‹ Troisièmes mélangesChapitre 68 sur 96 · DE LA QUOTIDIENNE · texte numérisé non relu

DE LA QUOTIDIENNE

dition. Il est toujours triste d'entendre dire , surtout par un évèque , que des doctrines promulguées par le Saint-Siège , consacrées par les actes de conciles œcuméniques, et auxquelles, en i6i5, le cardinal du Perron attribuoit une perpétuité de onze siècles , ri ont pour elles ni l'autorité de l'Ecriture , ni celle de la tradition. Si cette assertion de M. l'Archevêque étoit exacte, elle auroit de graves conséquences. Et c'est pourquoi nous nous engageons à montrer prochainement, par des preuves incontestables, qu'il n'est point, au contraire , de tradition plus constante et mieux établie. Nous croyons qu'alors M. l'Archevêque , s'il veut bien prendre la peine de nous lire, éprouvera quelque regret de s'être si fort hâté de chercher à flétrir la foi d'un prêtre catholique dans l'esprit des fidèles de son diocèse. Ce prêtre , du moins , en se justifiant et en défendant la doctrine de l'Eglise et du Saint-Siège , ne s'éloignera jamais des égards respectueux dus à un premier Pasteur , à l'homme de Dieu et P homme de son temps (i).

Je voue prie, Monsieur, de vouloir bien insérer cette lettre dans la Quotidienne , et d'agréer l'assurance de la considération très distinguée avec laquelle j'ai l'honneur d'être votre très-humble et obéissant serviteur,

F. de La Mennais, (i) Journal des Débats dix 22 février 1829.

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