‹ Troisièmes mélangesChapitre 50 sur 96 · LXXIV PREFACE · texte numérisé non relu

LXXIV PREFACE

un pur métier , se seroit relevé aux yeux de tous par cet acte éclatant de foi désintéressée^). Que manque-t-il au prêtre pour qu'on l'écoute ? d'être reconnu pour prêtre , et c'est à l'oubli de soi , au dévouement , au sacrifice, à cela et à cela seul, qu'on le reconnoîtra toujours. D'ailleurs , et quand on seroit peu touché des considérations précédentes, il n'est pas nécessaire d'être doué d'une profonde pénétration, pour prévoir l'époque où, les embarras financiers étant parvenus à leur dernier terme, le pouvoir, quel qu'il soit alors , sera contraint de supprimer les dépenses relatives aux cultes. Ce moment arrivé , le clergé , qui auroit pu se faire une si belle et une si haute position , sera réformé comme un laquais.

Nous devons cet hommage à la vérité : un grand nombre de prêtres n'aspiroient qu'à l'instant où il leur seroit permis de reconquérir la liberté du sacerdoce et d'honorer leur ca-

coins du budget des cultes quelques mille francs pour les retrancher au culte catholique? Je crois que ce seroit une mesure très-impolitique. » Moniteur du 16 février 1833.

(1) « Alors même que la chambre refuseroit toute allocation à un évêque, il seroit encore le chef spirituel de son diocèse; il seroit pauvre , puissant et révéré, comme l'étoient les apôtres au temps de leur indigence et de leur gloire. C'est vous dire qu'ils ne seroient que mieux obéis par tous les vrais catholiques. » Discussion du budget ecclésiastique de 1833. Discours de M, Charles Dupin. Moniteur du 16 février 1833,

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