‹ Troisièmes mélangesChapitre 45 sur 96 · PRÉFACE. LXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. LXIX

qu'il eut à soutenir , et pour les pauvres Irlandois en proie à la famine , prouvent assez l'influence qu'à peine naissant il exerçoit déjà, et les persécutions de tout genre auxquelles il fut en butte la prouvent encore mieux. Mais quelque instructive qu'elle pût être , ce n'est pas l'histoire deV /Avenir que nous voulons faire ici. C'est , nous le répétons , notre propre critique , la critique de nos actes et de nos pensées , assuré d'obtenir , par l'impartialité de nos jugements et la sincérité de nos paroles , l'estime des gens de bonne foi. Peu nous importent les autres.

Nous parlerons séparément de ce qui regarde la religion et de ce qui est de pure politique. Mais auparavant nous devons avouer que , sous un point de vue de grande importance , notre zèle ne fut pas , à beaucoup près, suffisamment réfléchi. L'exécution du plan que nous avions formé et sa réussite impliquoientle concours du clergé. Il étoit , à la vérité , naturel d'espérer ce concours, car mille motifs sembloient en faire un devoir et une nécessité. Ainsi le pensèrent en effet une foule de prêtres qui s'associèrent à nos efforts avec le dévouement le plus généreux. Mais une autre partie du clergé, à l'égard de laquelle ils se trouvoient dans une position dépendante , fut loin de partager leurs sympathies et leurs convictions. Or

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