EXPLORA T ION DU PIED
Mais au bord interne, le tubercule du premier métatarsien- et même celui du scaphoïde sont plus difficiles à trouver. 11 faut les chercher, le premier surtout, franchement à la face ■plantaire, en grattant d’avant en arrière, pulpe de l’index en haut, le ventre du métatarsien, puis le plan du premier cunéiforme-, puis le scaphoïde. On n’est sûr de son affaire que quand on a avec certitude ces deux repères, puis, en arrière et au-dessus, la pointe de la malléole. Lorsque le gonflement des tissus rend impossible cette palpation, on saura que le tubercule du premier métatarsien est à mi-longueur du pied, en mesurant le bord interne entre la pointe du talon et celle du gros orteil, si l’un de ces deux bouts est détruit, on prendra la mesure sur le pied sain, et, au pied malade, on la reportera à partir du bout intact.
Les saillies tendineuses qui entourent le cou-de-pied sont :
1 “ Derrière la malléole externe les deux péroniers latéraux, court en avant, qui se recourbent sous sa pointe, l’un au-dessus (le court) et l’autre au-dessous d’un léger tubercule de la face externe du calcanéum. Une incision longitudinale à quelques millimètres au-dessus de la pointe de la malléole longe, en le respectant, le bord supérieur du court péronier.
2° Derrière la malléole interne, le jambier postérieur et le fléchisseur comme des orteils. Situé en avant, le jambier se recourbe sous la pointe de la malléole, pour se porter de là, le long du ligament glénoïdien avec lequel font corps sa gaine et le ligament latéral interne üe la tibiotarsienne, au tubercule du scaphoïde. Le fléchisseur commun disparait tout de suite dans le canal calcanéen. Quant au fléchisseur propre, sur la queue de l’astragale et sous le sustentaculum, il échappe à la palpation. On n’ouhliera pas qu’il vient du péroné, que le commun vient du tibia et que par conséquent il y a croisement pour arriver au pied ; notion à retenir pour comprendre les impotences par destruction musculaire.
3° Devant le cou-de-pied est, en dedans, contre le tibia, la corde très nette, oblique en bas, en avant et en dedans, du jambier antérieur, qui va s’insérer au premier cunéiforme. De dedans en dehors, à partir de lui, se trouvent l’extenseur du gros orteil, l’extenseur commun, le péronier antérieur, ce dernier allant à la tubérosité du 5° métatarsien. Ces tendons se réfléchissent à l’aide d’un appareil ligamenteux (ligaments