‹ Troisièmes mélangesChapitre 47 sur 96 · PREFACE. LXX · texte numérisé non relu

PREFACE. LXX

cette séparation lui eût assuré , selon Fesprii et la lettre même de notre loi fondamentale , une pleine liberté de culte , de discipline et d'enseignement. Délivré ainsi de la servitude administrative, lié par ses intérêts aux intérêts vraiment nationaux, il auroit, nous le pensions , recouvré l'influence morale qui appartient naturellement aux institutions populaires. La Charte en main , nous combattîmes donc le droit que s'arrogeoit le ministère d'intervenir dans le domaine de la conscience et dans les choses de la religion. Nous réclamâmes la liberté des écoles cléricales, au nom de la liberté générale de l'instruction, repoussant à cet égard toute restriction comme tout privilège. Nous suppliâmes avec de vives et respectueuses instances les évêques de représenter au souverain pontife le danger de confier à un pouvoir, qui pouvoit n'être pas même chrétien, le choix des premiers pasteurs. Enfin nous développâmes dans toutes ses conséquences le principe d'affranchissement que l'opinion, d'accord avec la loi, proclamoit hautement , et dont la réalisation nous paroissoit le plus sûr moyen de salut pour l'Eglise.

Mais l'indispensable condition de cet affranchissement si désirable étoit , de la part du clergé, la renonciation au salaire qu'il reçoit de l'Etat: car , de quelque manière que l'on dé-*

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