LE PIED DANS LA MARCHE
externe, sur à peu près mi-largeur de la plante au milieu ; toute la largeur sous le quart antérieur.
Comme appui osseux, cela correspond aux tubérosités'postérieures du calcanéum, à toute la longueur du cinquième métatarsien, aux têtes des cinq métatarsiens. Les pesées principales s’exercent sur le talon, postérieur (toujours dominant) et sur les têtes des cinquième et premier métatarsien, le cinquième surtout dans la station immobile, le premier surtout dans la marche. La voûte externe du pied est celle de l’appui passif; la voûte interne, est celle de la progression.
Le poids du corps, dans cette position, a tendance constante à faire affaisser la voûte du pied, à abaisser ses clefs (cuboïde et surtout scaphoïde), ce qui a pour conséquence obligatoire la déviation de l’avant-pied en valgus passif. Nous résistons à cette action non par nos ligaments, qu’une distension prolongée force toujours, mais par notre tonicité musculaire ; muscles courts plantaires et tendons fléchisseurs longs maintiennent l’arc en tirant sur les deux bouts ; jambier antérieur, jambier postérieur et long péronier, comme il a été dit plus haut.
B. Dam la marche, il faut étudier les mouvements du pied (et de tout le membre inférieur) en prenant comme point de départ la position au port d'arme, c’est-à-dire tronc, cuisses et jambes verticaux, talons joints, pointes écartées à -45° environ, genoux en extension, pieds à angle droit sur la jambe, déchaussés. Mettez-vous dans cette position, et supposez que vous vouliez partir du pied gauche.
Par une très légère inclinaison du tronc et du bassin à droite, vous chargez un peu plus le membre droit, resté vertical et par association de l’extension tibio-tarsienne à la flexion du genou vous détachez du sol le talon gauche, jusqu’à faire perdre tout appui aux orteils : ainsi commence la période à'appui unilatéral droit, pendant laquelle est dévolu au moyen fessier le rôle important de maintenir le bassin incliné à droite, d’empêcber par conséquent la pesanteur de faire tomber le tronc à gauche.
Ce membre droit à l’appui servant de pivot, le membre gauche va être porté en avant par flexion de la hanche associée à l’extension du genou, en même temps que, ce qui le raccourcit, le pied se met à angle droit sur la jambe; le bassin
ANKYLOSE TIDIO-TARSIENNE A ANGLE DROIT Sg
s’abaisse et tourne un peu vers la droite sur le pivot et se porte en même temps en avant par extension complète du membre droit devenu oblique en haut et en avant. C’est ainsi que le talon gàuche va venir au contact du sol par le talon et à ce moment il est oblique en bas et en avant, en sens inverse du membre droit, la distance entre les' deux pieds, en ce temps d'appui bilatét'al mesurant la longueur du pas.
Arrivé sur le sol par le talon et fléchi, le pied gauche s’y appuie plante à plat en léger équinisme, il passe à l’angle droit, puis à l’angle aigu à mesure que le membre droit — par mouvement actif et non par simple oscillation pendulaire — quitte à son tour l’appui du sol pour passer en avant.
Donc, pour être exécutée correctement, la marche exige la flexion tibio-tarsienne dépassant l’angle droit et l’extension à près de 135° ; la flexion du genou a 25° ou 30° : la flexion et l’extension dé la hanche avec environ 25° à 30° dans chaque sens. C’est ainsi que le pied touche le sol par le talon, s’y applique à plat, puis se soulève sur la pointe.
Lorsque le pied est muni d’une chaussure à talon, il est forcément en équinisme lorsque la semelle est à plat sur le sol. La hauteur normale du talon est de 2 centimètres à 2 centimètres et demi et il en résulte que, au temps d'appui bilatéral le genou, sans être réellement fléchi, ne se tend point en hyperextension. A mesure que l’on augmente la hauteur du talon, on impose au genou plus de flexion, on diminue le jeu de la tibio-tarsienne, jusqu’à le supprimer complètement quand on se chausse comme les dames à la mode, avec talon Louis XV en équinisme excessif.