RÉSULTATS DE LA RÉSECTION DE IJ KRAL LE
matiser, de Taggraver par des esquillectomies énormes, mieux vaut, quitte à perdre un peu de temps, viser 1 ankylosé et opérer aussi économiquement que possible. Mais on a l impression que bon nombre de ces blessés ont évité, grâce a cette opération, la désarticulation de l’épaule : même s ils ont un coude et une main passables seulement, voire médiocres, on leur a rendu un service énorme.'
De même pour les ostéoarthrites suppurées secondaires qui menacent la vie sans toutefois se compliquer de poussées phieg- , moneuses étendues vers le bras, possible à conserver par conséquent, et qui ne peuvent être enrayées par l’arthrotomie, les évidements osseux, les opérations.partielles sucçessivcs aboutissant à l’ankylose. Or beaucoup dé'chirurgiens pensent que c’est la règle, et dès lors ils soutiennent que la resection seule
peutassurerledrainaged’uneartbrite suppuréedel épaule. En
ce cas, il est vrai, on peut exécuter la résection sous-capsulopériostée réglée, avec simple décapitation au niveau dm col anatomique : jene crois pas qu’après cela on ait grande chance de néarthrose solide et je reconnais que l ankylosé est tre quente; mais il y a avec certitude de nombreuses pseudarthroses, dans les conditions anatomiques et fonctionnelles que je viens d’indiquer. , •
Si donc l’arthrotomie est efficace pour le pronostic vital, je la crois supérieure pour le pronostic fonctionnel ; et tout ce que je puis dire, c’est que j’ai guéri ainsi, avec ankylosé, toutes les arthrites suppurées de' l’épaule que j ai eu a
Et c’est le motif pour lequel presque tous les chirurgiens proscrivent le traitement de l’ankylose par la résection mobilisante, d’autant plus volontiers suivie de jointure ballante que presque toujours le deltoïde est mauvais, soit atrophie, soit partiellement détruit, et hors d’état de retrouver sa
Après de grandes pertes de substance scapulo-humorales, avec délabrements étendus des parties molles, le bras peut se trouver attiré en haut et en dedans et accolé au tronc par la rétraction d’une cicatrice vaste .et profonde ; d ou un assez bon appui pour les mouvements du coude et de la main, il est vrai que, dans ces cas, les lésions du paquet vasculo-nerveux, par plaie directe ou par compression cicatricielle, vien-
ANKYLOSES DK PIED ' 29
nent souvent troubler plus ou moins gravement ces foutions Lorsque la musculature de la racine du membre est bonne Pt au’il V a perte de substance étendue de l’humerus, on peut libérer cet os et réinsérer grand pectoral et deltoïde qui retrouvent a'insi leur rôle de suspension ; opération quelquefois excellente, mais rarement possible à réaliser.
§ 7. — Ankylosés du pied
Les articulaÛons du pied sont nombreuses et de fonctionnement assez complexe, en sorte que leur connaissance anatomique et physiologique doit être très précisé si 1 on comprendre les conséquences mécaniques de leurs ankylosés,
"‘"Ôrc’esfuiTstjt fort important, car les attitudes vicieuses du pied sont une source très fréquente, a elles seules d inf inité graves, qu’avec un peu de soins on eut pour la plupa t évitées ; qu’avec un peu de chirurgie on corrige presque
^^üïliTre part, des détails sont ici rendus nécessaires par ce fait qu’une opération, l’arthrodèse, est souvent indiquée dans des conditions que nous étudierons plus loin, "
peut régler la technique et les indications si 1 on n établit avec grand soin ce que sont au pied les mouvements ^
attitudes favorables et défavorables, la de telle ou telle ankylosé. On m excusera donc si ^
pied une place d’honneur parmi les organes de la locomotion.
\ Anatomie et Physiologie normales du pied
' 1° Anatomie. — A. Agencement général des os. — Lorsque
l’on regarde un pied de profil, on voit d’abord en arriéré superposés, les deux os du tarse postérieur, calcanéum et astragale ; leurs deux fronts sont sensiblernent dans le même plan vertical et transversal ; le calcanéum dépassé 1 astiaoale en arrière d’environ un tiers de sa longueur.
En avant du calcanéum se trouve le cuboïde; en avan ^ l’astragale est le scaphoïde, prolongé par les trois cunei-
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formes. Ces os du tarse antérieur portent les cinq métatarsiens ; les trois premiers, un à chaque cunéiforme; les deux derniers, au cuboïde.
Ces os sont disposés en voûte double dans le sens antéropostérieur, une externe pour le calcanéum et les deux derniers métatarsiens; une interne pour Tastragale et les trois premiers métatarsiens.
Oblique en haut et en avant, le calcanéum est prolongé dans cette direction par le cuboïde, qui ainsi reste en l'air, formant clef de voûte entre le calcanéum ascendant et les deux derniers métatarsiens, descendants.
Seule cette voûte externe porte par les deux bouts de son arc sur-le sol. voûte interne se branche sur elle, prenant appui par sa queue, l’astragale, non sur le sol, niais sur le calcanéum. La tête de Tastragale se trouve ainsi en l’air, en dedans et au-dessus de celle du calcanéum et sur le même alignement transversal ; entre elle et les trois premiers métatarsiens, descendants, font clef de voûte le scaphoïde et les trois cunéiformes. Cette voûte interne, bien plus creuse, se voit'à la partie moyenne du bord interne du pied, auquel elle donne sa cambrure.
D’où résulte que le bord interne du squelette pied est plus élevé que le bord exte»ffe : dans le sens transversal, les extrémités postérieures des métatarsiens (et les os du tarse qui les supportent), forment une voûte transversale qui s’élève au-dessus du sol, du 5= au
li. Articulations de ces os entre eux. — Il y a trois articulations entre ces groupes osseux : 1 « entre les métatarsiens et le tarse antérieur ; 2o entre le tarse antérieur et le tarse postérieur ; 3° entre le calcanéum et l’astragale.
lo Articulation tarso-métatarsienne (dite de Lisfranc).
Très complexe en raison de l’encastrement entre les métatarsiens et les cunéiformes, fort importante en médecine opératoire, cette articulation est à peu près immobile ; son ankylosé n est donc pas à prendre en considération. Aussi li passerai-je sous silence, en indiquant seulement les saillies qui repèrent l'entrée de son interligné en dehors et en dedans.
En dehors, c’est la volumineuse tubérosité du 5^ métatarsien, qui dépasse en arrière d’un travers de doigt le joint avec