tant que le parti libéral étoit hostile au christianisme il l'étoit à la liberté , et en tant que le pouvoir étoit hostile à la liberté, il tendoit à détruire radicalement le christianisme : car ce n'étoit pas le christianisme que la religion officielle , la religion bâtarde , avilie et asservie, qu'il fabriquoit par ses ordonnances, par ses oppressions et ses faveurs même. Nous nous trouvâmes donc en même temps , sous des rapports inverses , en opposition avec lui et le libéralisme , en opposition même avec une partie du clergé, et spécialement avec la majorité de l'épiscopat. Car l'épiscopat étoit gallican ; il l'étoit par une suite de l'enseignement donné autrefois dans les écoles théologiques, par amour-propre et préjugé national, par intérêt, et, à quelque degré, par un sentiment vrai des difficultés qu'offre la doctrine contraire. Or, indépendamment de ses inconséquences , le gallicanisme nous choquoit , et nous l'avons assez répété dans le cours de la controverse dont nous venons de faire sommairement l'histoire , à raison de l'esprit de servilité qui lui est inhérent. Frappé de l'esprit opposé qui resplendit clans la grande ère où les Papes défendirent si énergiquement , contre la force brutale des empereurs qui menacoit de prévaloir, les droits sacrés de l'intelligence, les droits des peuples

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