‹ Troubles Fonctionnels et Reflexes ConditionnelsChapitre 21 sur 49 · PL LI A · texte numérisé non relu

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vulsions 22 minutes après l'injection et B 1 heure 10 après. Nous voyons que fe temps de B est beaucoup plus long : aussi, les fois suivantes, injecterons-nous à B 2 cm3 au lieu d’un tandis qu'à G, nôus continuerons à injecter 1 cm.

Le 10 janvier, nous leur faisons leur injection: G commence les convulsions 14 minutes après et B 15 minutes après.

Le 14 janvier, G débute 5 minutes après l'injection, soit un temps nettement plus court, ce qui na rien d'étonnant puisque dans les expériences de Pavlof, le temps entre l’excitant conditionnel et le réflexe diminuait progressivement dans les réflexes à retardement. Les convulsions de G s'arrêtent quand on met l'écran, sans injection de sérum glucosé, pour reprendre au bout d'un certain temps. 11 y a probablement là un réflexe conditionnel à l'action inhibitrice du sérum glucosé, mais n'entrainant pas de perturbation humorale assez profonde ou trop transifoire, puisque fes convulsions reprennent. Nous fui faisons alors une injection de sérum glucosé:. B commence ses convulsions 4 minutes après ; H est à noter que les deux lapins ont été attachés un certain temps avant le début de l'expérience et qu'il peut y avoir, dans ce temps très court, un réflexe portant sur la position des lapins, comme excitant conditionnel.

Le 15 janvier, nous opérons dans les mêmes conditions en injectant de l'eau distillée au lieu d'insuline. G présente 3 minutes après des convulsions des pattes suivies’ de convulsions généralisées. B 12 minutes après, des convulsions des pattes non suivies de convulsions généralisées. Ici aussi, les lapins avaient été attachés quelque temps

avant l'expérience. La brièveté du temps séparant l'apparition des -convulsions -est peut-être explicable par l'exiss tence d'un réflexe conditionnel à la position: attaché sur le dos. Nous voyons toutefois qu'il existe des réflexes conditionnels aux convulsions insuliniques.

“Le 18 janvier, nous leur injectons de l'insuline. G présente ses premières convulsions 5 minutes après l'injeetion et des convulsions nettes 10 minutes aprés l’injection. B présente ses premières convulsions 10 minutes après l'injection et des convulsions nettes 15 minutes après le début. Les convulsions s'arrêtent net à l'injection de sérum glucosé alors qu'au début, le sérum glucosé mettait un certain temps à agir. Il est probable qu'il y a là un réflexe conditionnel à l'injection de glucose se produi-

sant en même temps que l'excitant conditionnel (piqûre).

Le 21 janvier, les convulsions de G débutent 7 minutes après l'injection d'insuline, se généralisant 15 minutes après celle-ci et s'arrêtent quand on met l'écran. Les convulsions de B débutent 17 minutes après l'injection

-d'insuline.

Le 22 janvier, nous attachons fes lapins mais ne leur injectons rien et ne faisons pas agir la lumière tournante.

G présente Les premières convulsions 5 minutes après avoir

été attaché et des convulsions généralisées 12 minutes après avoir été attaché. — B met 7 minutes à présenter les premières convulsions et ferme un œil comme au passage de la lumière. Les convulsions sont exagérées par le passage d’un chariot dans la cour. Nous voyons nettement qu'il existe un réflexe conditionnel, non seulement à la

lumière, mais à la position. Nous faisons agir la lumière

et il y a exagération des convulsions. Nous voyons que

LNTERES

les différents éléments de l’excitant conditionnel s'addis tionnent dans l'intensité du réflexe produit, et que le passage du chariot, excitant occasionnel a renforcé le réflexe.

Le 25 janvier, nous injectons de l'insuline et. faisons agir la fumière tournante. G présente ses premières convulsions au bout de 4 minutes et des convulsions généralisées 14 minutes après l'injection. B présente ses premières convulsions 2 minutes après l'injection, mais pas de généralisation.

