LE PIED DANS LA STATION DEBOUT
On peut comparer l'action de ces muscles insérés'sur 1 avantpied, à celle des rênes sur l’encolure du cheval, par elles fléchie directement si elles ont même tension et incurvée latéralement lorsque l’une d’elles agit avec plus de force.
La rotation du pied en masse, en dedans ou en dehors, autour de son axe longitudinal est possible, mais c’est un mouvement surtout passif, comme je vais tenter de 1 expliquer : car c’est une des attitudes pathologiquement importantes. Les ligaments doivent laisser du jeu aune articulation, dont les contacts osseux ne peuvent être assurés que par une force active (tonicité ou contraction musculaire) ou passive (pesanteur) : s’ils étaient tendus ad maximum entre leurs points d’insertion, tout mouvement serait supprimé. Si donc, au pied, il n’y a mouvement utilisable dans la tibio-tarsienne que pour flexion et extension ; dans la sous-astragalienne que pour le glissement complexe ci-dessus décrit, il y a un peu de jeu permettant, l'axe du pied restant rectiligne, un peu de rotation en dedans, c’est-à-dire avec « roulis » de 1 astragale dans la mortaise, du calcanéum sous l’astragale, face externe dé ce bloc tarsien s’inclinant en bas; de même un peu de rotation en dehors avec « roulis » inverse. Ces mouvements ne sont pus réellement « physiologiques » et utilisables en vie usuelle : exécutez-l'es vous-même activement, et vous constaterez qu’en effet ils manquent fout à fait d’amplitude et de force. Mais imprimez les passivement à un pied, et leur amplitude est plus grande, surtout si le sujet est jeune . ét c’est ce que vous réaliserez passivement sur vous-même en station debout : jambe oblique en bas et en dehors, genou en dedans, vous appuyez sur toute la longueur du bord interne du pied ; jambe oblique en bas et en dedans, genou en dehors, vous appuyez sur toute la longueur du bord exteine, et par le poids du corps vous maintenez cette attitude.
B. Le pied dans la station debout et la marche
A. Dans la station debout, les empreintes au noir de fumée montrent bien que l'appui du pied sur le sol se fait selon une surface qui prend toute la largeur du talon sur le quart postérieur de la longueur de la plante; toute la longueur du bord