ROLE DU PSYCHISME
La notion d'affect nous à montré qu'à côté des facteurs somatophysiologiques, il fallait tenir compte des facteurs psychoaffectifs.
Nos expériences nous ont montré qu'un réflexe conditionnel, phénomène déclenché par un processus psychique, pouvait avoir une action sur les processus organiques : anesthésiques, paralytiques, convulsifs, hormonals, etc.; et qu'il pouvait avoir une action lésionnelle, comme dans nos expériences à l’anaphylaxie au liquoïde et l’histamine. Nous voyons donc. que la conception de Baginskr et ses élèves, n'admettant pas l'action du psychisme sur l'organisme et séparant les phénomènes psychiques des phénomènes organiques, doit être réformée.
Car, d'une part, l'organisme agit sur le psychisme, Tout le monde sait que les hépatiques sont tristes ; que les cardiaques sont hyperémotifs ; que dans certains cas on pourra voir de l’érotomanie provoquée par une lésion ovarienne ; Sans parler de l’action des lésions cérébrales qui est alors évidente.
D'autre part, nos expériences nous montrent de façon absolue l'action lésionnelle de processus psychiques.
On ne peut donc pas séparer le psychoaffectif du somatophysiologique, du fait de leur interaction. La notion d’affect nous permet de concevoir cette interaction du psychisme et de l'organisme. En effet, nous avons vu qu'il suffisait qu'une partie (qu'elle soit psychoaffective ou somatophysiologique) d'un affect antérieur soit reproduite dans l’affect actuel, pour que tout l'affect antérieur, tant
psychoaffectif que somatophysiologique, se trouve reproduit dans L’affect actuel. Donc, un phénomène psychoaf- . fectif pourra entrainer des phénomènes somatophysiologiques. Réciproquement, un phénomène somatophysiologique pourra entrainer des phénomènes psychoaffectifs.
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