Le 28 janvier, G présente ses premières convulsions fprès 2 minutes et des convulsions généralisées 7 minutes après. B après une minute a ses premières convulsions, mais celles-ci ne se généralisent pas. Les convulsions cessent en arrêtant la lumière et en piquant les lapins avec une aiguille. Nous injectons quand même le sérum glucosé. ,

Le rer février, B présente ses premières convulsions 23 minutes après ; G les présente 3 minutes après l'injection, et elles se généralisent au bout de 10 n'nutes.

Le 3 février, B présente ses premières convulsions 9 minutes après l'injection. G 3 minutes après ; elles se généralisent au bout de Q minutes, lors du passage du chariot dans la cour. Û

Le 5 février, B présente ses premières convulsions 3 minutes après l'injection. G présente ses premières convulsions 5 minutes après l'injection.

Le 8 février, nous n'injectons pas d'insuline. B présente ses premières convulsions 10 minutes après le début de la lumière tournante et G 8 minutes après.. |

Le 10 février, nous injectons l'insuline. B présente ses

DAT PAT rt

premières convulsions 10 minutes après l'injection. G 2 minutes après l'injection.

Le 15 février, B et G commencent leurs convulsions avant l'injection.

Il s’agit probablement là d'un réflexe conditionnel à la posture : attachés sur le dos.

Le 17 février nous ne faisons pas d'injection. B présente ses premières convulsions 13 minutes après le début de la lumière tournante. G après 12 minutesf d'emblée généralisées au moment où le chariot passe dans la cour.

Le 19 février, nous leur faisons leur injection. B présente ses premières convulsions 21 minutes après le début de l'injection. G 11 minutes après l'injection, d'emblée généralisées.

Le 23 février, nous leur faisons leur injection. B présente ses premières convulsions 3 minutes après l'injection. G 3 minutes après l'injection.

Le 25 février, B présente ses premières convulsions 3 minutes après l'injection et G& 3 minutes après l'injection.

Le 26 février, B présente ses premières convulsions 20 minutes après l'injection. G 5 minutes après l’injection.

Le 28 février, B présente ses premières convulsions 1 minute après l'injection, G 3 minutes après l'injection.

Le 2 mars, B présente ses premières convulsions 2 minutes après l'injection. G présente ses premières convulsions 2 minutes après l'injection.

Ces expériences nous montrent la variabilité de l'intervalle entre l'excitant conditionnel et le réflexe conditionnel.

D'autre part, qu'il existe un réflexe conditionnel aux convulsions insuliniques et à l'inhibition de ces convulsions par le sérum glucosé. D'autre part, nous avons vu que le passage du chariot dans la cour pouvait exagérer ou déclencher les convulsions. Il s'agit là d'un processus de facilitation. j

Nous allons maintenant étudier l'influence des réflexes conditionnels sur les variations de la glycémie. Les résultats chimiques que nous donnons ont été obtenus par le Docteur Loubatière par le procédé microdosage.

Pour cela, le 4 mars, nous faisons un premier dosage de la glycémie avant l'injection d'insuline et un deuxième au moment des convulsions. (Le sang est prélevé dans la veine marginale de l'oreille). En voici les résultats :

Glycémie de B avant l'injection d'insuline : 0,83 1/1000

Glycémie de B au moment des convulsions : 0,83 1/1000

Glycémie de G avant l'injection d'insuline : 0,95 1/1000

Glycémie de G au moment des convulsions

généralisées . . . YVES EME 86 1/1000

Tout.se passe comme si le réflexe conditionnel permettait à l'organisme de compenser l’hypoglycémie due à l'insuline et comme si le réflexe conditionnel aux convulsions était indépendant de l'hypoglycémie.

Le 7 fmài, nous recommençons un nouveau dosage, mais en faisant le réflexe conditionnel sans injection d'insuline, Nous faisons un premier prélèvement au début de la lumière tournante. Il est à remarquer que les lapins sont restés longtemps attachés avant le début de la lumière tournante, Nous faisons un deuxième prélèvement au moment des convulsions : |

Glycémie de B juste avant le début de la lumière tournante : 0,94 1/1000.

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